Affichage des articles dont le libellé est parentalité. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est parentalité. Afficher tous les articles

lundi 12 octobre 2015

Les "Talk" d'Audrey, et le Forum Womum

A la rentrée, on a de bonnes résolutions, plein de nouveaux projets, on est plein d'idées...
Pour les mettre à exécution, il faut se motiver, certes mais il faut aussi bien s'entourer.
D'où l'intérêt de se mettre en réseau, de rencontrer les bonnes personnes, de s'associer à d'autres pourquoi pas...pour pouvoir se lancer.
Hebergeur d'imageC'est pourquoi de plus en plus, des groupes d'entrepreneurs/euses, ou simplement de femmes actives (ou en passe de l'être!), se regroupent en réseaux, pour échanger, s'entraider, débattre, et un tant soit peu faire bouger les choses.
C'est pourquoi Audrey Ango, femme (hyper) active du Mans, a crée il y a bientôt un an les Talk, espaces de rencontre où l'on cause, comme leur nom l'indique, autour d'un thème ou non, dans le but de se connecter (moins virtuellement?) aux forces vives de la région.
J'ai participé à l'un d'eux il y a quelques mois, et j'ai pu y croiser entre autre les délicieuses créations culinaires de Louise Cuisine, me faire papouiller chez Body Minute, et nous avions la possibilité d'assister à des conférences autour de la sophrologie ou du bien-être. Malheureusement victimes de leur succès, puisque je n'ai même pas eu entrer dans l'une des salles, c'était bondé!
Tout cela dans le cadre magnifique de le Demeure de Laclais, maison d'hôte située en face de la cathédrale St-Julien..

Mi-septembre, c'est toujours Audrey qui organisait le tout premier forum Womum (contraction de Woman et Mum, vous l'avez?), qui réunissait une fois de plus les femmes actives, entrepreneuses et actrices de la parentalité du Mans et alentours.
Dans l'espace qui accueillait autrefois la boutique "Urban Factory", étaient réunies quelques-unes des actrices qui font bouger cette ville (que certains trouvent endormie...moi je n'y crois pas du tout!)
Hebergeur d'imageJ'ai retrouvé ma chère Marie-Amélie, qui a repris le site Kidiklik, LA référence n°1 des sorties pour les Bout'chous en Sarthe (site présent dans pas mal de départements en France).
J'en ai déjà parlé par ici, le site est très vivant, (je suis peut-être pas objective, mais c'est vrai!), et je m'en sers sans arrêt pour leur trouver de quoi se dégourdir les jambes!
Je me suis fait chouchouter (c'est qu'on y prend goût), par l'équipe des produits Natura Brasil, des cosmétiques écolo brésiliens au top, j'ai pu admirer le sublime stand de Pouce et Lina et ses superbes nouveautés, dont les jolis trophées pour chambre d'enfant, sans avoir le temps de faire un nouvel atelier, dommage, une prochaine fois!
Hebergeur d'image
DR Audrey Ango
J'ai aussi découvert la magnifique boutique Anachronik, située dans le vieux Mans, qui retape des meubles pour enfants, et déniche des trouvailles en brocantes pour les relooker au goût du jour dans des couleurs scandivintages*. Je me suis retenue de ne pas commander l'ensemble de son stand (je suis blogueuse bénévole, rappelez-vous), mais je suis super contente de découvrir une telle boutique au Mans!
J'avais aussi été conviée à venir partager mon expérience de bloguiste émérite devant une assistance attentive. J'ai été ravie d'échanger sur la conciliation vie de blogueuse/vie de famille, ou comment tenir une meute de nains lors de la mise en scène de son joli post Instagram du jour, de l'irréalisme des intérieurs de certaines blogueuses au linge de maison blanc, ou de la simplicité, ou pas de la maniabilité de nos blogs respectifs.
D'autres tables rondes étaient organisées autour de l'entrepreneuriat, la gestion du stress, la psychologie positive...

Ce fut un moment très sympathique, entre "temps pour moi" esthético-futile, et info où j'ai pu y faire de jolies rencontres et découvertes. De prochaines rencontres auront lieu, pour suivre l'actu, c'est juste en-dessous!

letstalkbyaudrey.com/






* copyright Chag des Lutins

mercredi 15 avril 2015

La journée pour le non-violence éducative, pour la 1ère fois en Sarthe

C'est la semaine du 30 avril qu'aura lieu pour la toute première fois en Sarthe les Journées pour la non-violence éducative, crées en 2004 en France par la Maison de l'enfant.
Hebergeur d'imageC'est un thème qui a déjà été abordé plusieurs fois ici, puisqu'il m'est cher. En effet, de nombreux progrès sont encore à  faire dans ce domaine, et les "douces violences" dont parle Olivier Maurel sont toujours monnaie courante en France. Ce sont des réflexes culturels tellement ancrés que l'étude d'une loi sur l'abolition de la fessée a encore fait grand débat il y a quelques semaines, prouvant que dans notre pays les esprits sont encore assez peu enclins au changement (75% des personnes sondées par le Maine Libre estiment qu'il n'est pas utile de légiférer...).

C'est donc à l'initiative de Laetitia Charron, de l'association Né Sens, qu'auront lieu plusieurs rencontres autour de cette date du 30 avril.
C'est elle déjà qui anime les Peps' café, dont j'ai déjà parlé ici, déjà orientés vers une parentalité bienveillante.

Durant une semaine, les Sarthois pourront échanger et s'informer sur une autre éducation.
Hebergeur d'image
-le 28 avril: une projection-débat du film Amour et Châtiments, de Michel Meignan, en présence du réalisateur
Espace Scélia de Sargé-les-le-Mans, 20h30. Participation libre (réservation souhaitée par mail ou via ce formulaire)

-le 29 avril: Une journée ludique pour découvrir la coopération en jouant, à la Ludothèque Planet'jeux
10 rue de Funay, au Mans. de 9h30 à 12h et de 14h à 18h30.

Hebergeur d'image - le 30 avril: Table-ronde "Sans fessée, comment faire?"
au Rampe de Sargé, Rue de Bel-Air, de 20 h à 22h .

- le 2 mai: journée de partage en famille, pic-nique participatif, jeux et Peps Café.
Parc Yves Rouy, Espace Scélia, Sargé, de 12h à 16h.

Plus d'infos:
http://ne-sens.e-monsite.com/pages/projet-a-soutenir/des-projets-pour-le-30-04-15.html
http://ne-sens.e-monsite.com/,  ne.sens@yahoo.fr 
 Résa film : charron.laetitia72@gmail.com

lundi 17 novembre 2014

Adeline, animatrice d'ateliers de parentalité positive Faber et Mazlich

Les parents d'aujourd'hui tendent de plus en plus vers une nouvelle forme de parentalité, plus à l'écoute de leur enfant, plus respectueuse, sans toutefois voir sa progéniture se transformer en tyran domestique.Hebergeur d'imageSi la prise de conscience d'une volonté d'une "autre" parentalité est déjà un grand effort en soi, les ateliers de parents sont un soutien indéniable pour avancer dans ce cheminement parfois semé d'embûches. 
Des livres accessibles au grand public existent, comme ceux de Isabelle Fillozat ou des revues telles que Peps (j'ai parlé ici des Peps' café, dont la démarche se rapproche un peu de tels ateliers), ou les livres d'Adele Faber et Elaine Mazlich, qui s'adressent autant aux parents, qu'aux enseignants ou aux éducateurs. 
Au Mans, de tels ateliers se sont montés très récemment, dont ceux que dirige Adeline, qui répond ici à mes questions:






Mamomans: Peux-tu présenter ce que sont les ateliers Faber et Mazlich en quelques mots?

  Adeline: Les ateliers « parler pour que les enfants écoutent et écouter pour que les enfants parlent » que j’anime sont basés sur un livre du même nom écrit par Adèle Faber et Elaine Mazlish. Cet ouvrage s’inspire directement du travail d’un psychologue américain, Haim Ginott inscrit dans le courant de la psychologie humaniste.
Ces Ateliers se présentent sous la forme d’un cycle de 7 séances de 2H30 où se réunit un groupe de parents (ou non !). On se retrouve environ une fois par quinzaine.
Ces temps de rencontre ont pour objectif de développer ce que les auteures appellent « des habiletés ». En réalité, il s’agit de techniques de communication qui visent à améliorer les relations avec nos enfants et apprendre à communiquer autrement.
6 thématiques sont abordées sur 6 séances
1- L’accueil des émotions ou comment aider les enfants aux prises avec des sentiments pénibles.
2-     Susciter la coopération chez les enfants
3-     Comment éviter la punition
4-     Encourager l’autonomie
Hebergeur d'image
Adèle Faber et Elaine Mazlich
5-     Compliments et Estime de Soi
6-     Aider les enfants à cesser de jouer des rôles ou comment se débarrasser des étiquettes
La dernière séance est dédiée aux révisions, et au  bilan.

         Chaque séance se structure de la même manière. La première étape est la prise de conscience de nos habitudes, de l’impact que peuvent avoir nos paroles, nos attitudes sur la relation avec nos enfants.
 Dans la seconde phase, on découvre les habiletés via des Bandes dessinées qui n’ont pour vocation que d’être illustratives et de bien faire comprendre les habiletés.
 Enfin, on explore, on s’entraîne, on s’essaye à ces nouvelles habiletés par le biais d’exercices, de jeux de rôles.
 Chaque séance débute par le retour de ce qui s’est vécu à la maison, on débriefe tranquillement, chacun(e) exprime au groupe ses réussites et « ses ratés », c’est un moment très important car après tout, c’est à la maison que tout se joue.


M: A qui s'adressent ces ateliers ?

A: Ces ateliers s’adressent évidemment aux parents… Mais pas que … Ils s’adressent à tous les adultes qui sont amenés à croiser le chemin d’enfants ! (Sur chaque cycle des personnes n’ayant pas  forcément d’enfants mais dont l’univers professionnel est tourné vers eux, participent aux ateliers : personnes travaillant en crèches, dans le monde de l’enseignement, puéricultrice, assistante maternelle, animateur…)

M: Qu'est-ce qui t'a menée vers l'animation de ces ateliers?

A:  Le point de départ est sans aucun doute la naissance de mon premier enfant. Avec un Master II de Sciences de l’Education en poche, une longue expérience dans le domaine de l’animation, et même une expérience d’instit’ avec des élèves de maternelle à l'étranger, je pensais que mon rôle de maman ne serait pas trop dur à endosser, vous imaginez donc quelle a été ma surprise ! J’ai eu besoin de me nourrir et certainement de me rassurer via des lectures. J’ai ouvert la porte d'un univers qui m’a réellement passionnée. J’ai été remué par les livres d’Isabelle Filliozat, Catherine Dumonteil Kremer, Olivier Maurel, Aletha Solter, Alice Miller, … et les livres d’Adèle Faber et d’Elaine Mazlish. Ce qui est vraiment très intéressant avec ces deux derniers ouvrages c’est qu’ils proposent des outils ludiques, simples à mettre en œuvre, que je trouve « efficaces » alors qu’ils reposent sur des concepts qui sont finalement assez complexes. C’est pour moi, un fabuleux moyen de vulgariser la bienveillance et la communication non violente entre les gens.
Hebergeur d'image J’ai eu l’envie de partager tout cela avec d’autres personnes. Je me suis donc formée en Août 2012 avec l’organisme « l’atelier des parents » pour être en capacité d’animer ces ateliers. Je rajoute juste que mon rôle est bien celui d’animateur et non de formateur. En effet, je suis au même titre que les autres parents, en route sur mon chemin de parent, je ne suis pas une maman experte ! Comme je le dis aux groupes que j’anime, « parfois, souvent, c’est pas Faber et Mazlish à la maison ». Je connais bien la méthode théoriquement, je manipule bien les concepts ad hoc, c’est autre chose quand il s’agit de la vivre avec mes enfants en chair et en os. L’idée c'est bien de se mettre en route ensemble.


M: D'où vient selon toi l'engouement actuel pour ces ateliers de parentalité?

     A: C’est vrai que l’on sent les gens de plus en plus mobilisés autour des questions de bienveillance et dans l’envie de s’interroger sur la place de l’enfant, tant mieux ! Les découvertes de la science et notamment des neuro-sciences en matière de développement de l’enfant et de l’adolescent ne nous laissent plus le choix ! Il faut revisiter, dépoussiérer notre approche de la puériculture et de notre relation à l’enfant/l’adolescent. Pour moi, les ateliers de parents participent à cela. C’est aussi un moyen pour les parents de rompre l’isolement et les tabous, deux fléaux de notre société. Non, ce n’est pas évident d’être parent, non ce n’est pas que du bonheur et oui il est possible de faire autrement sans pour autant s’oublier soi-même ou bien encore  faire de nos enfants des petits monstres, soi-disant « pourris gâtés » ! Dans un univers médiatique où sont brandis les spectres de « l’enfant-roi », du « parent-parfait », difficile de composer son rôle de parent en toute liberté et en accord avec soi-même. Difficile aussi de ne pas se mettre la pression et de ne pas culpabiliser !
Les ateliers répondent tout simplement à ces besoins fondamentaux d’être ensemble, d’échanger et de partager.
    L’écueil dans lequel pourrait tomber le courant nommé « parentalité positive » est de nous nourrir cette course à la compétence parentale. Je pense qu’avant de développer la compétence parentale et ainsi, contribuer au culte de la performance dans laquelle notre société actuelle est largement ancrée, j’accentue énormément l’idée maîtresse défendue par les auteures autour de l’estime de Soi. C’est pour moi l’essentiel, tant pour les enfants que pour les parents. Mon engagement professionnel via mon activité principale enracinée dans l’Education Populaire nourrit ma réflexion et ma vision, certainement personnelle de ces ateliers. Les parents ont, en premier lieu, besoin de se sentir en confiance dans leur pratique, d’avoir une bonne estime d’eux-mêmes, les ateliers peuvent y contribuer car ils représentent un véritable espace de paroles.
 Il s’agit plus pour moi d’ateliers d’écoute, de soutien à la parentalité que le développement de « compétences parentales ». En tous les cas, c’est le sens que j’essaie de donner aux ateliers que j’anime.


M: Quels seraient les conseils les plus précieux de Faber et Mazlich selon toi?

A: Chaque habileté (Trente sont proposées) ne sera pas reçue de la même façon par chacun des participants. Chacun aura ses « habiletés préférées » et si l’une utilisée se montrera très efficace avec certains enfants, elles le seront beaucoup moins pour d’autres. A chacun de s’essayer.
  Pour ma part, beaucoup d'habiletés me sont utiles au quotidien. Mais au-delà des habiletés, trois idées phares m’ont particulièrement aidée.
   La première émane du premier chapitre du livre, concernant l’accueil des émotions. Il a agi comme un déclic. L’idée principale est l’importance d’écouter et d’accueillir les émotions ressenties pour les enfants (et notamment les sentiments négatifs tels que la colère, la tristesse, la frustration). Ici, il ne s'agit pas de comprendre, d’accepter, d’analyser ou bien encore de juger les émotions ressenties par les enfants, mais bien d’écouter, juste d’écouter. Les enfants n’ont pas besoin que l’on soit d’accord avec ce qu’ils ressentent mais ont besoin d’être entendus et par là-même écoutés et respectés en tant qu’être humain, nous plaçant dans une relation d’égale à égale en terme d’humanité. Pour moi, ça a eu l’effet d’une bombe, je n’avais plus à trouver la stratégie adéquate ou bien encore la raison qui avait provoqué « la crise », ou la souffrance mais écouté sa manifestation via les habiletés proposées. L'un des adages sur lesquels repose ce premier chapitre est « tous les sentiments sont légitimes, tous les comportements ne sont pas acceptables ». Les auteures l’illustrent avec un exemple concret « je vois combien tu es fâché contre ton frère, dis-le lui avec des mots pas avec tes poings ». Ainsi, on ne remet pas en question ce qui est ressenti par l’enfant, on peut lui demander néanmoins de modifier le comportement qui va avec.
Hebergeur d'image
  Deuxièmement, l’un des postulats qui traverse le livre est que la bienveillance commence par soi-même. Difficile d’enseigner à un enfant que l’on a le droit de se tromper, que l’erreur est source d’apprentissage si l’on montre dans le miroir un parent qui ne se pardonne pas ses propres erreurs. La bienveillance ici repose aussi sur la sincérité et l'authenticité de nos émotions et de leur expression, qui nous permettent, je trouve, d'être nous-même. Beaucoup d'habiletés se basent sur cette sincérité et authenticité de l'adulte sans lesquelles « ça sonne faux ». Beaucoup d'habiletés également nous encouragent à exprimer notre ressenti. On ne triche pas plus avec nos émotions qu'avec celles de nos enfants. L'idée c'est bien que l'erreur fait partie du processus dans une relation sincère et authentique, tous les ingrédients, à mon avis, pour tordre le cou au mythe du « parent-parfait ».
         Enfin, et là encore, il s’agit d’une idée qui traverse l’ensemble des ouvrages d’Elaine Faber et Adèle Mazlish est de réfléchir à la cohérence entre les moyens de communication que l’on emploie avec nos enfants et les objectifs que l’on se donne en terme d’éducation. Le passage du livre parle de lui-même :
« Il me semble clair que notre but principal est de trouver des façons d’aider nos enfants à être humains et forts. A quoi cela nous avancerait-il d’avoir éduqué un jeune enfant à être soigné, poli et charmant s’il est incapable de réagir devant la souffrance des autres ? Qu’a-t-on accompli si on a élevé un enfant brillant, un premier de la classe, qui utilise son intelligence pour manipuler les autres ? Et voulons nous des enfants tellement adaptés qu’ils sont d’accord avec une situation injuste ?
Comprenez moi bien : je ne m’oppose pas à ce qu’un enfant soit  poli, soigné et instruit. La question cruciale est pour moi la suivante : Quelles méthodes a-t-on utilisé pour parvenir à ces fins ? S’il s’agit d’insultes, d’attaques ou de menaces alors on peut être certain qu’on a aussi enseigné à cet enfant à insulter, attaquer, menacer et plier sous la menace.
Si d’un autre côté, on utilise des méthodes qui sont humanisantes alors on enseigne quelque chose de beaucoup plus important qu’une série de vertus isolées.
On montre à l’enfant comment être une personne, un être humain qui peut conduire sa vie avec force et dignité. »
Haim Ginott, cité par Adèle Faber et Elaine Mazlish, dans  « Parents Epanouis, Enfants Epanouis »



Merci à Adeline pour ses réponses, que j'ai trouvées passionnantes!


Renseignements:

Nous sommes deux animatrices (à ma connaissance) dans la Sarthe

Adeline rousseau
06 77 11 41 55
à Parigné L’Evêque
90€ et 12€ de cahier pédagogique 


et Marie-Christine Loiseau
Le Mans



lundi 14 juillet 2014

L'allaitement easy

3 enfants, 3 allaitements, tous différents. Des débuts (très très cahotiques) avec ma première à l'allaitement "les doigts dans le nez", de mon dernier, de l'eau a coulé sous les ponts. Et j'ai appris beaucoup, à droite à gauche, à la maternité, en faisant, sur internet, des copines, de mes bébés, surtout.
Ca me paraît encore ahurissant maintenant, mais j'ai démarré mon premier allaitement sans aucune préparation. Je n'avais pas ouvert un seul livre, et j'avais "séché" le cours de préparation à l'accouchement sur ce sujet. J'arrivais donc comme une fleur le jour de la naissance de la Zo, en me disant que c'était la chose la plus naturelle du monde (ça l'est, au demeurant), et que ça irait tout seul. Et bien non. Ca a été dur. Douloureux. A en pleurer, jusqu'au sang, je la nourrissais en serrant les dents, ne comprenant même pas comment on pouvait allaiter avec le sourire, comme dans les magazines.
Hebergeur d'image
Aujourd'hui, j'ai le recul et les ressources nécessaires pour aborder avec sérénité cet allaitement, et le faire durer le plus longtemps possible, si tout va bien.

Mais il est encore si difficile de trouver les bonnes informations, ces petits conseils si simples et pourtant si évidents, qui sauvent un allaitement!

Avant: Difficile de connaître la tournure que prendra un allaitement, mais à l'évidence, il faut se renseigner AVANT (pas comme moi). Donc on peut déjà assister à une réunion de la Leche league (les dates des réunions ici), ou de toute autre association de soutien à l'allaitement, pour entendre le vécu d'autres mamans allaitantes. Pour peu qu'on en ait pas connu dans son entourage, c'est important de connaître ce qu'inclut au quotidien un allaitement.
Pas de livre en particulier à vous conseiller ici, sinon l'Art de l'allaitement maternel, disponible en poche, qui regroupe énormément de témoignages et d'articles sur des thèmes précis.

Le démarrage: Dès les premières minutes, les yeux dans les yeux avec votre bébé, ça y est l'aventure commence. Il s'apprête à faire sa première tétée, avec l'appréhension de la nouveauté, et l'impression d'une évidence, on se lance.
N'hésitez pas à solliciter les sages femmes (qui normalement doivent être formées correctement à cela), afin de venir vérifier la position de votre bébé. Car la source des débuts d'allaitement difficiles c'est elle: la position, dans une grande partie des cas. Et un souci mal réglé, une douleur qu'on laisse traîner, c'est un problème qui risque de s'aggraver avec une maman tendue, un bébé qui tête moins efficacement...le cercle vicieux.
La bouche doit être bien ouverte, les lèvres retroussées, le nez en le menton contre le sein (non il n'étouffera pas!), et la tête fléchie vers le haut.
Hebergeur d'image
La position "transat"
Pour ça, une position géniale, que j'ai pratiquée un bon mois avec Mr G, c'est le Biological nurturing, ou BN, ou transat. Quesaco? En fait c'est tout simplement la position dans laquelle se trouve le bébé lorsqu'on le pose sur votre ventre, allongé en "transat" comme son nom l'indique, sur vous, la tête vers le haut. De cette manière, en hyper extension, il va positionner sa tête naturellement au lieu de l'enfouir vers le sein, comme c'est souvent le cas avec la position classique de "madone", ce qui peut engendrer des douleurs et des crevasses.
J'ai ainsi pu soulager des crevasses déjà existantes grâce à cela!
Et si crevasses il y a, on peut les soigner à l'aide de pansements au lait maternel. Pour cela, imbiber des compresses de son lait, et le placer sur le sein endolori, en emballant le tout de film étirable. Glamour assuré. Ainsi la blessure reste en milieu humide, et cette macération empêche de former une croûte qui lorsqu'elle est arrachée par la succion du bébé...enfin je vous laisse imaginer, c'est atroce.
De fait, et c'est l'avantage du séjour à la maternité, usez et abusez des professionnels de la maternité. Oui, parfois les avis sont divergents, mais parfois un mot un geste, un conseil, une attention, et on reprend confiance. Et il y a parfois sur place des sages-femmes titulaires d'un DU en lactation humaine  (il y en a deux à l'hôpital du Mans) ou des consultantes en lactation IBCLC, détentrice d'un diplôme international en allaitement, qui sont les "expertes" en la matière et sauront vous orienter au mieux (la liste ici, mais il manque certains contacts, notamment les deux consultantes de la Sarthe!).
La nuit, cododo obligatoire, si je peux dire (et si on est à l'aise avec ça), c'est plus reposant pour tout le monde, et c'est tellement agréable!
Attention aux visites, la fatigue étant l'ennemie n° 1 de l'allaitement, et on n'est pas forcément à l'aise pour faire une mise au sein devant tonton Roger, alors on peut reporter à quelques jours les allées venues!

La suite

L'allaitement mettra plusieurs jours, plusieurs semaines pour se lancer totalement, et se faire sans heurts et sans douleurs. En théorie, vers les 1 mois du bébé, on est un peu plus tranquille et on peut allaiter un peu partout, sans trop se poser de questions.
Sauf que voila, il peut toujours y avoir des petits soucis, engorgements, réflexe d'éjection fort, bébé qui mord, pics de croissances (à 1 semaine, 1 mois, 3 mois, 6 mois, comme les tailles de bodies!) avec un bébé qui tête non stop...
Hebergeur d'image
Le conseil à donner, c'est de se faire toujours bien entourer, de sonner à toutes les portes qui sauront vous aiguiller avec bienveillance, que ce soit une sage-femme avec qui vous êtes à l'aise, une consultante en lactation, un généraliste, une amie qui a mené un allaitement réussi, une mère, une puer de la PMI...et on se méfie des conseils bien intentionnés mais chargés de négativité...("tu devrais lui donner un biberon, c'est plus simple", "laisse la brailler, ça lui fait les poumons", "il tête ENCORE???").
Et on n'hésite pas à fréquenter des groupes de soutien, réels ou virtuels, il en existe pléthore sur internet, et la Leche league est présente dans chaque grande ville, et d'autres plus petites communes, c'est rassurant de voir que d'autres personnes ont les mêmes problématiques que nous!
La ligne de soutien de la LLL est une ressource indispensable lorsqu'on a une interrogation et personne à portée de main pour y répondre (même les dimanches et jours fériés!), le no est le 01 39 584 584.
Et puis on se fait confiance, on écoute son bébé, chaque enfant est différent, mais avec de l'écoute, du repos et  du bon sens, on peut aller loin!

(et je reviens dans quelques semaines pour un article sur l'allaitement et la reprise du travail!)

samedi 31 mai 2014

Les PEPS cafés, des rencontres autour de la parentalité

Il y a bientôt deux ans, à l'initiative de Catherine Dumonteil-Kremer, l'auteur de "Une nouvelle autorité, sans puntition ni fessée" ou de "Poser des limites à son enfant" est paru pour la première fois Peps, le magazine de la parentalité positive.
Hebergeur d'imageDiffusé pour l'instant seulement par abonnement ou au numéro, en commandant sur internet ou par courrier, et dans quelques points de vente physiques, ce trimestriel a rapidement connu un beau succès.
Dans la lignée d'autres publications comme "Grandir autrement", il a pour vocation de diffuser des informations et de proposer des clés ou simplement de la matière à réflexion aux parents qui souhaitent aborder l'éducation de leurs enfants par le biais de la non-violence éducative.
Bien loin des habituels magazines pour parents, qui n'offrent qu'une vitrine aux marchands de puériculture et finissent par ne ressembler qu'à des catalogues ou à une série de conseils -erronés, le plus souvent- Peps fait plaisir à lire.

Même si chacun y trouvera un intérêt différent, et n'adhèrera pas forcément avec tous les propos ou les idées qui y sont exprimés, il offre une alternative intéressante au modèle d'éducation "autoritaire" qui est toujours aujourd'hui la norme.
Je l'ai déjà évoqué dans cet article (qui fait encore réagir, plusieurs mois après, et pas toujours positivement), pour moi, l'idéal de la relation avec ses enfants doit passer par la bienveillance, l'écoute et la compréhension des émotions de l'enfant, sans violence, sans fessée, sans coups. Mais cela nécessite un long travail sur soi, d'abord, et un niveau de disponibilité qu'il est parfois difficile d'atteindre, avec le degré de fatigue qui est souvent le nôtre.
Hebergeur d'image
C'est pourquoi il est plutôt positif de voir que des ressources existent et se diffusent de plus en plus, que d'autres parents sont sensibles à cette prise de conscience, et internet (ici par exemple) a certainement permis à des réseaux de parents de se former et a permis l'entraide lorsqu'on est à bout, qu'on ne trouve plus de solution, que notre terribeultou, jadis si mignon est transfiguré dans un remake de l'exorciste à la moindre contrariété.

C'est pourquoi les PEPS cafés se sont montés petit à petit afin de réunir les lecteurs du magazine, en "vrai", et d'échanger autour des thèmes abordés, ou d'autres sujets de discussions axés "éducation non violente".
C'est Laetitia Charron, qui est à l'initiative de ces rencontres au Mans, et s'est jointe aujourd'hui à l'association Né-sens pour proposer ces réunions à son domicile de Sargé.
Au fil de ses déménagements entre Le Mans et les Pyrénées, Laëtitia a eu l'occasion de fréquenter des groupes d'aide à la parentalité qui ont pu la guider dans ses choix et lui apporter le soutien nécessaire. C'est d'abord par le biais de la Leche league, la célèbre association d'aide à l'allaitement, qu'elle mettra le pied dans le maternage, avant de côtoyer d'autres groupes de parole ou de suivre les forums ou les listes de diffusion, qui avant les réseaux sociaux faisaient le lien virtuel entre les parents en demande de soutien.
Hebergeur d'imageLe maternage l'a amenée à faire des choix qui aujourd'hui encore, peuvent sembler à contre-courant de la tendance générale. Après un accouchement difficile, elle fera le choix d'une naissance à la maison pour son troisième enfant, enfants qui suivront un temps une scolarité dans des écoles Steiner.

Mais en revenant en Sarthe, elle n'a pas retrouvé de groupe d'aide à la parentalité qui lui correspondait, c'est pourquoi les PEPS cafés étaient une bonne réponse à ce manque.
 C'est aussi parce qu'elle souhaite à présent soutenir la parentalité, transmettre ce qu'elle a reçu et appris, notamment en formation (Faber&Mazlish, Gordon, Filliozat ), partager ses valeurs/expériences/aléas de mère de 4 enfants, et surtout en faire son métier (accompagnante en parentalité, voire coach parental quand elle aura fini son parcours de formations à l'EIREM l'école d'Isabelle Filliozat) qu'elle a eu envie de créer des PEPS Cafés en Sarthe et de participer activement au développement de Né Sens avec la création de cercles de paroles pour les parents (à venir...).
Autour d'un thé et en présence des enfants, ces rencontres laissent place au débat et à la discussion, dans le respect de chacun et l'écoute.
La deuxième édition a eu lieu ce mois-ci, et si je n'ai pas encore eu l'occasion d'y participer, ce sera certainement bientôt le cas!





Prochaines dates au Mans, et dans bien d'autres départements, à surveiller ici: http://pepsmagazine.com/ou-trouver-les-pepscafe/
http://pepsmagazine.com/
http://www.cdumonteilkremer.com/
Et pour contacter Laetitia: Laetitia CHARRON, Consultante en Parentalité & Education - Approche empathique de l'enfant
charron.laetitia72@gmail.com...PEPS'Mans vôtre!
https://lelienalenfant.wix.com/laetitiacharron

mercredi 7 mai 2014

Comment (sur)vivre avec trois enfants

Un enfant, on vous félicite, c'est super! Deux enfants, chouette, un petit frère, une petite sœur! Trois enfants: wow, vous avez du courage...nous on pourrait pas, on n'en peut plus.

Hebergeur d'image
Voila en gros ce qu'on peut entendre lorsque l'on annonce l'arrivée d'un nouvel enfant. Le petit troisième, il est souvent un peu plus "réfléchi" que les autres. Deux enfants, c'est pratique, un dans chaque main pour traverser, un par parent pour faire à dada...mais trois, les choses se compliquent. Vraiment?

Non, attendez. Je vais vous l'annoncer, la vérité absolue. Ce qu'on n'a jamais osé vous dire. L'impensable révélation. La vie avec un 3e, c'est 1000 fois plus simple que l'arrivée d'un premier enfant.
True story. On me l'avait dit: un troisième, ça s'élève tout seul, il suit, y'a rien à faire, on le pose là, et il est cool. Je n'y croyais pas. Et bien si.
Alors on est peut-être des grands veinards, et peut-être que Mr. G est le plus adorable des bébés (oui, il l'est!). Mais tout cela tient à quelques petites choses, qui font aborder cette transition beaucoup plus facilement.

-On est plus chevronné avec un troisième qu'au premier. Ça paraît une évidence, mais ça se ressent tout de suite. Nos connaissances, nos convictions bien assises cette fois, nous permettent d'avancer sereinement, et de trouver tout de suite les arguments chocs, si besoin est de justifier nos choix.
Non, on ne l'écrasera pas en cododotant. Oui l'allaitement, c'est prévu jusqu'au bachot. Au moins.

- On est zen, de toute façon, tout ça on l'a déjà fait. Toutes ces petites épreuves déjà vécues, on sait qu'elles ont une fin, et on sait à peu près comment les aborder. Et ça c'est énorme. Le guide du jeune parent (le vrai, le bon), n'existant toujours pas en librairie et n'étant toujours pas donné à la sortie de la maternité, au 3e, on est à peu près averti.

- De toute façon, les grands nous prennent déjà 80% de notre temps/énergie, et encore je suis gentille. Honnêtement, la partie difficile, c'est eux. Trouver leur place dans la fraterie, la famille, accueillir ce petit truc qui vient squatter une pièce de la maison, accepter une maman et un papa moins disponibles (avec un temps de présence encore moins élevé chez les mamans qui allaitent, il faut l'avouer, mais on peut faire plein de trucs en allaitant, sisi!), c'est pas facile par eux.
Et si possible essayer de garder un petit moment spécial avec chacun d'eux. Avec ou sans bébé, si possible, une petite sortie au ciné, une simple virée au parc...un moment pour échanger, en "tête à tête", ou presque...

- On est enfin organisé! Enfin, presque, chez nous. Et le célèbre adage "il dort, tu dors" on l'applique enfin! Là pas le choix, c'est une question de survie. Alors oui, on court toujours faire 36 choses à la fois dès qu'il pique un petit roupillon. Mais la sieste de l'aprèm, c'est sacré.
Je note tout sur l'appli calendrier de mon portable, avec une petite alerte qui me rappelle mes rendez-vous sage-femme, pédiatre, coiffeur (oui, avec un tout-petit, c'est possible! il dort au rythme des sèche-cheveux, un mystère de la science encore irrésolu!). Sans ça, mon cerveau de poule n'enregistre rien. SNU, on vous dit.

- On délègue! Hé oui, on s'est (enfin?) décidé à prendre une femme de ménage, puisque la CAF peut prendre en charge une (grosse) partie des frais lorsqu'un dossier est monté avec un organisme agréé (l'ADMR en ce qui nous concerne), après l'accouchement. Et c'est un vrai plus, un gros mieux dans notre vie! J'avoue je DÉTESTE faire le ménage, et passer mon rare temps sans bébé dans les bras avec un balai à la place, pas envie. Là, elle passe deux fois par semaine, et mon logis n'a jamais été aussi bien tenu, c'est un vrai bonheur. Et l'époux qui est souvent parti loin et n'a pas du tout envie d'y passer ses week-ends est ravi aussi! Là, je n'ai que 5€/ heure à notre charge, c'est peu pour un grand bénéfice! (et ça motive les gamins pour ranger leurs chambres!).
Et sachez que ces services peuvent aussi être proposés aux femmes enceintes (si j'avais su!).
Sinon, vous pouvez ajouter à la liste de naissance ces "carnets de chèque" spécial accouchement, avec des menus services à rendre à la maman. Une jolie idée ici.

-On ne s'oublie pas non plus! Hé oui, le coiffeur, l'esthéticienne, comme précisé plus haut, avec un tout petit qui écrase ses 3 heures et se rendort après une tétée, c'est faisable! A vous de relever ses horaires, et voir quels créneaux sont plus cools. Ça fait du bien au moral, et ça fait une sortie!
De même, comme je le disais ici, on a tout intérêt à sortir au resto avec un tout-petit, car passé le stade des un an, on oublie ça! La nul besoin de lui courir après, il bouge pas, et l'écharpe est la garantie d'un bébé tout calme (même si les miettes sur la tête c'est pas top).

Hebergeur d'image
Et vous les parents détenteurs d'une carte famille nombreuse, des conseils?

mardi 4 février 2014

Né sens, association pour les parents

Il y a quelques années (déjà!) de cela, j'avais déjà évoqué par ici les ateliers de massages Shantala pour bébés que Dorine proposait dans la région. J'avais aimé ces petits moments de douceur avec le Boy, tout petit à l'époque.
Hebergeur d'image
Dorine © Né-sens
Après un nouveau bébé, Dorine a monté une nouvelle association loi 1901 en décembre dernier, autour de la périnatalité, de la parentalité et du bien-être, qu'elle a joliment baptisée "Né-sens".

Son but? Aider à accompagner la naissance, des parents et de leurs enfants. Hé oui, on ne naît pas parents, on le devient!
Pour l'instant, les activités de cette association sont plutôt tournées vers la périnatalité, puisque Dorine propose un accompagnement en tant que doula, avant, pendant la grossesse-et parfois pendant l'accouchement, et après. Mais ce n'est pas tout! Elle propose également des massages pré-conception, par exemple, ou pour future maman, des soins Rebozo, des blessing ways...comment, ça parle chinois pour vous? Essayons d'y voir plus clair...

La doula

Une doula, tout d'abord qu'est-ce que c'est? C'est une femme (ou un homme!) souvent mère, mais pas forcément, qui accompagne les couples ou les mamans solos, pendant leur grossesse.
Elle a suivi une formation au sein de l'Institut Doula de France (Dorine en fait bien sûr partie, et a signé la charte: http://doulas.info/association/charte/), et a au moins participé à un premier module, concernant l'éthique et la législation.
Elle n'est pas censée pratiquer d'acte médical. Elle n'est ni gynéco, ni sage-femme. Pour qu'un diagnostic puisse être posé chez la future mère, elle sera orientée vers les personnels compétents. Sa parole a valeur de conseil, pour les positions à emprunter pour soulager les douleurs du travail, ou l'allaitement par exemple. Mais elle ne doit pas orienter les parents vers certains choix particuliers.
Son intervention est une aide dans le quotidien, une écoute, elle accueille les émotions.
Elle prend du temps à des moments sensibles de cette période de la vie, là où les médecins et les sages-femmes en ont si peu à nous consacrer...Et contrairement à des idées reçues, son travail ne se limite pas à l'accouchement à domicile! En accord avec le personnel de la maternité, elle peut être présente comme soutien physique et émotionnel, lors de l'accouchement.

Les massages Ayurvédiques

Dorine pratique également les massages Ayurvédiques, d'origine indienne, comme leur nom l'indique, à partir du 4e mois de grossesse, et également en post-natal, 2 à 3 semaines après l'accouchement (1 mois environ après une césarienne). Quelque chose me dit que je vais en avoir besoin, tiens! Ces moments "à soi", de détente et de remise en forme (avant ou après l'accouchement, on est rarement à 100% de son potentiel, soyons honnêtes...), sont une nécessité, j'en suis de plus en plus persuadée!


Hebergeur d'image
© Né-sens



Les soins Rebozo

D'origine mexicaine, ceux-ci se pratiquent à l'aide d'un long foulard, le rebozo, aux multiples usages. Il s'agit d'un soin féminin qui dure 2H30 avec un massage à 4 mains, hammam, serrage avec le rebozo de 7 points du corps et tisane en fil rouge. Convient à toute femme qui veut clore une page de sa vie pour avancer vers une nouvelle (comme d'une grossesse à une vie de maman par exemple) En soutien du ventre pendant la grossesse, ou entourant des zones spécifiques pendant la grossesse et le travail, le rebozo soulage la femme enceinte par des mouvements de bercements...et peut resservir comme écharpe de portage par la suite! pratique!

Le blessing way

De plus en plus en vogue, et en provenance des Etats-Unis cette fois, inspiré par les coutumes des indiens Navajos, ce rituel à destination des futures mamans permet de créer un moment relaxant, en compagnie de ses amies, où plusieurs activités lui seront proposées: moulage du ventre, soins, partage de messages et de poèmes, conception d'un collier d'accouchement, fait de perles réunies offertes par ses amies...les possibilités sont multiples. Afin de créer un moment de fête avant cet événement exceptionnel.
Hebergeur d'image
© Né-sens

D'autres activités et ateliers encore sont prévus par la suite, comme des ateliers de parentalité autour de la communication bienveillante (de type Faber & Mazlich), ou sur d'autres thèmes, mais en privilégiant toujours le partage et la transmission.
Des ateliers collectifs ou individuels, de massages pour bébés par exemple, peuvent être proposés à domicile, puisque Dorine se déplace sur toute la Sarthe.

Il est bien sûr possible de rejoindre l'association, afin de bénéficier de tarifs préférentiels et d'être tenu au courant des rencontres organisées, pour un montant de 7€.

Pour plus d'infos: http://ne-sens.e-monsite.com/