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samedi 19 septembre 2015

Les jeux Didacool chez Coccinelle boutique, pour apprendre en s'amusant! [+concours!]

Cet été nous avons eu la chance d'être sélectionnés par Lara de Coccinelle, la boutique spécialisée dans les jeux éducatifs, dont j'ai déjà parlé ici il y a quelques années, afin de tester une toute nouvelle gamme de jeux de cartes.
Hebergeur d'imageIl s'agit de petites boîtes rigolotes éditées par Cocktail Games, dans la collection Didacool, et répondant aux noms rigolos de Sylladingo, Multiplodingo, ou Vocadingo...J'ai choisi de tester Motdingo, puisqu'il était tout à fait adapté à ma grande de 7 ans, qui passait en CE1 à cette rentrée, et lit déjà bien  (et tout le temps) toute seule. Et comme je suis aussi maîtresse d'école tout cela ne pouvait que me plaire.
L'idée, vous l'aurez compris, est d'allier le ludique au pédagogique, puisque ces jeux font à la fois travailler les notions abordées à l'école, orthographe, vocabulaire, calcul, mais sous un angle plus fun. Et parce qu'un enfant apprend mieux en jouant, puisqu'il ne se met pas la pression (lui, ou ses parents!). C'était donc une alternative plus rigolote que les cahiers de vacances (ce qui ne lui a pas empêché d'en faire trois, mais bref...sacrée Zozo!).


Mamaime
 
Ce jeu, comme la plupart de cette gamme, peut être abordé dès le CP. Il faut que la lecture soit installée et que la conscience orthographique et phonologique ....WHHATT??? on parle français ici!!, que l'enfant réalise la correspondance entre les sons et l'écrit (c'est mieux là?).
La règle est plutôt simple mais on peut adapter le niveau de difficulté, puisque le jeu est conseillé jusqu'au CM2...je dois avouer que même ayant atteint le collège, voir le lycée et au-delà, j'ai parfois été en peine de trouver un maximum de mots!
Hebergeur d'imageNous avons suivi la règle du jeu la plus simple, la Top Liste. Les cartes comprennent des groupes de lettres AR, BA, RA, par exemple, et les joueurs doivent trouver, selon ce que la carte .... indique, trouver des mots qui les contiennent, soit à la suite, soit dans le mot, mais pas nécessairement accolées.
Le but étant d'en trouver le maximum possible, sur un temps donné. Les groupes de lettres choisis vont graduellement du plus simple au plus difficile, en se basant sur le nombres d'occurences trouvées dans les mots de la langue française.
Comme le prouve la photo ci-dessus, Zozo a parfois été bien plus inspirée que moi (bon pour l'orthographe on verra plus tard...). Le but est d'explorer le vocabulaire, en bossant un petit peu l'écrit.
hostingpics.netJ'ai suivi les recommandation de la notice, en m'inspirant de mes lectures (ici le Flow du mois d'août, vous pouvez choisir du Schopenhauer sinon, ça vous regarde) pour trouver plus facilement des mots. Là l'exercice devient un peu différent puisqu'il s'agit de faire du repérage de lettres, donc il faut pour cela que l'enfant soit un lecteur assez rapide. Mais cela peut pallier au manque d'inspiration par rapport à la règle du jeu initiale.


Mamaimemoins

J'ai trouvé parfois vraiment difficile le mode "lettres dans l'ordre". Il faut alors trouver un mot qui contient les lettres données, par exemple N U mais pas forcément à la suite, juste dans cet ordre. Touts les phonèmes "OU" par exemples, sont alors acceptés, mais pour un CP, pas évidents à trouver! (et pour moi aussi!).
Cela reste un super jeu pour petits ET pour grands, chacun y trouve son compte puisque les règles sont adaptables suivant l'âge (3 mots à trouver pour les 6 ans, 15 pour les 15 et +...).

 www.coccinelle-boutique.com/

Et pour le tester vous-même, Lara a la gentillesse de vous proposer 


un jeu de la gamme Didacool
Hebergeur d'image Hebergeur d'image
 à gagner!

Pour cela rien de plus simple! remplissez le formulaire ci-dessous, et c'est parti! (fin du concours le 27/09/2015)[CONCOURS TERMINE]

Et random a parlé...c'est Rey han la gagnante!


mercredi 15 avril 2015

La journée pour le non-violence éducative, pour la 1ère fois en Sarthe

C'est la semaine du 30 avril qu'aura lieu pour la toute première fois en Sarthe les Journées pour la non-violence éducative, crées en 2004 en France par la Maison de l'enfant.
Hebergeur d'imageC'est un thème qui a déjà été abordé plusieurs fois ici, puisqu'il m'est cher. En effet, de nombreux progrès sont encore à  faire dans ce domaine, et les "douces violences" dont parle Olivier Maurel sont toujours monnaie courante en France. Ce sont des réflexes culturels tellement ancrés que l'étude d'une loi sur l'abolition de la fessée a encore fait grand débat il y a quelques semaines, prouvant que dans notre pays les esprits sont encore assez peu enclins au changement (75% des personnes sondées par le Maine Libre estiment qu'il n'est pas utile de légiférer...).

C'est donc à l'initiative de Laetitia Charron, de l'association Né Sens, qu'auront lieu plusieurs rencontres autour de cette date du 30 avril.
C'est elle déjà qui anime les Peps' café, dont j'ai déjà parlé ici, déjà orientés vers une parentalité bienveillante.

Durant une semaine, les Sarthois pourront échanger et s'informer sur une autre éducation.
Hebergeur d'image
-le 28 avril: une projection-débat du film Amour et Châtiments, de Michel Meignan, en présence du réalisateur
Espace Scélia de Sargé-les-le-Mans, 20h30. Participation libre (réservation souhaitée par mail ou via ce formulaire)

-le 29 avril: Une journée ludique pour découvrir la coopération en jouant, à la Ludothèque Planet'jeux
10 rue de Funay, au Mans. de 9h30 à 12h et de 14h à 18h30.

Hebergeur d'image - le 30 avril: Table-ronde "Sans fessée, comment faire?"
au Rampe de Sargé, Rue de Bel-Air, de 20 h à 22h .

- le 2 mai: journée de partage en famille, pic-nique participatif, jeux et Peps Café.
Parc Yves Rouy, Espace Scélia, Sargé, de 12h à 16h.

Plus d'infos:
http://ne-sens.e-monsite.com/pages/projet-a-soutenir/des-projets-pour-le-30-04-15.html
http://ne-sens.e-monsite.com/,  ne.sens@yahoo.fr 
 Résa film : charron.laetitia72@gmail.com

samedi 31 mai 2014

Les PEPS cafés, des rencontres autour de la parentalité

Il y a bientôt deux ans, à l'initiative de Catherine Dumonteil-Kremer, l'auteur de "Une nouvelle autorité, sans puntition ni fessée" ou de "Poser des limites à son enfant" est paru pour la première fois Peps, le magazine de la parentalité positive.
Hebergeur d'imageDiffusé pour l'instant seulement par abonnement ou au numéro, en commandant sur internet ou par courrier, et dans quelques points de vente physiques, ce trimestriel a rapidement connu un beau succès.
Dans la lignée d'autres publications comme "Grandir autrement", il a pour vocation de diffuser des informations et de proposer des clés ou simplement de la matière à réflexion aux parents qui souhaitent aborder l'éducation de leurs enfants par le biais de la non-violence éducative.
Bien loin des habituels magazines pour parents, qui n'offrent qu'une vitrine aux marchands de puériculture et finissent par ne ressembler qu'à des catalogues ou à une série de conseils -erronés, le plus souvent- Peps fait plaisir à lire.

Même si chacun y trouvera un intérêt différent, et n'adhèrera pas forcément avec tous les propos ou les idées qui y sont exprimés, il offre une alternative intéressante au modèle d'éducation "autoritaire" qui est toujours aujourd'hui la norme.
Je l'ai déjà évoqué dans cet article (qui fait encore réagir, plusieurs mois après, et pas toujours positivement), pour moi, l'idéal de la relation avec ses enfants doit passer par la bienveillance, l'écoute et la compréhension des émotions de l'enfant, sans violence, sans fessée, sans coups. Mais cela nécessite un long travail sur soi, d'abord, et un niveau de disponibilité qu'il est parfois difficile d'atteindre, avec le degré de fatigue qui est souvent le nôtre.
Hebergeur d'image
C'est pourquoi il est plutôt positif de voir que des ressources existent et se diffusent de plus en plus, que d'autres parents sont sensibles à cette prise de conscience, et internet (ici par exemple) a certainement permis à des réseaux de parents de se former et a permis l'entraide lorsqu'on est à bout, qu'on ne trouve plus de solution, que notre terribeultou, jadis si mignon est transfiguré dans un remake de l'exorciste à la moindre contrariété.

C'est pourquoi les PEPS cafés se sont montés petit à petit afin de réunir les lecteurs du magazine, en "vrai", et d'échanger autour des thèmes abordés, ou d'autres sujets de discussions axés "éducation non violente".
C'est Laetitia Charron, qui est à l'initiative de ces rencontres au Mans, et s'est jointe aujourd'hui à l'association Né-sens pour proposer ces réunions à son domicile de Sargé.
Au fil de ses déménagements entre Le Mans et les Pyrénées, Laëtitia a eu l'occasion de fréquenter des groupes d'aide à la parentalité qui ont pu la guider dans ses choix et lui apporter le soutien nécessaire. C'est d'abord par le biais de la Leche league, la célèbre association d'aide à l'allaitement, qu'elle mettra le pied dans le maternage, avant de côtoyer d'autres groupes de parole ou de suivre les forums ou les listes de diffusion, qui avant les réseaux sociaux faisaient le lien virtuel entre les parents en demande de soutien.
Hebergeur d'imageLe maternage l'a amenée à faire des choix qui aujourd'hui encore, peuvent sembler à contre-courant de la tendance générale. Après un accouchement difficile, elle fera le choix d'une naissance à la maison pour son troisième enfant, enfants qui suivront un temps une scolarité dans des écoles Steiner.

Mais en revenant en Sarthe, elle n'a pas retrouvé de groupe d'aide à la parentalité qui lui correspondait, c'est pourquoi les PEPS cafés étaient une bonne réponse à ce manque.
 C'est aussi parce qu'elle souhaite à présent soutenir la parentalité, transmettre ce qu'elle a reçu et appris, notamment en formation (Faber&Mazlish, Gordon, Filliozat ), partager ses valeurs/expériences/aléas de mère de 4 enfants, et surtout en faire son métier (accompagnante en parentalité, voire coach parental quand elle aura fini son parcours de formations à l'EIREM l'école d'Isabelle Filliozat) qu'elle a eu envie de créer des PEPS Cafés en Sarthe et de participer activement au développement de Né Sens avec la création de cercles de paroles pour les parents (à venir...).
Autour d'un thé et en présence des enfants, ces rencontres laissent place au débat et à la discussion, dans le respect de chacun et l'écoute.
La deuxième édition a eu lieu ce mois-ci, et si je n'ai pas encore eu l'occasion d'y participer, ce sera certainement bientôt le cas!





Prochaines dates au Mans, et dans bien d'autres départements, à surveiller ici: http://pepsmagazine.com/ou-trouver-les-pepscafe/
http://pepsmagazine.com/
http://www.cdumonteilkremer.com/
Et pour contacter Laetitia: Laetitia CHARRON, Consultante en Parentalité & Education - Approche empathique de l'enfant
charron.laetitia72@gmail.com...PEPS'Mans vôtre!
https://lelienalenfant.wix.com/laetitiacharron

dimanche 19 janvier 2014

"Si j'aurais su, je serais née en Suède!": Kristina et Elin, une éducation (non-violente) à la suédoise

 Il y a quelques semaines, un reportage plutôt troublant a tourné sur les réseaux sociaux. Il s'agit du film de Marion Cuerq, "Si j'aurais su, je serais né en Suède!". Visible ici:
http://www.oveo.org/video/helafilmen.mp4
Celui-ci, qui marque le coup d'essai de son auteur, une jeune femme de 21 ans, réussit très bien son pari: nous présenter le système éducatif suédois, et la place de l'enfant dans la société. Faisant figure de précurseur, la Suède a décidé d'interdire tout châtiment corporel (fessée, gifle...) au sein de la famille depuis 1979. Une banalité pour les suédois, qui paraît encore inenvisageable ici. 
Car si de nombreuses familles, dont la mienne, ont pris le parti de l'éducation non-violente, terme un peu fourre-tout mais ayant le mérite d'être parlant, les menaces et les fessées -toujours bien méritées, évidemment- sont encore légion en France, sans que cela ne choque particulièrement l'opinion publique.
Pourtant, si l'on en croit André Bourguignon, professeur de psychiatrie:
"Toutes les recherches scientifiques aboutissent à la conclusion que les facteurs qui  concourent à accroître la probabilité de survenue des comportements agressifs chez les individus sont avant tout les conditions dans lesquelles un enfant a été élevé dans ses premières années".
Et il poursuit : "Les violences exercées sur les enfants et les femmes représentent une aberration propre à l’homme. Chez les macaques, il faut les avoir élevés en privation maternelle et sociale pour les voir développer des conduites agressives entre eux... L'homme a fait subir à ses enfants ce qu'aucun animal n'a jamais fait subir à ses petits...
...toutes les expériences affectives de l'adulte ne prennent sens qu'en référence à celles de l'enfance”.
hostingpics.net
Elin la viking
Le thème est vaste, et riche, et soulève les passions (j'en veux pour preuve les commentaires aux quelques articles relayés sur ma page autour de l'évocation d'une interdiction en France...) 
Mais quelques lignes de conduites sont pourtant possibles à tenir, même si cela peut aller à l'encontre de notre culture, de notre propre éducation, de nos usages, et bien sûr, du fameux bon sens populaire.
Se mettre à la hauteur de l'enfant, faire preuve d'empathie. Etre capable de bienveillance, et lui poser un cadre sans menaces, ni intimidation, ni coups. Ne pas porter atteinte à son intégrité physique, l'écouter "vraiment". Lui faire prendre conscience de nos besoins, et écouter les siens.
Pas si facile, mais des outils existent pour aider les parents dans cette voie. les livres d'Isabelle Filliozat ou de Faber et Mazlich par exemple, les ateliers qui s'ouvrent un peu partout (j'ai relayé sur ma page fb récemment deux initiatives de ce genre dans la Sarthe dans les prochaines semaines, me contacter pour plus d'infos), les groupes facebook également... Ce n'est pas évident, certes et cela impose parfois une vraie remise en question, mais ça en vaut la peine.

Pour Kristina, la question ne se pose pas. De son enfance en Suède, elle a gardé les préceptes d'éducation qu'elle a toujours connus, et depuis son installation en France et la naissance de sa fille Elin, ce modèle est aujourd'hui le sien.
Hebergeur d'image Elle nous en parle ici:

Mamomans: Kristina, peux-tu te présenter?
Kristina: Je suis née 19 mars 1973 en Suède, dans une petite ville, Strängnäs, à 80 km de Stockholm située  au sud du lac Mälaren. J’ai une sœur ainée qui avait 3 ans à ma naissance. Ma mère était femme de foyer jusqu’à mes 6 ans quand elle a décidé de reprendre des études pour devenir institutrice (« Pédagogue » dans le film). Mon père était officier dans l’armée suédoise.
Je suis venue en France la première fois en 1994 et je suis retournée en Suède après 2 ans à Paris. Ensuite je suis restée en France à 100% depuis 1999.
Elin (prénom courant en Suède et qui vient d’Hélène) est née le 28 juin 2006 et a donc 7 ans et demi. Son papa Laurent est français et elle a un grand frère, Mickaël qui maintenant a 22 ans
M: Comment décrirais-tu le mode d'éducation que tu as reçu en Suède?
K: J’ai grandi dans une famille où la maman restait à la maison et le papa était au travail, un modèle « traditionnel » qui existait toujours en Suède pendant cette époque-là mais qui devenait de plus en plus rare car la plupart de femmes avaient un travail en-dehors de la maison. De ce fait, ma mère était beaucoup plus présente dans l’éducation que mon père pour la simple raison que c’était elle qui nous voyait le plus. Mon père, par contre, dès la journée de travail terminée, était à 100 % dispo pour ma sœur et moi. Il rentrait à 17h30 et à 17h40 il avait changé son uniforme d’officier en uniforme de jeux (pantalon velours patte d'eph - je te rappelle qu’on était dans les années 70 !)
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Dans la peau de Fifi Brindacier, évoquée dans le reportage
Il y avait des règles de base (on dit merci, bonjour, au revoir, on est poli, on ne tape pas, etc.), mais toujours adaptés aux enfants et non pas au monde adulte.
Une éducation  100% sans punition corporelle, ni psychologique. On se faisait gronder quand on avait fait des bêtises mais il avait toujours l’explication avec : « je suis en colère car tu ne m’écoutes pas et ce que tu fais est dangereux », « Non, tu n’as pas le droit de faire des dessins sur le papier peint car ce n’est pas fait pour cela, j’y tiens et si tu veux dessiner je te donne des feuilles » Bref, des exemples bidons mais je crois que tu vois ce que je veux dire.
J’étais plutôt dynamique et pénible, ma mère me surnommait « la Guêpe » (ma sœur était méga cool et sage) mais je n’ai même pas une seule fois eu une fessée, une claque ou tape sur la main.
En résumé, pas du tout « baba cool/hippie/fais ce que tu veux », plutôt avec des règles et des cadres mais avec amour et respect.
M: L'interdiction de la fessée en Suède date de 1979, tu as donc vécu ce "tournant" en direct, as-tu perçu une différence, avant et après, en tant qu'enfant?
K:  Pas de différence et trop petite pour prendre conscience du débat ou de changement (car pas de changement chez nous tout simplement)
M: Aujourd'hui en France, le débat sur une potentielle interdiction des châtiments corporels ou non fait rage  (ex: http://www.ouest-france.fr/la-fessee-divise-les-europeens-585295). Comment perçois-tu le point de vue français? Es-tu choquée par ce que tu peux voir, ou entendre, concernant les tapes, baffes, claques...?
K: Choquée? Plus maintenant car on s'habitue, malheureusement. Révoltée…oui, toujours! Au début de mon séjour en France -94/-95 j’étais choquée par cette main haussée dans le bus, dans le métro, dans le supermarché : « Tu la veux celle-là ?!» Pour moi c’était irréelle et surréaliste, franchement, je n’avais jamais vu cela en Suède.
Je crois que la situation a un peu changé maintenant, on voit moins ces « corrections » dans la rue…[NDLB: heuu, si un peu trop encore!] est-ce un bon signe ? Peut-être.
Dans mon entourage je sais que la punition corporelle existe (mais très rarement je crois), mais plus dans une manière de frustration/panique « Je ne sais plus quoi faire ! » que comme méthode choisie d’éduquer son enfant. Je n'entends personne déclarer : « Je donne des fessés car je crois que c’est bénéfique pour mon enfant » C’est plus un résultat de fatigue et les adultes en questions ne sommes pas particulièrement fières après.
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C’est quand même extrêmement bizarre que c’est illégal et condamnable d’utiliser la violence physique ou psychologique sur un adulte mais pas sur un enfant…comment la société peut accepter cela ?
M: A quel point ton éducation "à la suédoise" a-t-elle influencé ta manière d'éduquer ta fille?
K: Elin a eu une éducation beaucoup plus à la suédoise qu’à la française, cela est sûr :-)  Elle n’a jamais eu ni fessée, ni gifle, ni tape sur la main par ses parents et elle sait que je suis 100% contre les punitions corporelles. C’est toujours d’ailleurs quelque chose que je souligne quand je prends des nouveaux baby-sitters pour elle, tu te rappelles ? :-)[NDLB: hé oui, je fus la baby sitter d'Elin quand elle était tout bébé!]
L’année dernière, une personne adulte dans notre entourage l’a tapée sur la cuisse (pas très, très fort mais un peu rouge quand même) pour la punir. Elle est venue me voir, un peu sous le choc et très, très triste car elle ne comprenait pas comment c’était possible et pourquoi il avait fait cela. On est allé voir la personne ensemble et je lui ai dit, devant Elin, que dans notre éducation  il n’y avait pas de gifles, tapes et fessés et qu’il n’avait pas le droit d’en donner non plus à ma fille. Un peu délicat comme situation mais pour moi, c’était important qu’Elin voyait que je la défendais et qu’elle entendait que ce n’est pas parce que c’est un adulte qu’il avait le droit de le faire.
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Un résultat d’une éducation sans violence est, je crois, des enfants qui moins facilement utilisent la violence pour résoudre des problèmes ou des conflits. Comme Elin n’a jamais eu des tapes/gifles/fessés, elle n’a pas le réflexe de taper ses copines/copains quand elle est frustrée ou en colère. 

M: Le documentaire décrit des enfants plus heureux en famille et dans la société...c'est ce que tu constates aussi? La non-violence éducative serait-elle la clé? 
K: Je crois que l’enfant en Suède a une place bien établie, privilégiée et bien vue dans la société tandis que l’enfant en France souvent doit se plier aux normes et règles des adultes et qu’ils ont toujours une place secondaire. Je dirais plus qu’en Suède l’enfant et l’enfance sont plus respectés et honorés qu’en France et les enfants plus heureux. En France on a parfois l’impression que l’enfance est seulement une étape pour s’entraîner à devenir des bons petits soldats adultes ; apprendre à se taire, apprendre à obéir etc, et qu’elle n’est pas considéré comme une étape qui vaut autant que l’âge adulte. Et comme c’est justement un enfant qui n’a pas encore appris tous ces règles et normes d’adultes, l’enfant dérange, prend trop de place et fait trop de bruit dans ce monde adulte (pendant les repas, dans les bus, dans les métros, etc) Et puisqu’il dérange, il est donc constamment rappelé à l’ordre…donc interdit d’être un enfant.  
Un enfant en Suède est éventuellement plus heureux car il est  respecté comme l’enfant qu’il est…
Je ne crois pas que la raison est la non-violence éducative, mais je crois que la non-violence éducative est la suite naturelle de ce respect de l’enfant et de l’enfance. Bref, les deux vont ensemble :-)


Merci à Kristina pour ce témoignage! (et voila, c'est malin, j'ai envie d'émigrer en Suède, moi maintenant...). Et vous, la non-violence éducative, ça vous parle?

Quelques ressources utiles: 
Isabelle Filliozat: J'ai tout essayé, JC Lattès
http://blog.scommc.fr/
http://www.nifesseesnitapes.org/
http://oveo.org/index.php
http://auvergne.france3.fr/2013/06/16/une-education-sans-violence-ni-claques-ni-fessees-271183.html
http://bienveillante.canalblog.com/
http://www.les-supers-parents.com/ et bien d'autres...



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C'était ma participation aux vendredis intellos! (Allez y faire un petit tour en cliquant par ici!)

lundi 24 juin 2013

Ouverture de l'école Montessori 6-12 ans à la rentrée

Pour ceux qui suivent le blog depuis un moment, vous avez compris que la pédagogie Montessori me passionne. J'ai déjà évoqué par ici l'école 3-6 ans, je vous ai parlé de nos activités à la maison, et j'évoquais en juin dernier l'ouverture prochaine d'une école 6-12 ans, l'équivalent d'une école élémentaire, donc...
Et voila, un an presque jour pour jour après cet article, un message posté sur le blog par un membre de l'association "Aide-moi à penser par moi-même" m'informe de la création de cette école, à la rentrée 2013.
Elle fera bien sûr la continuité de l'école maternelle déjà existante, sur un autre site.
Pour les personnes intéressées, une réunion d'information aura lieu le samedi 29 juin prochain, à 15h, au 1er étage de la librairie Thuard (dans le salon de thé).


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-Des activités à la maison: http://mamomans.blogspot.fr/2013/05/activites-de-printemps.html
-L'école 3-6 ans: http://mamomans.blogspot.fr/2011/11/viste-dune-ecole-montessori-la-maison.html
-La conférence sur le projet d'école 6-12 ans: http://mamomans.blogspot.fr/2012/06/conference-la-pedagogie-montessori-pour.html
des activités à la maison: http://mamomans.blogspot.fr/2013/05/activites-de-printemps.html
-Le site de l'école: http://www.montessori-lemans.fr/index.html
-Pour obtenir des renseignements sur l'ouverture d'une école élémentaire Montessori au Mans: association "Aide moi à penser par moi-même" aidemoiapenser@gmail.com, 02 43 28 95 34

dimanche 19 mai 2013

La visite de la caserne des pompiers

Comme tous les ans, arrivés à la période des étrennes, les pompiers sont venus frapper à notre porte proposer leur traditionnel calendrier.
hostingpics.netLe Boy n'étant pas qu'à moitié un garçon, je l'achète systématiquement pour lui et sa soeur, car ils aiment le regarder comme un album illustré plein de camions rouges, wowww.....
Cette année, le pompier qui nous l'a vendu avait précisé qu'en envoyant un dessin, les enfants pouvaient en retour avoir l'occasion de visiter la caserne des pompiers...Bien tentée par l'aventure, la Zo a donc pris pour modèle les photos du calendrier afin de créer un magnifique chef d'oeuvre pictural en hommage aux soldats du feu. 
Il faut dire qu'avec un arrière-grand-père et un grand-oncle pompiers, la visite d'une caserne, n'avait rien d'anecdotique...


Mamaime

hostingpics.netNous avons donc reçu notre invitation quelques mois plus tard, et c'est en avril qu'a eu lieu la journée portes ouvertes pour les enfants du centre de secours du Mans. C'est en compagnie d'une cinquantaine (au moins!) de marmots et de leurs parents que nous avons été accueillis par l'équipe d'intervention qui a introduit cette visite par une démonstration de manœuvre de secours d'une personne bloquée par les flammes, à l'étage d'un immeuble.
On commence avec du sérieux: la grande échelle, le brancard qui s'envole en l'air, le mannequin sauvé du feu (les gamins sont complètement FASCINES par le mannequin...si on peut m'expliquer pourquoi..). Très impressionnant! Et c'est devant le camion présent lors de la manœuvre que les enfants poseront ensuite pour la future photo du calendrier 2014!
 Ensuite, les pompiers présents sur place nous séparent en petits groupes pour des ateliers thématiques.
hostingpics.netNous commençons avec une session mode: l'essayage de la tenue des pompiers, casque compris! pour les pré-ados, ça fonctionne bien, pour les plus petits, on les voit disparaître dessous! et attention à l'effet Daft Punk avec la visière baissée...
Puis on enchaîne avec un petit parcours de motricité (la Zo piaffait littéralement d'impatience avant d'y aller) qui mène au saint graal: la lance à incendie! Les petits, avec l'aides des biscottos des pompiers, ont pu arroser (leurs parents) avec une joie communicative. (c'était sans compter les petits *+%## qui passent devant les filles, bref, passons).
Ensuite direction les sous-sols, avec l'espace d'entraînement où les pompiers s'exercent à se déplacer dans un espace réduit avec leur barda sur le dos. Ici, point de barda, mais une "cage aux écureuils" digne de Jim & Jump, et beaucoup de fun! Au départ, tout va bien, on se déplace vers le haut (et de constater que ma fille est presque prête pour le test de la planche), à quatre pattes, on saute, on grimpe...Avant de passer à la version nocturne! Seuls 2 voulaient s'y risquer au départ...et tous y sont passés! 
C'était très dur de les en faire sortir!
Hebergeur d'imagePuis s'en est suivi une séance un peu plus pédagogique, où les enfants étaient sensibilisés aux gestes de premiers secours et aux bons réflexes face à une personne électrocutée. Utile, voir même indispensable, mais les plus petits ont commencé à manifester leur impatience...(c'est quand le goûter...???).
Changement d'atelier, pour une autre séance pédagogique sur le comportement à avoir en cas d'urgence.
Et pour finir, les kids ont pu grimper dans les véhicules rouges qui font pin-pon, fiers comme des paons.
Avant de terminer avec le fameux goûter final, agrémenté de pâte à tartiner aux noisettes, qui fut la première information que la Zo a jugé utile d'évoquer aux personnes extérieures.
hostingpics.netUne bien belle après-midi, malgré le crachin, qui a laissé plein de beaux souvenirs à ma puce!
Son petit frère a lui aussi pu profiter d'une visite guidée avec la crèche, cette même semaine. C'est vraiment une super initiative, car c'est un métier fascinant pour les enfants comme pour les plus grands, et certains auront certainement vu naître une vocation! (pour info, on peut devenir pompier volontaire dès 16 ans!)



Mamaimemoins

Ma fille a 5 ans, mais je déconseille de faire cette visite avec des plus jeunes, puisqu'elle dure en tout 2 heures et demie, avec des moments bien dynamiques, où les enfants s'éclatent vraiment, mais les séquences pédagogiques sont peut-être un peu trop nombreuses, ou en tout cas trop longues pour des enfants de son âge.

Merci les pompiers, en tout cas, on reviendra avec le petit frère, dans 3 ans!


hostingpics.net

mardi 4 septembre 2012

Emission du 4/09/2012 sur France Bleu Maine: Comment passer une année scolaire zen?

Ça y est, la cloche a sonné, les cartables sont garnis, les baskets neuves brillent, c'est bel et bien la rentrée pour les bambins.

S'il s'agit d'un passage qui peut être difficile à aborder pour eux, il ne l'est pas moins pour leurs parents, qui sont parfois désorientés quand à la manière de bien accompagner leur progéniture, sans trop lui mettre de pression.

Et là, c'est en tant que mère d'élève mais surtout que maîtresse d'école (hé oui, blogueuse n'est pas un vrai métier, parait-il), que je vous propose quelques pistes pour passer une année scolaire sereine:

1) S'il s'agit d'une première rentrée pour votre enfant, ou d'une rentrée au CP par exemple, "classe-charnière" s'il en est, il peut être utile de partager avec lui vos souvenirs d'école (les bons, de préférence!), en le rassurant s'il a quelques angoisses, puisque nous avons tous eu les mêmes! Mais il est important de présenter l'école sous un jour positif.
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2) Le soir, parlez de leur journée avec eux, (ainsi que de la vôtre!), cela permet de relâcher la pression, de se vider de ses petits soucis ou de partager les petits évènements vécus à l'école. Ainsi, vous montrez que leur journée de travail a autant d'importance que la vôtre, et que vous vous intéressez à sa vie de classe (sans  insister s'il ne se livre pas de lui-même!).

3) Concernant l'épineux sujet des devoirs, même si les enfants vont à l'étude, jetez un coup d'oeil à ce qu'il a fait, vérifiez qu'ils sont faits, et s'il les fait à la maison, posez-vous un instant avec lui. C'est encore une fois un moyen de lui prouver la valeur de ce qu'il fait à l'école.

4) Si un livre est étudié en lecture suivie, lisez-le! Cela provoquera des échanges en famille, et prouvera que la lecture n'est pas qu'une matière à faire en classe, mais qu'elle est synonyme de partage!

5) Valorisez ses nouvelles acquisitions: mettez à contributions ses nouvelles connaissances, s'il a appris à lire l'heure, faites-lui regarder l'horloge, demandez-lui s'il reconnaît ces mots d'anglais, comment se nomme telle espèce...

6) Enfin...faites-lui confiance. Chaque élève a son rythme, sa personnalité, sa maturité, son âge...si le cousin Léo est lecteur en septembre et la voisin dès la Grande section....pas de compétition! Cela n'apporte rien à personne...à part une rivalité mal placée entre les enfants.
Tout vient à point à qui sait attendre!


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NB: Si je suis un peu moins présente sur le blog ces temps-ci, c'est que pour moi aussi l'heure de reprendre mon cartable a sonnée...mais je continuerai à publier, sans doute moins souvent, et à intervenir sur France Bleu Maine tous les mois!
Merci en tout cas pour ces derniers mois de congé parental....très occupé, grâce à vous!

mardi 26 juin 2012

Victoire! La 5e classe de l'école Kergomard est maintenue!

Après plusieurs mois d'attente, des manifs, une prise d'otage (consentie), des goûters festifs, des petitions, des articles dans la presse locale, des promesses, et encore des promesses....
Le directeur d'académie a enfin confirmé le maintien de la cinquième classe à l'école maternelle Kergomard (j'en avais parlé ici).
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C'est une grande victoire pour les enfants, qui pourront ainsi continuer de travailler dans des conditions acceptables...
Et c'est un grand espoir pour tous les parents d'élèves, les enseignants, les syndicats qui se battent pour le maintien de ces classes, au Mans, dans la région, ou dans toute la France...

Je tire un grand coup de chapeau aux membres de l'Association de Parents d'élèves qui ont mené un combat sans relâche et qui ont su mobiliser un maximum de parents autour d'eux pour que cette classe puisse encore exister.

Le résumé de la fin de cette bataille ici: http://kergobouss.canalblog.com/archives/2012/06/22/24554067.html


mardi 12 juin 2012

Conférence "La Pédagogie Montessori pour les enfants de 6 à 12 ans"

Ceux qui suivent le blog depuis quelque temps savent que je m'intéresse beaucoup à la pédagogie inspirée par Maria Montessori. J'ai visité il y a quelques mois l'école maternelle "La maison des enfants du Mans", visite qui m'a profondément marquée, et m'a amené à de nombreuses réflexions personnelles autant que professionnelle sur l'éducation qui est donnée à nos enfants, et sur la possibilité d'une alternative respectueuse de leur développement. (L'article est visible ici).

Le 8 juin dernier se tenait une conférence de Patricia Spinelli, directrice de l'Institut Supérieur Maria Montessori, qui présentait le fonctionnement d'une école élémentaire de ce type.
Il y a deux ans, c'est suite à une conférence comme celle-ci que quatre familles se sont mobilisées et ont réussi à faire ouvrir l'école maternelle à la rentrée 2010, soit quelques mois seulement après.
Aire mathématiques de la Maison des enfants du Mans
Aujourd'hui, les plus grands élèves de cette école s'apprêtent à la quitter...pour retrouver quel enseignement?
La question est encore en suspens, mais les parents sont très motivés pour qu'une structure soit ouverte à la rentrée 2013...voir en 2012 si les enfants sont assez nombreux, et si ils parviennent à trouver un éducateur formé à temps.
La conférence aura-t-elle permis à une nouvelle école 6-12 ans de se créer au Mans?

Mais comment fonctionne concrètement une école élémentaire de type Montessori? Si les écoles maternelles sont plus répandues et leurs méthodes tendent à se populariser, il y a encore assez peu d'initiatives pour des enfants plus grands en France.
Patricia Spinelli rappelle dans cette conférence le principe premier de la pédagogie de Maria Montessori: l'éducation comme une "aide à la vie". L'enfant se développe par bonds successifs, de 0 à 6 ans, de 6 à 12 ans,  de 12 à 18 ans, puis de 21 à 24 ans.
L'environnement va être essentiel pour sa propre construction: c'est ainsi qu'a été pensée la "Maison des enfants", à l'origine de cette aventure, en 1907.
Il s'agissait alors d'un lieu d'accueil pour les 3-6 ans, sans sections, avec un matériel à disposition inspiré par Itard et Seguin (conçus à l'origine pour les déficients sensoriels).
Elle chercha toute sa vie durant à savoir comment éduquer le potentiel humain. P. Spinelli rappelle d'ailleurs qu'elle était finalement plus un chercheur en pédagogie qu'une enseignante.
Par l'observation, elle a très vite compris que les enfants ont besoin d'une situation incluant un mouvement avec un but définit pour parvenir à la concentration, et acquérir des connaissances mais aussi l'éveil de son sens social.
Et ce en respectant leur rythme.

A l'école élémentaire, c'est une tout autre personnalité qui se développe chez l'enfant.
Leur compréhension ne passe plus par le sensoriel, puisqu'ils cessent d'appréhender les objets par la main.
C'est la période de l'imagination, ils vont du concret à l'abstraction, et se tournent vers le groupe.
Face à la question des effectifs, P. Spinelli considère que plus il y a d'enfants dans un groupe de 6 à 12 ans, tous âges confondus, plus les échanges et la synergie seront fort, ce qui va à contre-courant des requêtes actuelles vers moins d'enfants par classe...

Concrètement, comment se présente la pédagogie Montessori en élémentaire? Le premier mois de chaque année, cinq "Grandes histoires" sont lues aux enfants, qui les aborderont avec différents niveaux de compréhension au fil des ans.
Il s'agit de "La formation de l'univers", "Comment la Terre s'est formée", "L'apparition de la vie sur Terre", "L'apparition de l'Homme et son évolution", "L'histoire de l'écriture et des mathématiques".
Ces textes qui viennent apporter des clés faces aux grandes questions existentielles que se pose l'enfant à ces âges vont donner lieu à la mise en place de projets abordant de nombreuses disciplines (biologie, géologie, mathématiques, lecture, écriture, bien sûr...) et favorisant ainsi la transdisciplinarité.
Puisqu'il est considéré que la lecture, l'écriture et le comptage sont déjà acquis à la maison des enfants.
L'idée est ici de penser l'enfant comme un être de culture qui transmettra ce qui lui a été transmis.
Ainsi ils organiseront des sorties de A à Z, accompagnés d'adultes comme "chaperons", mais qui les laisseront se débrouiller, même lorsqu'ils se trompent de direction dans le métro...!
On abordera la démonstration numériques de notions découvertes sensoriellement de 3 à 6 ans.
Le rythme de la journée a été évoqué, puisqu'il n'y a pas de récréation prévue. Le temps de travail est de 2h30 à 3h consécutives, et ils peuvent ensuite aller dehors vers 11h30 (la Maison des enfants du Mans est dotée d'un joli jardin...). Par ailleurs, le repas constitue un vrai temps d'apprentissage, puique ce sont les enfants qui aident l'assistant à préparer le déjeuner, et qui servent leurs camarades. Un enfant peut par exemple être chargé de la confection du pain...
Par ailleurs, il n'y a pas de notes, l'évaluation est principalement développementale à la Maison des enfants, et l'on vérifie surtout si l'enfant est capable de choisir son matériel de façon autonome.
Chaque matériel ou presque permet un contrôle de l'erreur, mais pour cela il faut d'abord laisser à l'enfant le temps nécessaire pour se corriger, en se retenant d'intervenir.
En élémentaire, des livrets de progression sont également conçus, afin de vérifier les acquisitions.

A l'adolescence, l'approche est radicalement différente, il faut selon Maria Montessori leur donner des responsabilités par le travail. Elle préconise un retour à la terre, et recommande l'internat dès 12 ans...Mais très peu de tentatives dans ce sens ont été effectuées, à part dans le sud de la France. Un collège va bientôt s'ouvrir à Rennes.

Après cet exposé très clair, les personnes présentes dans l'assistance ont pu poser leurs questions à l'intervenante.
L'intégration d'une école Montessori après une expérience dans le circuit traditionnel est une interrogation qui revient souvent.
Selon P. Spinelli, les tendances de l'enfant sont universelles, ils suffit de les réveiller. S'il est motivé, son intégration peut être rapide.
P. Spinelli a également évoqué de récentes initiative qui viennent conforter l'idée que la pédagogie Montessori est une alternative intéressante notamment pour des élèves en situation d'échec scolaire. En effet, des ateliers périscolaires ont été mis en place en banlieue parisienne, où des élèves qui n'aimaient pas l'école ou avaient de grosses difficultés retrouvent le goût d'apprendre.
Pour les enseignants qui voudraient se former à ce type de pédagogie, il s'avère malheureusement qu'elle est plus accessible aux maîtres des écoles privées, qui bénéficient d'un Congé Individuel de Formation (CIF), rémunéré, sur leur temps de travail. Mais pour les fonctionnaires, des cours d'été sont proposés.

Cette conférence a éveillé de nombreuses envies chez les parents ou les enseignants présents dans la salle...à l'issue de celle-ci, trois familles étaient partantes pour inscrire leur enfant dans la future école Montessori du Mans...affaire à suivre.

-L'institut supérieur Maria Montessori: http://www.montessori-france.asso.fr/
-Pour obtenir des renseignements sur l'ouverture d'une école élémentaire Montessori au Mans: association "Aide moi à penser par moi-même" aidemoiapenser@gmail.com, 02 43 28 95 34



jeudi 10 mai 2012

Le bilinguisme à la maison (1/2): Oihana, maman franco-espagnole.

J'ai rencontré en arrivant ici une maman au profil un peu atypique. Oihana habite au Mans avec son mari et ses deux enfants, M. (3 ans) et A. (5 mois). Mais si vous êtes invités chez eux, ne vous étonnez pas d'entendre parler espagnol... en effet Oihana est née en Espagne et a la double nationalité française et espagnole, et cela s'entend.
C'est pourquoi elle et son mari ont fait le choix d'introduire le bilinguisme à la maison, tout naturellement.
Les petits étant partis s'étriper jouer, j'ai pu l'interroger pour en savoir un peu plus.

Mamomans: Quel est ton parcours, et pourquoi pratiquez vous le bilinguisme à la maison?

hostingpics.netOihana: J'ai 33 ans, je suis née en Espagne, au Pays Basque espagnol, d'une mère basque française et d'un père basque espagnol. Ma mère a toujours entendu le basque et le français à la maison, mais pour mon père, le basque était uniquement pratiqué à la maison, car sous Franco, il était interdit de le parler...[et ce jusqu'au milieu des années 1970]. Dans la rue, il parlait espagnol.
Mes parents se sont rencontrés à Paris, puis ont déménagé au Pays Basque espagnol.
Dans notre famille, tout le monde parlait français, mais à l'extérieur, nous parlions espagnol, bien sûr. Et c'est grâce à nos cousins et cousines que nous avons appris le basque.
Mon père avait voulu apprendre sa langue maternelle (le basque) à ma soeur aînée, mais on lui a alors conseillé d'éviter de le faire...comme quoi les approches ont bien changé!
J'ai ensuite fait ma scolarité au lycée français de Saint Sebastien, ma mère y étant enseignante.
Jusqu'au CM2, la scolarité s'est faite en français et en espagnol, et en 6e, j'ai du choisir entre la LV1 basque ou anglais. Aujourd'hui ces deux langues sont obligatoires au collège.
C'est en France que j'ai fait mon lycée, en français, espagnol et basque, puis j'ai intégré la fac d'espagnol de Bordeaux. Je suis aujourd'hui enseignante d'Espagnol et je suis arrivée au Mans en 2004.

M: La question du bilinguisme s'est-elle imposée à vous dès le premier enfant?

Hebergeur d'imageO: Oui, c'était évident. Je n'osais pas trop au début, car je pensais qu'il suffirait que nous allions en Espagne pour que l'apprentissage de la langue se fasse de lui-même. Mais il s'est avéré que nous n'y allions pas assez souvent.
C'est vers les 2 ou 3 mois de M. que j'ai commencé à lui parler espagnol, même si il m'a beaucoup entendu parler pendant la grossesse, étant enseignante dans cette langue!
J'hésitais aussi car ma langue maternelle étant le français, j'avais un peu de mal à envisager de parler une autre langue, notamment concernant le vocabulaire "affectif". Mais chez moi comme pour les personnes que je connais et qui sont dans le même cas, c'est l'espagnol qui a primé, et cela n'a pas été un obstacle, j'ai trouvé mes propres mots!

M: Au quotidien, comment pratiquez-vous les deux langues? Par quel biais?

O: C'est très simple, à la maison, je parle exclusivement en Espagnol aux enfants... et en-dehors aussi! Mon mari parle français avec eux, et nous respectons ainsi la règle selon laquelle une personne de la famille est associée à une langue, afin qu'il n'y ait pas de confusion pour eux.
hostingpics.net Cela ne pose que très rarement de soucis à l'extérieur. Au contraire, les personnes sont souvent contentes d'essayer de se remémorer leurs souvenirs de classe (je confirme!).
Par ailleurs, ils entendront le basque ponctuellement, dans le cadre de ma famille.
L'apprentissage de l'espagnol passe aussi par des livres que je leur lis, des DVD, des chansons...qu'il choisit dans les deux langues en fonction de ce qu'il veut, rien n'est imposé, et il comprend les deux aussi bien.
Le plus souvent, il est uniquement avec moi, donc il parlera espagnol, mais si l'environnement est mixte, il parlera plus français. Il s'adapte à la langue la plus comprise par tous, logiquement.
Chez sa nounou, il arrive qu'il place quelques mots en espagnol, mais c'est souvent par facilité, quand il ne trouve pas le mot qu'il cherche!


M: Avec le papa, comment les choses se passent-elles?


O: Il ne parle pas espagnol, mais le comprend, il peut donc suivre nos conversations, et il parle en français aux enfants. Si personne ne parle français dans une assemblée, il peut toutefois parler espagnol pour se faire comprendre.
La décision de pratiquer le bilinguisme à la maison est une décision commune, ça ne le dérange donc pas que je parle espagnol chez nous.

M: Certains parents craignent qu'il y ait des mélanges entre les deux langues. Cela arrive-t-il?

O: Oui cela arrive parfois, mais de moins en moins au fil du temps. C'est souvent lorsqu'il n'a pas envie de faire l'effort de trouver un mot qu'il le dit dans une autre langue, si il lui est plus familier ainsi.
Dans ce cas, je fais comme si je ne comprenais pas et je l'oblige à reformuler sa phrase. Ainsi, il intègre le vocabulaire.
hostingpics.netIl a bien compris que j'étais celle avec qui il parle en espagnol, et avec qui il doit parler en français (avec moi et mes enfants par exemple, M. parle systématiquement français).
Concernant l'apprentissage de chaque langue, il semblerait que l'acquisition des deux langues se ferait avec un petit peu plus de temps. M. n'articule parfois pas sur certaines phrases, et pour d'autres si...

M: Et lorsque M. entend plusieurs langues en même temps, au contact de la famille, n'y a-t-il pas de risque de confusion?

O: Dans ma famille un peu "atypique", j'ai également une tante kenyane, qui s'exprime en anglais avec son mari, et qui vit en France...mais elle s'exprime dans divers dialectes avec ses amis...
Pour moi, le fait de cotoyer des gens qui parlent des langues différentes est normal, c'est le fait de ne pas transmettre les langues maternelles des parents qui me parait moins compréhensible.
Je pense qu'en s'imprégnant plus tôt, il est plus facile pour les enfants d'imprimer les différentes langues... Quand nous sommes au Pays Basque, M. ne comprend et ne parle pas le basque mais en restant plus longtemps je pense que cela viendrait.

M: M. rentre bientôt en maternelle, comment envisages-tu ce cap?

O: Je compte en parler à la directrice de l'école ainsi qu'à l'enseignant, bien sûr, mais je n'ai pas d'inquiétudes particulières. Avec ses copains, il parle déjà de lui-même en français, cela se fera donc facilement.

Aux parents qui seraient dans la même situation, si ils s'en sentent capables et maîtrisent bien la langue, je conseillerai de ne pas hésiter, c'est une richesse incroyable de maîtriser plusieurs langues!


J'évoquerai bientôt à nouveau le bilinguisme avec une spécialiste de la question...et un petit cadeau à la clef!
[L'article en question est publié ici]


mercredi 28 mars 2012

Fermeture de classe à l'école Kergomard: les parents mobilisés



Depuis quelques semaines, c'est l'effervescence à l'école Kergomard, rue Voltaire. Cette école d'application (qui accueille donc des maîtres formateurs et des enseignants en formation), maintenait jusqu'ici des effectifs gérables (autour de 20 à 25 élèves), les enseignants ayant choisi de former des double niveaux pour maintenir un nombre d'enfants acceptable par classe.
Or selon le comptage de l'inspection, à 1 élève près, l'école est aujourd'hui menacée d'une fermeture de classe à la rentrée 2012. Avec pour conséquences des classes de 30 élèves, et un accueil des moins de 3 ans menacé. Mais l'association de parents d'élèves, alertée par la presse, s'est rapidement organisée afin de maintenir la pression et d'alerter les familles et les pouvoirs publics de cet état de fait.
Massivement soutenue par les parents de l'école, l'APE a déjà recueilli 200 signatures pour une pétition dénonçant cette fermeture qu'elle qualifie d'illégitime.
Faisons le point sur l'état des lieux à six mois de la rentrée 2012.

Mamomans: Quelles sont les critères qui déterminent cette fermeture de classe selon l'inspection académique?

Julie de l'APE: L'inspection a fixé un seuil de 116 élèves à partir duquel un poste d'enseignant devrait être supprimé dans notre école. Il est important de souligner que ce chiffre ne tient pas compte des "tout-petits" (moins de 3 ans). Malheureusement, il est clair qu'aujourd'hui ceux-ci ne sont plus considérés comme faisant partie de l'effectif normal d'une école maternelle. Or, cette année, l'école P. Kergomard en compte 10, en plus des 118 petits, moyens et grands. Si l'équipe pédagogique venait à être réduite, les tout-petits ne pourraient plus être accueillis. Par ailleurs, les classes restantes verraient leur effectif augmenter, c'est mathématique. Enfin, la directrice nous a confirmé que, tous les ans, un certain nombre d'élèves arrivaient en cours d'année scolaire, notamment durent le premier trimestre (une quinzaine en moyenne).

M: Quel serait le moyen pour que l'inspection revienne sur cette décision?


J: Il semble que l'inspecteur ne soit pas prêt à revenir sur sa décision tant que le nombre d'inscriptions réelles ne sera pas connu. Les inscriptions en mairie seront ouvertes à partir du 23 avril 2012, et nous  suivrons les choses de près. Si la décision de fermer une classe est maintenue malgré tout à la clôture des inscriptions, l'ultime comptage se fera le jour de la rentrée de septembre. Nous espérons cependant ne pas en arriver là, car cela impliquerait probablement de nommer un enseignant dans l'urgence, après avoir déstabilisé l'équipe pédagogique actuellement en place.

M: Quels soutiens avez-vous reçu jusqu'alors, et sous quelle forme?

J: Dès l'annonce des mesures envisagées pour l'école P. Kergomard, les élus se sont mobilisés. Mrs Perdereau et Jean, adjoints au maire, et Mme Karamenli, députée de la Sarthe, ont fait des démarches auprès de l'inspection pour lui demander de revoir ses prévisions. Les divers rendez-vous qu'ils ont pu obtenir avec l'inspecteur, M. Roy, n'ont pas été concluants pour le moment. Aux dernières nouvelles, le chiffre retenu par l'inspecteur d'académie est de 115... Par ailleurs, nous avons reçu un large soutien de la part des parents (et grands-parents !) à l'occasion de la pétition, puis du carnaval.

M: Quelles sont les actions prévues dans les semaines et les mois qui viennent?

J: La prochaine action se fera sous forme d'un goûter dans l'enceinte de l'école, le vendredi 6 avril, soit juste avant les vacances. Nous espérons rassembler un maximum de parents pour dresser un état des lieux ensemble, et les associer davantage aux actions suivantes. Nous envisageons en efffet de manifester devant l'inspection d'académie après les vacances de Pâques. Nous devrons être nombreux pour pouvoir faire du bruit ! Si nécessaire, nous poursuivrons notre mobilisation sous d'autres formes. L'information sera diffusée en temps utile. A ce propos, nous venons de mettre en place un blog, par l'intermédiaire duquel les parents, même non élus à l'APE (association des parents d'élèves), peuvent se tenir informés de nos activités et communiquer facilement avec nous (http://kergobouss.canalblog.com).


[edit du 26 juin: la classe a été maintenue! Bravo et félicitations à l'APE et à l'ensemble des parents et du corps enseignants pour leur combativité! (Voir ici pour l'épilogue)]


APE Ecole Pauline Kergomard, 100 rue Voltaire, 72000 Le Mans
Le blog de l'association de parents d'élèves des écoles Kergomard et Boussinière: http://kergobouss.canalblog.com 
Pour recevoir la newsletter: ape.kergobouss@yahoo.fr

dimanche 19 février 2012

Les ateliers "Petites Mains": Apprendre la langue des signes avec bébé (2/2): Une séance autour de la toilette et des vêtements

Après avoir rencontré Alexandra, l'animatrice des ateliers "Petites Mains", autour du Mans (voir l'interview ici), il ne me restait plus qu'à passer à la pratique!

Rendez-vous était pris pour le second atelier de la session en cours (une session en comporte six), dans le cadre très cosy du salon de thé de la librairie Thuard.
Chaque atelier reprend un thème proche de l'univers de l'enfant: la vie quotidienne, la nourriture, les animaux, les jeux...Cette fois-ci c'est la toilette et les vêtements qui étaient à l'honneur.


Mamaime

L'atelier réunissait ce jour-là cinq familles, dont la MamoMans team, qui étions les seuls à ne pas avoir assisté au cours précédent (les mauvais élèves, c'était nous). Des mamies, des grands frères et soeurs, des touts petits (le plus jeune avait quelques semaines!) et même...des papas! C'est assez rare pour qu'on le signale!
Alexandra nous accueille, et elle a pensé à tout! Un petit tapis avec quelques jouets permettra aux plus jeunes de rester presque sages pendant toute la séance. Il y a également un tapis à langer, et rien ne nous empêche de prendre une tasse de thé (dans un salon de thé, ça se tient).
Ici, il est question de "manger"!
La séance débute avec une comptine rituelle de bienvenue autour de la langue des signes, qui reprend l'air connu de "La famille tortue". On commence donc à chanter en signant, en observant les gestes d'Alexandra. Certains parents la connaissent un peu, d'autres sont déjà plus à l'aise en langue des signes, moi je patauge encore, mais petit à petit certains signes "rentrent". La Zo qui jusque là était plus intéressée par les livres autour que par l'atelier, a finalement commencé à tendre l'oreille, pour finalement nous imiter. Et je me rendrai compte plus tard qu'elle n'avait pas fait qu'à moitié regarder...
Le boy sur mes genoux agite ses petites mains, il est captivé par les comptines et voit que c'est sur les mimines que ça se passe, mais qu'aura-t-il retenu? Mystère...
Puis on aborde le vocabulaire des vêtements. Certains sont assez facile à intégrer comme pantalon (on pose la tranche des mains sur chaque jambe), ou manteau (on fait mine de l'enfiler). Les chaussures par contre, peuvent prêter à confusion, puisqu'on frappe dans les mains comme pour applaudir! Signe qu'un enfant entendant connaît bien...mais qui peut induire des erreurs!
Munis de notre "lexique", nous enchaînons avec la célèbre chanson "Promenons-nous dans les bois". On ne mime pas chaque idée bien sûr, mais les vêtements que met le loup "je mets ma culotte, je mets mes chaussettes, je mets mon pantalon...". Des comptines qui pourront être ensuite reprises en tête à tête avec les enfants, puisque ce sont de très bons mediums d'apprentissages, comme pour le langage oral.
Ensuite, c'est avec un petit album jeunesse que nous mettons en application nos connaissances. C'est aussi un très bon moyen de retenir le vocabulaire.
On aborde ensuite la toilette avec une petite comptine "Mousse mousse dans le bain", sur l'air de "tape tape petite main". Là encore, on réutilise le vocabulaire appris grâce à un album jeunesse.
Après chaque moment d'apprentissage, Alexandra nous demande si nous avons besoin de revoir certains signes, et nous répétons plusieurs fois les chansons pour mieux intégrer les gestes appris.
Ce sont bien les plus petits les plus attentifs...
Le Boy malgré une dizaine de tentatives de fugue, a plutôt bien apprécié ce moment, et j'ai commencé à utiliser certains signes avec lui lors du change, par exemple. En sachant que ce n'est qu'après un an environ que les bébés signent, et encore faut-il avoir un peu de pratique derrière...
Mais c'est surtout Zo qui m'a complètement impressionnée, lorsque son papa lui a demandé de raconter sa matinée, elle avait retenu le signe de "papa", "douche", "chaussures", et bien d'autres...j'étais bluffée car l'air de rien, elle a très vite intégré ces mots alors qu'elle ne m'avait pas l'air si concentrée!
A la fin de la séance, Alexandra nous remet un petit guide avec les chansons et les gestes qui les accompagnent, ainsi qu'une bibliographie. Très utile pour les mémoires de poisson rouge comme moi qui n'ont pas tout retenu!

Mamaimemoins

J'ai été frustrée de ne pas me souvenir de certains signes après la séance, qui me paraissaient simples sur le moment...question d'imprégnation!
Et puis j'ai eu un goût de trop peu! Moi qui venait d'abord en observation "professionnelle"...j'ai envie de continuer maintenant! Ce serait bien dommage de s'arrêter là, j'ai ensuite réfléchi aux signes de la vie quotidienne qui pourraient m'être utiles...(pour désamorcer les petits chagrins notamment!).

C'est décidé, on continuera les ateliers!

La session actuelle est complète, mais il est possible de contacter Alexandra pour constituer un groupe s'il réunit au minimum quatre familles. Elle peut aussi se déplacer au Mans et alentour pour rencontrer les personnes intéressées à domicile, dans des maisons de quartier....Il est possible de rattraper des séances "ratées" lors de la session suivante.


Un atelier dure 45 minutes, un samedi sur deux.



www.petitesmainslemans.blogspot.com


- la page facebook : Petites Mains (Signe Avec Moi Sarthe)


- Le site de l'association "Signe avec moi":  http://www.signeavecmoi.com/doku.php?id= 


-Pour contacter Alexandra :
 alexandra.praneuf@signeavecmoi.com


L'interview d'Alexandra sur le blog est ici


jeudi 24 novembre 2011

Visite d'une Ecole Montessori « La maison des enfants du Mans »

Depuis la rentrée 2010, une école maternelle Montessori a ouvert ses portes au Mans. Située dans le quartier du Pâtis Saint-Lazare, elle accueille cette année scolaire 2011-2012 18 élèves (l'effectif maximum étant fixé à 19), de 3 à 6 ans.
En tant que nouvelle mère d’élève, et professeur des écoles (en pause), ce type d’école dite « alternative » m’intéresse doublement. Profitant de ce précieux temps qui m’est imparti, j’ai donc contacté La maison des enfants afin de connaître un peu mieux cette pédagogie, en observant les enfants et leur éducateur à l’œuvre pendant une matinée.
Ce bref aperçu m’a permis de vivre la journée d’un élève Montessori, alors que je n’avais que des connaissances théoriques sur le sujet. Même si la formation des enseignants du public l’aborde brièvement, on peut retrouver certains aspects de cette pédagogie dans le circuit « traditionnel » de l’enseignement, mais pas à ce point.
Mais revenons d’abord sur les fondements de la pédagogie Montessori :

Historique et principes

Maria Montessori, qui a créé cette méthode pédagogique, a connu un destin plutôt extraordinaire.
Maria Montessori
Née en 1870, elle devient la première femme médecin d’Italie. Puis elle poursuit des études de biologie, de psychologie et de philosophie, avant de se consacrer aux enfants handicapés mentaux à la clinique psychiatrique de Rome. En s’inspirant des travaux du médecin Jean Itard, notamment, connu pour avoir aidé le célèbre Victor, enfant sauvage de l’Aveyron (qui donna lieu à un beau film de François Truffaut), elle considère que ces enfants ont plus besoin d’une aide pédagogique adaptée que médicale. Elle s’occupera donc d’une école d’orthophrénie (art de développer les facultés intellectuelles), à Rome. Au fil de ses observations, elle va promouvoir l’utilisation d’un matériel spécifique afin que les enfants soient plus stimulés, et donc plus actifs et sûrs d’eux. Les résultats qu’elle observe sont spectaculaires.
La première "maison des enfants" pour les enfants sans handicaps naît en 1907. En proposant un mobilier adapté à leur taille (une révolution pour l'époque) et du matériel déjà utilisé avec les enfants handicapés, elle va observer et étudier les enfants évoluant spontanément dans leur environnement, dans un désir d'expériences et avec une concentration et une autodiscipline qui l'impressionnent.
L'aire "mathématiques": numération
Peu à peu, son approche pédagogique se diffuse et des cours vont s'ouvrir afin de former des éducateurs partout dans le Monde. L'AMI (Association Montessori Internationale) est créée afin de faire respecter les principes fondamentaux. Maria Montessori fuira le régime fasciste et finira par s'installer en Inde de 1939 à 1945, où sa pensée fut amplement diffusée. Aujourd'hui, il existe plus de 22 000 écoles Montessori dans le Monde, dont une centaine en France. Un chiffre assez faible comparé à l'Espagne, l'Angleterre, la Scandinavie ou encore l'Inde.

En résumé, le principe de base de la pédagogie Montessori est "Aide-moi à faire seul".
- C'est en laissant le libre choix de l'activité dans un environnement préparé que l'enfant exerce sa volonté, et ainsi qu'il s'auto-discipline.
- La liberté de communiquer ainsi que la liberté de mouvement de l'enfant sont respectées.
- L'adulte agit en périphérie de l'enfant plutôt que sur l'enfant.
- L'intérêt mène à l'attention et à la concentration, qui engendre la construction intérieure.
- Le rythme de chaque élève est respecté.
- Les apprentissages se font par l'expérience individuelle
- L'éducation est considérée comme une aide à la vie.

Les personnels

Catherine et un élève en pleine séance de laçage
Ici, on parle d'éducateur et non d'enseignant. C'est Julien Loos qui a la charge de la classe. Après un DEA de Philosophie, il a été formé à la pédagogie Montessori auprès des 3-6 ans à L'institut Navadisha en Inde. Lors de ma matinée d'observation, il était assisté de Catherine Kay-Nérée, assistante allemande, et reçoit l'aide en alternance de deux assistantes, dont une assistante maternelle, et d'une assistante en formation, bénévole durant cette année scolaire.
Le directeur, Mr Ribeaudeau, est médecin. Les personnes qui interviennent ici ne sont donc pas issues de la formation des maîtres de l'éducation nationale, puisqu'il s'agit ici d'une école privée hors contrat. Mais les centres de formation sont encore rares, puisqu'il n'en existe qu'un seule en France, à Paris, pour les 3/6 ans, et seulement 3 dans le monde pour les 6/12 ans...

L'Espace

Aire mathématiques: géométrie
L'Espace de la maison des enfants (on ne parle pas de classe, mais d'ambiance) est aménagé au rez-de-chaussée d'une maison, agrémentée d'un jardin, et est divisé en quatre aires. Dans l'entrée, l'aire du langage. Avec de nombreuses petites boîtes contenant des images supports du langage, des lettres à assembler, des mots pour faire des phrases, etc.
Dans le salon, un espace est réservé aux mathématiques, à l'étude des nombres ainsi qu'à l'étude des formes, à la géométrie. C'est là que l'on retrouve une partie du domaine du sensible: Les cloches musicales, reproduisant les tons et les demi-tons, les fioles à senteurs,etc. La véranda contient une autre partie du matériel sensoriel, et de vie pratique, avec les cadres à boutonner ou à lacer, les contenants à transvaser, etc.
Enfin la cuisine est un lieu d'apprentissage des gestes du quotidien également, avec des légumes et des fruits qui seront préparés, des bassines pour se nettoyer, des brosses à dents...
Tout est disposé dans des boites, des étuis, des contenants prévus à cet effet. Chaque matériel d'apprentissage a un emplacement spécifique, et l'enfant devra aller le chercher lui même et surtout le ranger et le disposer au même endroit lorsqu'il a fini son activité.

Les temps

C'est une des grandes surprises lors de cette visite. Je pensais présenter cette journée en suivant l'emploi du temps de la journée. Or il n'y a pas à proprement parler de séquences qui se succèdent comme dans une journée lambda en maternelle, ou les activités sont menées sur un temps bref de manière collective, semi-collective ou individuelle...
De ce fait, je n'ai pu observer que des moments d'apprentissages individuels, à quelques exceptions près.
Aire "vie pratique": dans la cuisine
Les enfants arrivent au compte-goutte, et après avoir salué leur éducateur, vont chercher un tapis, sur lequel il vont délimiter leur espace de travail. Ils l'installent au sol, et vont chercher le matériel qu'ils ont choisi, et se mettent au travail avec une bonne volonté confondante. Si l'enfant ne sais pas quoi faire, il demande à l'enseignant qui va l'orienter vers une activité adaptée.
Et chacun va mener sa tâche jusqu'à son terme, dans un temps plus ou moins long. L'éducateur viendra observer son travail, ou pas.

A certains moments l'éducateur prendra avec lui un groupe de 5 ou 6 enfants qu'il installera en rond afin de chanter une comptine. Non sans les avoir au préalable laissé s'exprimer, puisqu'une élève était très intriguée par la cheminée...s'en est ensuivi une conversation sur le fonctionnement de celle-ci.
Mr Loos m'expliquera par la suite que le but ici n'était pas tant l'apprentissage de la comptine en soi mais plus l'apprentissage de la conduite en groupe. Là, une fillette était visiblement plus intéressée par ce qui se passait derrière elle...elle a eu le choix de rester et de s'intéresser à ce qui se passait, ou alors de quitter le groupe.
J'ai interrogé Mr Loos sur la construction sentiment d'appartenance au groupe, en regard de ces rares moments collectifs.  Selon lui, les gestes individuels tels que ranger son activité (et permettre à autrui de l'utiliser), installer judicieusement son tapis (et permettre aux autres de circuler), parler doucement, écouter, sont autant de gestes collectifs, qui permettent le "vivre ensemble". "Un groupe se forme lorsque chaque individu trouve sa place et joue un rôle approprié par rapport aux autres".


Aire mathématiques: Géométrie
Pas de temps de récréation (autre surprise!), mais des élèves qui vont librement d'une pièce à l'autre, d'une activité à l'autre. Et pour ceux qui sont mal réveillés...un petit temps de repos avant de commencer les activités se fait. L'enfant devant être disposé pour travailler. Selon M. Montessori, on doit respecter l'enfant qui souhaite se reposer, ou qui veut simplement regarder les autres travailler. Et j'ai ainsi pu observer des enfants qui...ne faisaient aucune activité, mais n'avaient pourtant pas l'air inactifs: ils m'observaient parfois, ou leurs copains, chantaient tout bas, se parlaient à eux-mêmes...et si on les laissait un peu rêver, nos enfants?


Les activités

La caractéristique fondamentale de la pédagogie Montessori est la présence d'un matériel spécifique élaboré, qui par l'expérience et la manipulation va permettre à l'enfant de s'auto-corriger, et de s'approprier un concept.
Aire "vie pratique": les cadres à lacer,
 à boutonner...
Ce qui frappe lorsque l'on entre dans la Maison des enfants, ce sont ces formes à manipuler, les escaliers, les lettres à toucher...Ils sont avant tout beaux à regarder, puisque l'objet doit être attirant pour motiver l'envie de l'enfant. J'ai entendu un enfant dire " J'ai pas envie d'abîmer les activités de ma classe à moi"...comme quoi ils ont conscience que le matériel et précieux et qu'ils doivent le respecter.
Dans un premier temps, l'éducateur, en suivant son observation de l'enfant, son âge, ses capacités, sera à même de lui proposer une activité qu'il va lui présenter en lui montrant ce qu'il devra faire avec. L'enfant prend l'activité là où elle est rangée, et l'éducateur décompose les actions très lentement. L'enfant fait à son tour l'activité, sous le regard de l'éducateur. A la fin, il devra ranger à sa place l'activité, et nettoyer si besoin est sa place (d'autres élèves proposent même spontanément de le faire à leur place!).
Si les élèves que l'on observe semblent être "livrés à eux mêmes", ce n'est bien qu'une impression! Puisqu'une activité faite en autonomie aura forcément été présentée antérieurement par l'éducateur. Une progression existant pour chaque activité, le travail pour lui étant de déterminer à quel moment l'enfant est prêt à accéder à une étape plus difficile.
Le temps du repas a aussi son importance, et les enfants sont impliqués puisque quelques-uns viennent aider l'assistante pour mettre le couvert.
Les langues étrangères ont aussi leur place puisque grâce à la présence de l'assistante allemande Catherine Kay-Nérée, les lundi et le jeudi matin (le jour où j'ai pu l'observer), les enfants profitent d'un bain de langue. Pas de cours magistraux bien évidemment, mais j'ai vu une ronde se former afin de chanter une comptine ou écoutent des indications données en allemand...l'esprit absorbant dont parle Maria Montessori étant encore plus à même d'intégrer une langue si elle est apprise tôt.
Concernant l'évaluation, l'éducateur a un classeur dans lequel il note les activités présentées, acquises ou non, chaque jour, pour chaque enfant. Mais selon Mr Loos, ces activités ne sont que des moyens, certes nécessaires au développement de l'enfant, mais le coeur de la pédagogie est d'accompagner l'enfant sur le chemin de son développement, de  son autonomie et de sa concentration.
Quel livret pourrait avoir la prétention d'évaluer de telles caractéristiques? Et pourquoi donner une note à une date précise, alors que l'enfant dispose de 3 ans pour atteindre ses propres objectifs! Chez l'enfant réussir est secondaire, faire est primordial.
"Notre projet pédagogique n'est pas de répertorier des acquis, mais d'accompagner une démarche existentielle. "


Voici quelques exemples d'activités présentes dans les 4 aires de la Maison des enfants:


Langage: reconstitution de mots à l'aide de lettre mobiles cursives









Monde sensoriel: les cloches musicales






Vie Pratique: Un élève remplit des contenants, 
une autre ouvre et ferme des cadenas,
 un troisième regarde.
Vie pratique: Les bassines 

Mathématiques: Dénombrement à l'aide
des barres rouges et bleues



















La place de l'enseignant




Au fond, l'éducateur et un groupe d'enfants
et devant Catherine et un enfant manipulant
 des formes en tissus
"Ne jamais dire du mal d’un enfant en sa présence ou en son absence." "Concentrer son effort à renforcer et à aider le développement de ce qui est positif en l’enfant.", ce sont quelques-unes des recommandations de M. Montessori aux éducateurs. Si cela peut paraître une évidence, pour autant ces recommandations ne sont pas si souvent respectées par les enseignants.
L'éducateur définit son rôle ainsi: "Je suis une personne qui, comme les enfants et les assistantes, vit et fais vivre la classe.
Mon rôle d'éducateur est de montrer l'exemple:
            -comment telle activité s'utilise;
           - que faire lorsqu'un verre se renverse ou se casse;
            -où ranger les tapis;
            -chuchoter, écouter, s'entre-aider...
Je montre l'exemple afin que les enfants sachent et puissent faire par eux-même. Ainsi travaillant par eux-même et pour eux-même, plusieurs choses en eux se développent: la concentration, l'autonomie, l'habilité...
Quoi qu'il en soit apprendre et grandir participent d'un mouvement naturel et complémentaire. Et mon rôle est d'aider au mieux cet élan."
J'ai été frappée de voir avec quel calme Mr Loos s'adressait aux enfants. A aucun moment il n'élèvera la voix plus haut qu'eux. Il s'adresse à eux avec bienveillance, mais ne surcharge pas non plus la présentation d'activités d'explications, laissant la place aux gestes. Si l'activité est réussie ou non par l'enfant, il va encourager, et le laisser recommencer en disposant l'activité différemment. 
Lorsque le ton hausse, il calme les enfants, et les orientent vers une activité. A la fin de cette matinée, il se regroupera de nouveau avec les enfants pour un retour au calme, et un par un, indiquera aux élèves qui sont prêts s'ils peuvent aller jouer au jardin. 


La transition vers le système traditionnel

La critique qui est traditionnellement faire envers les écoles alternatives telles que Montessori, est que l'adaptation vers le système traditionnel peut être difficile. Ici, il s'agit d'une école maternelle, et même si l'ouverture d'une école élémentaire Montessori est envisagée au Mans, il ne s'agit encore que d'un projet. Selon Mr Loos, tout changement est un choc pour l'enfant. L'entrée au CP, que l'on vienne d'une école Montessori ou non, est un grand bouleversement: nouvelle classe, nouvel enseignant, nouveaux copains, nouveau fonctionnement. L'essentiel étant que l'enfant sache être à l'aise dans son environnement et sache ce dont il est capable.


Les élèves en difficulté et handicapés

J'ai également interrogé Mr Loos sur la question des enfants en difficultés et handicapés (avec qui M. Montessori commença ses observations), et à quel point la pédagogie Montessori, qui donne une grande part à l'autonomie, leur est adaptée.

Selon lui, l'être « enfant », déficient ou non, est poussé à accomplir une chose: Grandir. Grandir est un mouvement interne qui signifie: faire émerger les caractéristiques propres de l'être humain. Or ces caractéristiques se forment et se forgent au contact de la réalité. Ainsi, touchant, sentant... l'être « enfant » manipule, et se faisant: ses organes s'affinent, son cerveau se complexifie. Le voilà qui grandit de lui-même!
Le propre de la pédagogie Montessori est de fournir aux enfants des activités concrètes à manipuler: 
 -activités proposées selon une progression précise qui correspond aux différentes étapes du            développement de l'enfant;
   -activités proposées selon des protocoles de manipulation précise afin de nourrir avec pertinence les besoins de chaque enfants.  
Un enfant « normal » n'est pas moins un cas particulier qu'un enfant en difficulté ou handicapé. Autrement dit, chaque enfant grandit selon un rythme qui lui est propre. Et quoiqu'il arrive, il grandit. C'est à nous d'observer, de nous adapter et d'agir selon chaque rythme de croissance.


Montessori chez soi

De nombreux parents, dès le plus jeune âge de leur enfant, souhaitent appliquer la pédagogie Montessori à la maison. Concrètement, comment s'y prendre? Selon Mr Loos, Il s'agit premièrement d'être à l'écoute de son enfant en même temps que de connaître les caractéristiques de l'être enfant (les diverses étapes du développement). Les deux vont de pair pour répondre efficacement aux besoins de son enfant.
Deuxièmement, la maison des parents doit accepter donc se modifier pour accueillir convenablement l'enfant. Et je ne parle pas simplement de la chambre au fond du couloir, ou une malle sous un meuble du salon. Chez l'enfant, agir c'est d'abord copier ce qu'il voit autour de lui. Copier qui? Copier quoi? Copier comment?
La cuisine, la salle à manger, le salon, la buanderie regorgent de chose à faire, et que nous parents faisons chaque jour. [ma fille est passionnée par le tri de chaussettes par paires, ce qui n'est pas pour me déplaire...NDB] Voilà ce qui intéresse les enfants! Voilà pourquoi ils traînent dans nos jambes!  La question est donc: comment organiser l'espace et le temps pour laisser nos enfants faire par eux même ce que nous faisons? Tout en étant un moment familial agréable.




Cette visite d'une école Montessori m'a permis de mieux comprendre son fonctionnement, et de m'interroger à nouveau sur mes propres pratiques, éducatives et professionnelles. On ne peut qu'être admiratif face à cette classe à l'ambiance détendue, avec des enfants qui semblent heureux d'être là, enthousiastes à l'idée d'apprendre, et qui évoluent dans une liberté, qui on l'a vu est malgré tout encadrée. Je salue le travail des éducateurs et assistants qui rendent cette belle initiative possible.



Lectures et liens utiles


-Apprends-moi a faire seul, Charlotte Poussin, Eyrolles 2011: un ouvrage complet et clair à destination des parents qui souhaitent découvrir les principes de l'école Montessori.
-Un autre regard sur l'enfant, Patricia Spinelli, Desclée de Brouwer, 2009: pour une première approche
- Les ouvrages de Maria Montessori elle-même, bien sûr, L'esprit absorbant de l'enfant, L'enfant, L'enfant dans la famille, qui sont pour la plupart très accessibles.
-La série des Balthazar, chez Hatier, pour les enfants, aborde l'alphabet et les nombres en lettres rugueuses, les couleurs, le temps...

-http://www.montessori-france.asso.fr/
http://www.fabrique-montessori.com/tous-materiels.htm?gclid=CO3ruPytwqwCFdQOfAodN1hfqA: Pour les bricoleurs: un site proposant du matériel Montessori à fabriquer.
http://www.oppa-montessori.net/: Du matériel Montessori, dans tous les domaines, avec un catalogue très riche.
-http://www.coccinelle-boutique.com: Une boutique proposant des jouets inspirés de la pédagogie Montessori, à des prix attractifs.
-http://www.absorbentminds.co.uk/: boutique basée en Grande-Bretagne.
http://aladouce.blogspot.com/: Un blog de maman qui applique Montessori à la maison

La Maison des enfants du Mans
10 rue Charles Morancé
72000 Le Mans
aidemoiagrandir@orange.fr
tel: 09 81 11 63 25
http://www.montessori-lemans.fr/