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lundi 21 mai 2012

Le bilinguisme à la maison (2/2): Durgyka, responsable du site Linguatoys.com (+ concours inclus!)


hostingpics.net

Le bilinguisme est un sujet qui me passionne, ces temps-ci...
Peut-être parce qu'une de mes premières expériences professionnelles fut d'être jeune fille au pair à Londres, où j'avais la responsabilité de parler français aux enfants d'un couple mixte...ce que j'ai assez mal réussi, puisque nos conversations se faisaient très souvent en franglais (ce qu'il ne faut surtout pas faire pour rendre un enfant bilingue!). Mais ils s'en sortaient déjà très bien, à 4 et 2 ans, même sans mon aide...
J'ai aussi enseigné à des élèves primo-arrivants, ce fut d'ailleurs une des postes les plus passionnants...
J'ai été par la suite entourée de familles multilingues, épatée et envieuse de la chance que représente cet accès aux langues chez ces petits.
J'ai déjà évoqué l'expérience de mon amie Oihana, dans ces lignes (ici), et voici aujourd'hui le témoignage de Durgyka Portes, pour qui les langues font partie de la vie quotidienne, personnelle autant que professionnelle...
Une enfance au Venezuela, une carrière de professeur d'anglais, puis d'espagnol, un mari français... ça rend polyglotte!
Et aujourd'hui, c'est avec le site Linguatoys.com qu'elle veut démocratiser l'accès au langues étrangères. J'ai eu un coup de coeur pour ce site tout neuf, et aussi pour le blog qui l'accompagne, et qui m'a fait découvrir des articles passionnants sur le sujet (liens à la fin de l'article).
hostingpics.net



Mamomans:  Quel est votre parcours et d'où vient votre intérêt pour les langues ?

Durgyka: J’ai passé mon enfance à Caracas, je me souviens que toute petite déjà je jouais à la professeur d’anglais avec ma voisine, nos poupées étaient nos élèves. Il faut dire aussi que dans mon « Kinder » (l’école maternelle vénézuélienne) on nous proposait quelques séances en anglais, toujours très divertissantes. J’ai continué l’anglais à l’école primaire cela me plaisait toujours autant. J’ai logiquement opté pour la filière littéraire au lycée dans laquelle le français et le latin étaient des matières obligatoires. Finalement, j’ai choisi de faire des études en langues étrangères à l’Université Centrale du Venezuela. Ainsi je suis devenue traductrice anglais-allemand-espagnol. Après l’université j’ai donné des cours d’anglais dans un collège de Caracas et aujourd’hui j’enseigne l’espagnol dans des classes de BTS à Toulouse.
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M: Comment pratiquez-vous le bilinguisme chez vous? (dans des contextes particuliers?)

D: Alors que j’avais choisi la langue allemande à l’université le destin m’a donné un mari… français ! Durant nos premières années de vie commune au Venezuela nous parlions uniquement en espagnol car je ne maîtrisais pas trop le français. A notre arrivée en France, la langue de Molière a fait petit à petit son apparition dans nos conversations, si bien qu’au bout de quelques mois nous parlions en… fragnol ! Nous avons su y remédier en choisissant l’option une semaine, une langue ! Et ça marche !





M: Comment faire selon vous pour pratiquer au mieux le bilinguisme avec des enfants (dans le cas d'un couple mixte par exemple) ?

D: Dans le cas d’un couple mixte, la meilleure solution, et peut être la plus facile, est celle « d’un parent, une langue ». A partir du moment où l’enfant, dès son plus jeune âge, entend autour de lui quotidiennement deux langues il maîtrisera parfaitement les deux codes. Cependant, il arrive qu’une fois scolarisé l’enfant ne réponde plus dans la langue minoritaire, celle qui n’est pas parlée par ses petits copains de l’école. Cela ne signifie nullement qu’il ne comprend plus les deux langues. On peut remédier à cela en formant par exemple des groupes de jeux dans la langue devenue minoritaire. Le jeu reste le meilleur moyen d’utiliser une langue. C’est vrai chez l’adulte et c’est encore plus vrai chez l’enfant !

M:  Et pour les parents dont la langue étrangère choisie n'est pas la langue maternelle, recommandez-vous cette démarche? 

Hebergeur d'imageD: Bien sûr ! Pourquoi pas ? Deux pré-requis sont toutefois nécessaires : Premièrement, les parents doivent bien maîtriser la langue cible, et plus important encore qu’une bonne syntaxe, les parents doivent vraiment se sentir à l’aise avec cette langue. Deuxièmement, pour que ça fonctionne, il faut exposer l’enfant le plus souvent possible à cette langue. Ce n’est parce qu’un enfant va voir ses grands-parents qui parlent, par exemple, portugais, une ou deux fois par mois qu’il deviendra bilingue. En théorie, il faut qu’un minimum de 30% du temps de communication de l’enfant se fasse dans la langue cible. Encore une fois, le jeu, la lecture et les chansons, parce qu’ils favorisent l’interaction, sont d’excellents moyens ludo-didactiques !

M: Depuis quand existe Linguatoys.com et que proposez-vous ?

hostingpics.netD: Linguatoys.com existe depuis le mois de mars 2012. Le site propose des jeux éducatifs traditionnels comme des puzzles, des lotos, des jeux de mémoires, ou encore des cartes visuelles en langues étrangères. Sur le site vous retrouverez également des contes pour enfant, des audio-livres et des chansons enfantines traditionnelles pour l’éveil aux langues vivantes, mais aussi pour sensibiliser l’enfant à l’interculturalité. N’oublions jamais qu’une langue est une façon de voir le monde qui nous entoure autant qu’elle n’est un moyen de communication.

M:  Quelques nouveautés à venir sur le site? des projets et des envies?

D: Actuellement notre offre est essentiellement axée sur l’anglais et l’espagnol mais nous proposons déjà quelques jeux et livres-CD en italien, allemand, chinois, japonais, arabe et français (FLE). L’idée est de continuer à développer l’offre dans ces langues. Je pense par exemple que l’arabe dispose d’un énorme potentiel malheureusement encore très peu développé en France. Il en va de même avec les langues régionales françaises comme l’occitan, le breton ou l’alsacien : en tant que Vénézuélienne je pense que les
Français bénéficient avec ces langues d’un patrimoine culturel est linguistique hors-normes qu’ils se doivent de préserver et surtout de transmettre.

http://www.linguatoys.com/
http://linguatoys.wordpress.com/


Des liens intéressants:
Comment élever un enfant bilingue ou plurilingue: http://linguatoys.wordpress.com/2012/04/30/comment-elever-un-enfant-bilingue-ou-plurilingue/
Le génie linguistique des bébés: http://linguatoys.wordpress.com/2012/05/08/le-genie-linguistique-des-bebes/




Merci à Durgyka pour ces échanges virtuels passionnants!




Et pour vous, un joli cadeau de la part de Durgyka:




Un livre-CD de la collection "Chante et Découvre"
hostingpics.net hostingpics.net hostingpics.net


Un CD  de chansons avec un livre contenant les paroles, leurs traductions en français et un imagier pour mieux assimiler le vocabulaire (pour enfants à partir de 3 ans).
Le gagnant choisira le livre-cd de son choix que ce soit: "Chante et découvre l'anglais", Chante et découvre l'espagnol" ou "Chante et découvre l'allemand".


Vous êtes bien sûr invités à "liker" la page facebook de Linguatoys ici, et celle de Mamomans


Fin du concours le 28 mai 2012, à 19h.[concours terminé]


et la gagnante est...Marina at home! je t'envoie de ce pas un email, à toi de me préciser tes coordonnées, et en quelle langue tu souhaite recevoir ton livre-cd! Bravo et merci à tous!





jeudi 10 mai 2012

Le bilinguisme à la maison (1/2): Oihana, maman franco-espagnole.

J'ai rencontré en arrivant ici une maman au profil un peu atypique. Oihana habite au Mans avec son mari et ses deux enfants, M. (3 ans) et A. (5 mois). Mais si vous êtes invités chez eux, ne vous étonnez pas d'entendre parler espagnol... en effet Oihana est née en Espagne et a la double nationalité française et espagnole, et cela s'entend.
C'est pourquoi elle et son mari ont fait le choix d'introduire le bilinguisme à la maison, tout naturellement.
Les petits étant partis s'étriper jouer, j'ai pu l'interroger pour en savoir un peu plus.

Mamomans: Quel est ton parcours, et pourquoi pratiquez vous le bilinguisme à la maison?

hostingpics.netOihana: J'ai 33 ans, je suis née en Espagne, au Pays Basque espagnol, d'une mère basque française et d'un père basque espagnol. Ma mère a toujours entendu le basque et le français à la maison, mais pour mon père, le basque était uniquement pratiqué à la maison, car sous Franco, il était interdit de le parler...[et ce jusqu'au milieu des années 1970]. Dans la rue, il parlait espagnol.
Mes parents se sont rencontrés à Paris, puis ont déménagé au Pays Basque espagnol.
Dans notre famille, tout le monde parlait français, mais à l'extérieur, nous parlions espagnol, bien sûr. Et c'est grâce à nos cousins et cousines que nous avons appris le basque.
Mon père avait voulu apprendre sa langue maternelle (le basque) à ma soeur aînée, mais on lui a alors conseillé d'éviter de le faire...comme quoi les approches ont bien changé!
J'ai ensuite fait ma scolarité au lycée français de Saint Sebastien, ma mère y étant enseignante.
Jusqu'au CM2, la scolarité s'est faite en français et en espagnol, et en 6e, j'ai du choisir entre la LV1 basque ou anglais. Aujourd'hui ces deux langues sont obligatoires au collège.
C'est en France que j'ai fait mon lycée, en français, espagnol et basque, puis j'ai intégré la fac d'espagnol de Bordeaux. Je suis aujourd'hui enseignante d'Espagnol et je suis arrivée au Mans en 2004.

M: La question du bilinguisme s'est-elle imposée à vous dès le premier enfant?

Hebergeur d'imageO: Oui, c'était évident. Je n'osais pas trop au début, car je pensais qu'il suffirait que nous allions en Espagne pour que l'apprentissage de la langue se fasse de lui-même. Mais il s'est avéré que nous n'y allions pas assez souvent.
C'est vers les 2 ou 3 mois de M. que j'ai commencé à lui parler espagnol, même si il m'a beaucoup entendu parler pendant la grossesse, étant enseignante dans cette langue!
J'hésitais aussi car ma langue maternelle étant le français, j'avais un peu de mal à envisager de parler une autre langue, notamment concernant le vocabulaire "affectif". Mais chez moi comme pour les personnes que je connais et qui sont dans le même cas, c'est l'espagnol qui a primé, et cela n'a pas été un obstacle, j'ai trouvé mes propres mots!

M: Au quotidien, comment pratiquez-vous les deux langues? Par quel biais?

O: C'est très simple, à la maison, je parle exclusivement en Espagnol aux enfants... et en-dehors aussi! Mon mari parle français avec eux, et nous respectons ainsi la règle selon laquelle une personne de la famille est associée à une langue, afin qu'il n'y ait pas de confusion pour eux.
hostingpics.net Cela ne pose que très rarement de soucis à l'extérieur. Au contraire, les personnes sont souvent contentes d'essayer de se remémorer leurs souvenirs de classe (je confirme!).
Par ailleurs, ils entendront le basque ponctuellement, dans le cadre de ma famille.
L'apprentissage de l'espagnol passe aussi par des livres que je leur lis, des DVD, des chansons...qu'il choisit dans les deux langues en fonction de ce qu'il veut, rien n'est imposé, et il comprend les deux aussi bien.
Le plus souvent, il est uniquement avec moi, donc il parlera espagnol, mais si l'environnement est mixte, il parlera plus français. Il s'adapte à la langue la plus comprise par tous, logiquement.
Chez sa nounou, il arrive qu'il place quelques mots en espagnol, mais c'est souvent par facilité, quand il ne trouve pas le mot qu'il cherche!


M: Avec le papa, comment les choses se passent-elles?


O: Il ne parle pas espagnol, mais le comprend, il peut donc suivre nos conversations, et il parle en français aux enfants. Si personne ne parle français dans une assemblée, il peut toutefois parler espagnol pour se faire comprendre.
La décision de pratiquer le bilinguisme à la maison est une décision commune, ça ne le dérange donc pas que je parle espagnol chez nous.

M: Certains parents craignent qu'il y ait des mélanges entre les deux langues. Cela arrive-t-il?

O: Oui cela arrive parfois, mais de moins en moins au fil du temps. C'est souvent lorsqu'il n'a pas envie de faire l'effort de trouver un mot qu'il le dit dans une autre langue, si il lui est plus familier ainsi.
Dans ce cas, je fais comme si je ne comprenais pas et je l'oblige à reformuler sa phrase. Ainsi, il intègre le vocabulaire.
hostingpics.netIl a bien compris que j'étais celle avec qui il parle en espagnol, et avec qui il doit parler en français (avec moi et mes enfants par exemple, M. parle systématiquement français).
Concernant l'apprentissage de chaque langue, il semblerait que l'acquisition des deux langues se ferait avec un petit peu plus de temps. M. n'articule parfois pas sur certaines phrases, et pour d'autres si...

M: Et lorsque M. entend plusieurs langues en même temps, au contact de la famille, n'y a-t-il pas de risque de confusion?

O: Dans ma famille un peu "atypique", j'ai également une tante kenyane, qui s'exprime en anglais avec son mari, et qui vit en France...mais elle s'exprime dans divers dialectes avec ses amis...
Pour moi, le fait de cotoyer des gens qui parlent des langues différentes est normal, c'est le fait de ne pas transmettre les langues maternelles des parents qui me parait moins compréhensible.
Je pense qu'en s'imprégnant plus tôt, il est plus facile pour les enfants d'imprimer les différentes langues... Quand nous sommes au Pays Basque, M. ne comprend et ne parle pas le basque mais en restant plus longtemps je pense que cela viendrait.

M: M. rentre bientôt en maternelle, comment envisages-tu ce cap?

O: Je compte en parler à la directrice de l'école ainsi qu'à l'enseignant, bien sûr, mais je n'ai pas d'inquiétudes particulières. Avec ses copains, il parle déjà de lui-même en français, cela se fera donc facilement.

Aux parents qui seraient dans la même situation, si ils s'en sentent capables et maîtrisent bien la langue, je conseillerai de ne pas hésiter, c'est une richesse incroyable de maîtriser plusieurs langues!


J'évoquerai bientôt à nouveau le bilinguisme avec une spécialiste de la question...et un petit cadeau à la clef!
[L'article en question est publié ici]


samedi 8 octobre 2011

Materner autour du Monde: La Finlande avec Riina, de Finlange [+ concours!]



[article publi-rédactionnel]


C'est avec une personne au parcours un peu atypique que je souhaitais inaugurer une série d'article sur le maternage autour du monde..
Atypique par son parcours: Riina est venue de Finlande il y a 8 ans pour s'installer à Paris, où elle a commencé comme...danseuse au Moulin Rouge!
Il y a deux ans, un premier garçon est arrivé, et un second devrait arriver d'ici quelques semaines...
Conséquence de sa maternité, sa carrière a un peu changé d'orientation, puisqu'elle a crée en juillet 2010 Finlange, une petite boutique en ligne pleine de jolis produits jusque-là introuvables en France, soigneusement choisis par elle, et respectueux de l'environnement.
C'est un vrai coup de coeur pour moi, et j'y ai trouvé des vêtement aux imprimés colorés et originaux, des jolis jouets en bois, mais surtout des couches lavables (oui! toujours elles!) vraiment géniales, les Made By Riina. On en reparle un peu plus bas...

MamoMans: Tu as un parcours assez atypique. Comment passe-t-on de danseuse à mompreneuse en puériculture? 

La "quaterelle"! 
Riina Vuoristo: J'ai toujours voulu devenir danseuse professionnelle à l'étranger. J'ai atterri en France par hasard et je suis tombé amoureuse de Paris (et du papa de mes enfants...). Il y a un temps pour tout et une fois ce rêve de petite fille accompli, j'ai cherché un moyen pour concilier mes origines avec ma nouvelle vie en France. Je me demandais qu'est-ce que je pourrais apporter de mon héritage nordique en France qui sera original et intéressant du point de vue des français? La réponse est venue naturellement avec la maternité: je ne trouvais pas de couches lavables qui me plaisaient donc je me suis tournée vers mon pays d'origine. J'ai réalisé que la Finlande avait une grande avancée par rapport à d'autres pays dans ce domaine. J'ai donc décidé de créer ma boutique en ligne, Finlange. Je veux apporter une autre vision du quotidien des jeunes familles, inspiré par le modèle nordique et basé sur la confiance, l'égalité et l'amour de la nature.
T shirt en coton bio Maxomorra "zèbres"
 l'été prochain sur le dos du boy!

M: Qu'est-ce qui motive les choix des produits que tu proposes chez Finlange?

R.V: Il faut que les produits soient écologiques et économiques car durables: la qualité est un critère primordial. Il faut que les textiles soient confortables à porter, les jouets en bois agréables à toucher, les matières des couches douces, faciles d'entretien et respectueuses des peaux les plus fragiles. Les produits hauts en couleur sont à mon goût, je veux que la joie de l'enfance se transmette via mes articles. Je teste mes produits avant de les proposer à la vente et je me renseigne sur la réputation de la marque et des retours d'expériences des parents scandinaves. Je veux apporter un plus, quelque chose qui ne se trouve pas encore en France mais qui a déjà fait ses preuves dans les Pays Nordiques.

M:Comment est vécue une grossesse en Finlande? Est-elle plutôt médicalisée ou les mamans privilégient-elles une approche "nature"?

R.V: La grande différence pour moi est au niveau du dialogue et de la possibilité de faire des choix différents par rapport à la norme, sans que cela devienne un "acte militant". La spécialité finlandaise, ce sont des "maisons de conseils" ("neuvola") pour des femmes enceintes, leur compagnons et les enfants jusqu'à l'âge de scolarité (7ans). Le suivi pré- et post-natal, gratuit, est effectué dans ces centres où "l'on fait avancer la santé de l'individu, de la famille et de la communauté en proposant des conseils et du support ainsi que des choix et des ressources" (source: Wikipédia). Les prestations familiales, le pack de maternité, les services à la personne etc. sont abordés en plus des questions médicales. 
A Helsinki, sur la liste de ce que les femmes peuvent apporter pour leur séjour à la maternité, il est noté entre autres les couches lavables, l'écharpe de portage et les chaussettes en laine... Je n'ai pas eu ces conseils de la part de ma maternité en région parisienne, mais les couches et l'écharpe sont déjà bien dans ma valise de maternité... ;) 


M: L'allaitement est-il considéré comme la norme? Est-il favorisé et bénéficie-t-il d'une image positive? L'allaitement en public est-il bien perçu?

R.V: Dans le guide des maternités de Helsinki pour les femmes qui viennent d'accoucher on ne parle pas des biberons, on parle de l'allaitement maternel, du soutien que le père peux apporter à sa compagne et de la pratique du peau à peau. En 2005, les statistiques montraient que 96% des femmes finlandaises allaitaient leur bébé (à l'époque un peu plus de 60% des femmes en France). L'allaitement maternel est vraiment la norme en Finlande et du coup la question "souhaitez-vous allaiter votre bébé?" me semble bizarre à chaque fois que je l'entends. Évidemment! 
Il n'y a rien d'anormal à voir des femmes allaiter en public, c'est même ce qu'on attend de leur part. 
 © bananastock


M: As-tu vécu ta grossesse en France ou en Finlande? (la première grossesse, j'entends!) Selon toi, qu'est-ce qui est différent dans l'approche française autour de la naissance?

R.V: J'ai vécu mes deux grossesses en France. Pour moi l'approche française est très (lire: trop) médicalisée. J'aimerais qu'on m'explique mieux les choix qui s'ouvrent à moi et qu'on ne m'impose pas les choses juste parce que je suis "la patiente" et eux, le corps médical. Il s'agit, après tout, de ma grossesse et de mon enfant, sans parler de l'accouchement. Je réclame donc, fidèle à mes origines, plus de dialogue et d'ouverture d'esprit de leur part. 



M: Et les couches lavables, sont-elles si répandues en Finlande? Quel est l'image qui en est faite?

R.V: 45% des familles finlandaises ont déjà essayé les couches lavables notamment grâce au "pack de maternité", une sorte de prime de naissance finlandaise. C'est un carton rempli de vêtements (plutôt unisexe et pratiques que ayant des jolis détails et coutures comme en France.. ;) ), des guides (d'allaitement, de relations du couple, de couches lavables, de bilinguisme...) et tout le petit matériel pour bébé (thermomètre, ciseaux à ongles, brosse à dents pour bébé...). Dans ce pack il y a également des couches lavables pour s'initier à cette pratique écologique et économique, très à la mode en Finlande. 

M: Le portage est-il lui aussi entré dans les moeurs? Les finlandais ont-ils succombé au modèle du voisin suédois (Baby Bj***...?) ou privilégient-ils les modèles physiologiques?

Le Manduca, la rolls des porte-bébés
 physiologiques
R.V:Le portage en écharpe est devenu courant dans les années 2000, la preuve se trouve encore dans ce même guide des hôpitaux de la capitale, conseillant les futures mamans d' apporter l'écharpe avec elles pour leur séjour à la maternité. Les Baby Bj*** existent toujours à coté des écharpes et des porte-bébés ergonomiques. Les suédois sont forts en marketing! ;)

M: On parle souvent de l'excellence du système scolaire Finlandais... As-tu été scolarisée là bas?  Quels souvenirs gardes-tu de ta scolarité? 

R.V: Oui, j'étais scolarisée en Finlande. Dans ma famille il y a beaucoup de professeurs et d'institutrices. A la rentrée de l'année prochaine ce sera le tour de mon fils de prendre le chemin de l'école. Ma famille est choquée quand j'en parle car en Finlande la scolarité ne commence qu'aux 7 ans de l'enfant. On parle beaucoup de la taille des groupes de crèche (des enfants de 9 mois à 7 ans) et des classes d'écoles en Finlande. Quand les enfants de mes copines ont commencé à la maternelle il y a un mois, j'ai dit que je trouvais que 25 enfants par classe, c'était bien! Ce n'est qu'après que je me suis rendu compte que pour moi la norme était effectivement 25 enfants... mais pour une classe d'enfants de 7 ans! Chez nous la rentrée 2012 risque d'être dur... surtout pour moi!
Je me rappelle des compétitions de ski de fond: je n'aimais pas particulièrement ce sport mais je finissais par gagner des médailles d'argent dans chaque compétition. Le patinage, le cours d'orientation et la version finlandaise de baseball (pesäpallo) faisaient également partie des cours de sport obligatoires. J'aimais bien les cours de musique, d'art et de langues étrangères. La cour de l'école était vaste et des jeux et des équipements sportifs étaient installés dans le petit square arboré qui se trouvait au milieu. On y allait même le soir pour jouer entre les copines et les copains car les cours d'écoles ne sont pas fermées en Finlande.

M: Y'a-t-il quelque chose que tu ne trouves qu'en Finlande et qui te manque en France? 

R.V: Je fais le plein à chaque voyage: d'abord je suis toute excitée, j'achète des spécialités locales et je trouve tout très intéressant. A la fin de mon séjour j'ai l'impression d'avoir trop consommé de produits finlandais et tout commence limite à me dégouter, j'ai envie de rentrer en France où les gens sont polis, où il y a une ouverture sur le monde et où on reste longtemps à table pour savourer les repas et à prendre plaisir à débattre de diverses sujets ... Je m'auto-qualifie comme une boulimique de Finlande!
J'aimerais bien avoir un sauna chez moi... et un peu plus d'espace (vert) à la maison.






Concours: Une couche Made by Riina à gagner!






C'est une des couches les plus efficaces qu'il m'a été donné d'essayer que Riina vous offre aujourd'hui!





La Made By Riina (une autre Riina),  (en exclusivité chez Finlange) 

La Made By Riina est vraiment bluffante. Cousues main par une maman finlandaise, sa matière est étonnante : j’ai le modèle « coolmax » et c’est à se demander si votre rejeton fait vraiment pipi! En fait, c’est de la science : grâce à ce tissu initalement concu pour les sportifs, les urines sont vite guidées vers l’insert en bambou, laissant la peau de bébé bien au sec. Elle est également disponible en Tencel, un tissu doux et biodégradable. Et je suis futile, donc j’aime que mes couches soient jolies : les motifs sont craquants!
Un utilisateur très satisfait

Pour participer, c'est simple:

Pour les personnes utilisant Facebook:

-Il suffit de poster un petit commentaire à la suite de cet article, en précisant quel est votre article préféré chez Finlange, après être allé faire un petit tour sur le site ici.



-Merci de donner un nom qui me permettra de vous retrouver ensuite (je ferai un petit appel via le blog et sur facebook), donc pas de profil "Anonyme" svp!



-Vous "likez" Finlange sur la page facebook dédiée icisans oublier de faire un petit clic chez MamoMans , si ce n'est déjà fait...


-Et comme d'habitude, si vous relayez l'info sur facebook, twitter et compagnie, vous avez le droit de laisser un 2e commentaire, en précisant le lien en question...2 participations, 2 fois plus de chances de gagner!



Si vous n'utilisez pas facebook:

 -Même chose, il suffit de poster un petit commentaire à la suite de cet article, en précisant quel est votre article préféré chez Finlange, après être allé faire un petit tour sur le site ici. 

- Venez ensuite vous inscrire à la newsletter de Mamomans ici en haut à gauche, et de vous inscrire à la newsletter de finlange ici en bas à gauche, partie "suivez-nous". 

Fin du concours le 23 octobre au soir!

Bonne chance à tous et à toutes! [Concours terminé]



....Et la gagnante est Octavie R.! Bravo à toi! Envoie moi par mail sur mamomans@hotmail.fr tes coordonnées et le modèle de couche de ton choix (en vérifiant les disponibilités bien sûr!) afin que je les transmette à Riina.



mardi 30 août 2011

L’Ahora, Bar à tapas




Pour faire l’interview de Aurélie, la créatrice de Lily Pois Plume, nous avions convenu de nous retrouver au bar l’Ahora, ouvert il y a peu par son amie Loreline. Il s’agit d’un bar à tapas fort sympathique, situé rue du Cornet, entre la place de la République et la place de l’Eperon. Avec des murs aux tonalités punchy rouges et noires, aux couleurs de l’Espagne, mais c’est aussi un endroit cosy et accueillant grâce au petit salon en mezzanine, où vous pourrez grignoter des tapas et siroter un cocktail blotti dans un canapé…
Une adresse à découvrir, mais c’est la patronne qui en parle le mieux :

Mamomans : Comment est né l’Ahora ?
Les fameux empanadas...hmm...
Loreline : Je travaillais auparavant dans un magasin de chaussures, mais j’ai eu envie de faire autre chose que de la vente…Or, j’ai toujours aimé cuisiner, notamment pour les autres…
C’est comme ça que j’ai décidé d’ouvrir ce bar, où l’on peut prendre un apéro dinatoire, selon le principe des bars à tapas à l’espagnole (tapas= petites bouchées apéritives).

M : Quel est le concept de l’Ahora ?

L : Ici, les tapas sont réalisées à la demande, en « direct ». Certaines préparations sont cuisinées à l’avance, mais pour la plupart, elles sont faites devant vous, puisque la cuisine est située juste derrière le bar…comme à la maison.

M : Quelles sont les spécialités ?

L : On peut venir déguster des patatas bravas (pommes de terres rissolées), les brochettes jambon/figues ou poulet/miel, ou encore les empanadas (chaussons fourrés thon-tomate ou pesto-chèvre), c’est super bon ! Nous inaugurons une nouvelle carte, avec des mets sucrés (empanadas banane/chocolat, milk shake, brochette de fruits…).
Ou prendre une formule salade à 10€ ou 3 tapas, une boisson, un  dessert et un café…Le soir, on peut profiter d'un assortiment de tapas à 15 €, en plat unique ou à partager...
En boisson, vous pourrez boire du Tinto (1.5€), un cocktail à base de vin, d’orange et de limonade, ou la traditionnelle Sangria, où l’on ajoute du Cointreau. Et pour les autres, du Coca (3 €), des Jus de fruits (2.20 €), ou bien d’autres choses encore…
Et à partir du 30 août, nous sommes ouverts aussi le midi, du  mardi au vendredi de 12h à 14h et de 18h à 23h et le samedi de 18h à 23h !

M : Peut-on venir en famille ?
L : Bien sûr ! Il y a de plus en plus de familles qui viennent pour faire une sortie plus tôt, pendant que les enfants mangent, ils peuvent aussi boire un verre … (Note de la blogueuse : et il y a largement la place de faire entrer sa poussette, ce qui n’est pas toujours le cas partout !)
l'équipe aux fourneaux...

M : Pourquoi t’être installée au Mans ? Trouves-tu la ville dynamique ?
L : Je suis originaire du Mans, cela s’est imposé ! Il n’est pas toujours évident de faire venir les gens vers la nouveauté, lorsqu’ils sont habitués d’un bar, ils ne viennent pas tout de suite vers un autre, mais la rue dans laquelle se trouve le bar a plusieurs nouvelles enseignent, les choses bougent !

M : Y’a-t-il des animations prévues ?

L : Oui, nous avons déjà organisé des soirées avec la Fac d’espagnol, ou une vente avec Lily Pois Plume. Il y aura bientôt des soirées Flamenco ou avec des Dj’s…. Il y a aura un événement un samedi sur deux.


Après avoir pu apprécier les délicieuses odeurs des tapas en train de cuire, il ne me reste plus qu’à aller déguster tout cela…et vous aussi !

L’Ahora,  bar à tapas, 11, rue du Cornet au Mans.
Ouverture : mardi au vendredi de 12h à 14h et de 18h à 23h et le samedi de 18h à 23h





dimanche 28 août 2011

De blogueuse à blogueuse…Interview croisée avec Audrey, « Maman Nature »




Aujourd’hui, j’aimerais vous faire découvrir Audrey, ex-Mancelle et blogueuse de son état, avec qui nous nous sommes prises au jeu des interviews croisées…

Nous faisons toutes les deux partie de l’association A portée de Bonheur, et nous nous sommes souvent « croisées » via le net, avant de pouvoir se rencontrer IRL[1] !
Son blog est un de ceux que je suis régulièrement, il évoque des thèmes qui me parlent beaucoup : le maternage, l’éducation respectueuse, l’écologie …avec beaucoup d’humour.
Aujourd’hui, elle s’est installée à Angers, où elle vit avec « papa-nature » et leur fille de tout juste 2 ans et où elle a monté sa propre entreprise.
L’adresse de son blog, la voila : http://mamanature49.blogspot.com/
Et vous pourrez retrouvez mon interview ici !


MamoMans : De quand date ton installation à Angers?

Je me suis installée du côté d'Angers avec ma petite famille en novembre 2010. A ce moment-là, c'était pour me rapprocher de mon travail. Cependant, j'y avais déjà vécu de 2002 à 2005.

Audrey : Pas trop de regrets d'avoir quitté Le Mans? Combien de temps y avais-tu vécu?

Franchement? Non, aucun! J'avais fait mes études à Angers et j'aime beaucoup cette région. Bien sûr, c'est toujours difficile de quitter une ville où l'on a ses amis, ses repères. Mais je continue à voir mes amis manceaux de temps à autre, Angers, ce n'est pas si loin. Ceci dit, certaines choses que j'avais au Mans me manquent un peu: j'habitais au Mans-Sud et j'adorais le marché du dimanche à Pontlieue, on pouvait y aller à pied de chez nous et j'aimais aussi la proximité que j'avais des boutiques du centre-ville. En tout, j'y ai vécu pile 5 ans, j'y étais arrivée en novembre 2005 pour travailler dans une association qui n'existe désormais plus. J'ai eu beaucoup de mal à m'adapter au début, je venais d'Angers et je trouvais que la ville ne bougeait pas beaucoup culturellement. Mais en fait, il faut savoir où chercher l'info et trouver les bons endroits et ce n'est pas si mal que ça. Et puis ça restera la ville où est née ma fille...
M : A part Bloggeuse, quel est ton "vrai" métier?

A : Je suis désormais chef d'entreprise (huhu). J'ai monté ma boîte, une EURL,  cette année suite à un licenciement économique, je travaille toute seule, à la maison (comme une grande). J'aime le fait d'être mon propre patron, de choisir mes horaires, mes vacances. J'ai choisi de travailler à temps partiel, environ 80%.  Je travaille donc pour des entreprises culturelles et des artistes du spectacle vivant, je rends des services administratifs (je fais principalement du traitement de la paie en sous-traitance et de la production de spectacles). Du charabia, tout ça, hein? Par contre, je fais garder ma fille. Je ne sais pas comment font celles (ou ceux) qui bossent de chez eux tout en s'occupant de leurs enfants... Moi, je ne pourrai pas, quand elle est avec moi, je n'ai pas une minute tranquille. Et puis quand je suis avec elle, je veux l'être à 100% (enfin, en gardant un œil sur facebook - merci l'I phone).

M : Comment est née l'idée du blog?

A : Pour tout te dire, c'est un peu à cause de toi (true story)! Je t'explique: j'étais revenue m'installer dans le Maine et Loire depuis peu, j'en étais partie étudiante, j'y reviens maman et en plus je passais de la ville à la campagne, que de changements quoi! Et je n'avais plus mes copines mamans à proximité pour papoter et je n'ai pas trouvé d'asso près de chez moi qui propose de partager autour du "maternage" (comme je pouvais le faire en vrai avec mes copines d'A portée de bonheur). J'étais donc un peu en manque de partage d'idées, de papotages autour de sujets qui me tiennent à coeur. Et puis, j'ai découvert ton blog de Parisienne exilée au Mans et je me suis dit, pourquoi pas moi? J'ai eu envie de partager mes bons plans, mes petites astuces pour un quotidien en famille plus "nature". En fait, je n'ai pas jamais été autant sur les blogs des autres depuis que je blogue moi-même, c'est un bon moyen d'échanger je trouve.

M : Quelles idées veux-tu faire passer à travers lui?

A : Je n'ai pas forcément d'idées particulières à faire passer, j'y mets juste une partie de moi. Alors effectivement, comme je suis un peu portée sur la question d'un environnement sain pour nos enfants, ça tourne pas mal autour de ça: du bio, des couches lavables, de l'allaitement, du portage, etc. J'essaie de partager les bons plans locaux pour les lectrices de ma région (un peu comme toi quoi).

M : Mais comment trouves-tu le temps pour blogguer? (un grand mystère pour les non-blogueurs apparemment)

A : En fait, j'ai jamais le temps de blogguer, enfin, jamais assez! Souvent, je me prends un peu de temps une ou deux fois par semaine, pour me plonger dans la rédaction de mes articles -  le soir quand ma fille dort enfin ou pendant la sieste du mercredi aprèm. J'essaie de faire en sorte que ça ne devienne pas obsessionnel (j'essaie, j'ai dit). Quand je n'ai pas le temps d'écrire, tant pis. Je fais rarement plus d'un ou deux articles par semaine. Et puis lire les blogs des autres, ça prend du temps aussi.

M : Quels sont tes "modèles" les blogs que tu suis (là t'es obligée de répondre MamoMans, t'avais compris).

A : Je n'ai pas véritablement de modèle (hormis le tien bien sûr - moi fayotte, non?). Mais au départ le seul blog que je lisais était celui de Marie des Mamans Testent, je ne sais pas si quelqu'un peut rivaliser avec son humour décapant (comme on dit) et sa façon de nous déculpabiliser, nous parents imparfaits. Il y a d'autres blogs que j'aime particulièrement tels que celui de Mum-Addict, de Cécilie -Histoires de nombril, celui de la Poule Pondeuse, celui de Maman sur terre, Maman Sioux, Mme Déjantée, Dark maman, McMaman et le blog de Zhom, entre autres!

M : Quels bons plans veux-tu partager avec les lecteurs, au Mans et à Angers?

A : A Angers, ne pas louper le restaurant: l'India - un délice mais mieux vaut y aller en amoureux qu'avec un nain (jamais tenté avec).
Sinon, en resto plus kid friendly, tu as l'embarquement à Mûrs-Erigné, tout près d'Angers, une jolie guinguette au bord de l'eau (surveille tes nains quand même) où tu manges bio et local, sur la terrasse ou dans une des yourtes, il y a des jeux pour les enfants, ils peuvent gambader à leur aise et puis c'est un lieu alternatif et écolo (compost, toilettes sèches, etc) les gens sont sympas, ils viennent souvent avec leurs enfants, donc peu de chances de tomber sur quelqu'un qui te regarde de travers en pensant très fort que tu aurais dû laisser tes monstres à la maison.

Tu me demandes un bon plan, moi, je te parle de bouffe direct!
 Sinon, j'adore le café de la marine qui donne sur un petit port sur la Maine (oui, oui) avec vue sur le château d'Angers.
Au Mans, mes bons plans, c'était mes bars préférés: le Lézard pour les bières pas chères, et le Bar'ouf pour les bières pas chères ET les concerts.
 

Le blog d’Audrey : http://mamanature49.blogspot.com/
La société qu’elle dirige : www.koman-y-le-productions.fr



[1] Note De La Geek : « In Real Life »= Dans la vraie vie…