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mardi 27 octobre 2015

Le Physiocarrier, de Je porte mon bébé

Depuis nos débuts en tant que parents, nous avons essayé de nombreux moyens de portage. Du "non-physio" à l'écharpe extensible, du mei-tai au préformé...j'ai tout testé, ou presque! J'ai d'ailleurs évoqué mes coups de coeur il y a déjà quelques années, ici.
Hebergeur d'imageDepuis, Mr G est venu rejoindre notre troupe, et j'ai pu réutiliser avec une grande joie tous ces jolis portes-bébés, et quelques petits nouveaux, en privilégiant les écharpes tissées dès la naissance cette fois-ci. Sans compter la Petite écharpe sans nœud, qui nous a accompagné dès la maternité...
Un portage un peu différent, moins intensif, c'est vrai (changements de vie oblige), mais toujours adapté aux différents moments de sa vie et de le notre, au moment de la journée, à l'usage qui en est fait...

Passé un an, les moments de portages se font plus rares, mais toujours indispensables dans certains cas.
Ainsi pour nos petites virées en forêt, à la mer ou à Paris, nous avons toujours laissé la poussette au placard et misé sur le préformé, qui nous correspond bien à moi et à l'époux. C'est d'ailleurs le seul moyen de portage qu'il tolère!

Et au printemps dernier, justement, c'est un tout nouveau préformé qui voyait le jour, annoncé de trèèès longue date sur les réseaux sociaux, attendu par les fans de la marque: le Physiocarrier de Je porte mon bébé...

Il faut dire qu'entre JPMBB et moi, c'est une vieille histoire d'amour: d'un petit flyer laissé à la maternité des Bluets, se sont ensuivies 7 années de portage quasi ininterrompues: du premier modèle d'écharpe stretch, toujours belle comme au premier jour (on est vite gagas de nos écharpes, sachez-le), au sling qui a accueilli Mr G dès le lendemain de sa naissance, ça créé des liens. Mon premier atelier de portage, c'était chez eux, en 2011...
Hebergeur d'image
Le "PC" pour les intimes, je n'en avais pas besoin, c'est vrai, mon Boba tenait encore la route, mais j'avais envie de faire un dernier caprice, un dernier craquage, histoire de boucler la boucle...

Le jour de la mise en pré-vente des premiers modèles sur leur site en ligne, nous étions une armée de dingos arrimées à nos claviers, en train de rafraîchir la page frénétiquement...et je pense être une des toutes premières (sinon la preums!), à l'avoir acquéri!





Mamaime

Pourquoi je l'aime ce fameux Physiocarrier? Essayons d'être exhaustifs:

Parce que...

- Il a un beau coloris, neutre mais avec la petite touche de couleur propre aux premières écharpes, avec la fameuse poche emblématique de l'écharpe "originale"!
J'ai choisi le modèle noir poche iris, il est vraiment superbe, et reste assez mixte pour être porté par les deux conjoints (de toute façon j'aime pas le rose).
-Il est à la fois soutenant et souple: Je retrouve la sensation "stretch", de l'écharpe et de la PESN, mais avec une épaisseur de tissus nécessaire à la sécurité et à une sensation de "soutenance" maximale. L'arrondi du dos du bébé, dans les premiers mois, est ainsi bien respecté, contrairement à certaines toiles de préformés qui imposent une position trop tôt.
Hebergeur d'image-Il est aussi simple à utiliser...que n'importe quel préformé! Je ne les connais pas tous, mais le système de boucles est quand même assez ingénieux pour être installé en deux temps trois mouvements, et ça, c'est un vrai plus (hein papa). Pas besoin d'avoir fait Harvard option nœud pour réussir, un débutant y arrivera très bien.
-Même sur le dos, c'est un porte bébé qui sait se faire oublier. J'ai l'avantage d'avoir un bébé poids plume (19 mois et à peine plus de 10 kg), mais je n'ai jamais ressenti de douleurs avec lui.
J'ai même porté Mr G ventre à ventre pendant plusieurs heures, il avait déjà 15 mois! Même pas mal!
- Il est peu encombrant, une poussette prend la place, d'au moins, allez, 15 PC au bas mot!
- C'est vraiment un des meilleurs investissements faits parmi tous les articles de puériculture achetés. Ce modèle est même prévu pour servir dès la naissance, avec un "booster", sorte de petit coussin qui se place sous les fesses de bébé. Je ne l'ai pas acheté, Mr G étant déjà bien âgé lorsque j'ai fait son acquisition.
Il est prévu jusqu'à environ 20kg, donc j'ai de la marge!
-Il fait "habillé" malgré ses multiples attaches. Les écharpes rivalisent de classe et de glamour, entre les motifs sublimes et les matières alliant soie ou cachemire (compter le prix d'un pack trio pour celles-là, au moins!). Les porte-bébés préformés tiennent eux parfois plus du sac à dos que du joli accessoire de mode. Or cela a une importance, si on porte un peu beaucoup. Les couleurs et le côté "stretch" lui confèrent une touche assez classe. Les bretelles ne sont pas trop larges, donc il reste plutôt "discret".
- Son mode été/hiver est bien pratique! Avec la canicule qui a sévi cette année, j'ai bien apprécié la position "aérée" porte-bébé, puisque la poche de tissus se dézippe pour laisser voir une poche en filet qui évite à tout le monde de trop transpirer!
On peut même admirer la position grenouille du bébé, c'est rigolo.
- Il est physiologique, bien sûr et avant tout, comme son nom l'indique. C'est le crédo de la marque depuis ses débuts, il ne pouvait en être autrement. Pas de position face au monde possible, une sur le côté si vous voulez (je n'ai jamais testé!), mais un respect total de la position des jambes en "grenouille" de l'enfant. La position assise va de soi lorsque le bébé est contre vous, et on le sent bien à l'aise!


Mamaimemoins

Quelques petits "défauts" qui n'en sont pas vraiment, tant on frôle ici la perfection, mais des petits "moins" qui n'altèrent en rien la qualité de portage:

- le "filet", qui correspond à la position été du Physiocarrier est pratique quand il fait chaud, comme je l'ai dit plus haut, mais est un chouilla inesthétique. Peut-être que le rendu gagnerait à être modifié, avec un maillage plus fin par exemple.
Hebergeur d'image

-les lanières sont longues, très longues, voir un peu trop! si c'est top pour un réglage sur mesure, quelque soit le gabarit du porteur, sans être très fine, j'ai souvent de très grand morceaux de lanières qui me restent entre les mains. L'époux a su trouver une astuce: il les a nouées pour en faire des poignées, comme sur un sac de rando. Quel génie. Pour le brevet, JPMBB, contactez-moi, je transmettrai.


Alors, convaincus?


Physiocarrier, de Je porte mon bébé, disponible sur tous les bons sites de portage en ligne, à commencer par Jeportemonbébé.com, of course, et La maison du porte bébé (je vous parraine si vous le souhaitez, contactez moi par mail). 
Chez Oxybul, et peut-être un jour dans tous les bons magasins de puériculture...
environ 125€ pour le modèle en coton, et 135€ en similicuir.

lundi 17 novembre 2014

Adeline, animatrice d'ateliers de parentalité positive Faber et Mazlich

Les parents d'aujourd'hui tendent de plus en plus vers une nouvelle forme de parentalité, plus à l'écoute de leur enfant, plus respectueuse, sans toutefois voir sa progéniture se transformer en tyran domestique.Hebergeur d'imageSi la prise de conscience d'une volonté d'une "autre" parentalité est déjà un grand effort en soi, les ateliers de parents sont un soutien indéniable pour avancer dans ce cheminement parfois semé d'embûches. 
Des livres accessibles au grand public existent, comme ceux de Isabelle Fillozat ou des revues telles que Peps (j'ai parlé ici des Peps' café, dont la démarche se rapproche un peu de tels ateliers), ou les livres d'Adele Faber et Elaine Mazlich, qui s'adressent autant aux parents, qu'aux enseignants ou aux éducateurs. 
Au Mans, de tels ateliers se sont montés très récemment, dont ceux que dirige Adeline, qui répond ici à mes questions:






Mamomans: Peux-tu présenter ce que sont les ateliers Faber et Mazlich en quelques mots?

  Adeline: Les ateliers « parler pour que les enfants écoutent et écouter pour que les enfants parlent » que j’anime sont basés sur un livre du même nom écrit par Adèle Faber et Elaine Mazlish. Cet ouvrage s’inspire directement du travail d’un psychologue américain, Haim Ginott inscrit dans le courant de la psychologie humaniste.
Ces Ateliers se présentent sous la forme d’un cycle de 7 séances de 2H30 où se réunit un groupe de parents (ou non !). On se retrouve environ une fois par quinzaine.
Ces temps de rencontre ont pour objectif de développer ce que les auteures appellent « des habiletés ». En réalité, il s’agit de techniques de communication qui visent à améliorer les relations avec nos enfants et apprendre à communiquer autrement.
6 thématiques sont abordées sur 6 séances
1- L’accueil des émotions ou comment aider les enfants aux prises avec des sentiments pénibles.
2-     Susciter la coopération chez les enfants
3-     Comment éviter la punition
4-     Encourager l’autonomie
Hebergeur d'image
Adèle Faber et Elaine Mazlich
5-     Compliments et Estime de Soi
6-     Aider les enfants à cesser de jouer des rôles ou comment se débarrasser des étiquettes
La dernière séance est dédiée aux révisions, et au  bilan.

         Chaque séance se structure de la même manière. La première étape est la prise de conscience de nos habitudes, de l’impact que peuvent avoir nos paroles, nos attitudes sur la relation avec nos enfants.
 Dans la seconde phase, on découvre les habiletés via des Bandes dessinées qui n’ont pour vocation que d’être illustratives et de bien faire comprendre les habiletés.
 Enfin, on explore, on s’entraîne, on s’essaye à ces nouvelles habiletés par le biais d’exercices, de jeux de rôles.
 Chaque séance débute par le retour de ce qui s’est vécu à la maison, on débriefe tranquillement, chacun(e) exprime au groupe ses réussites et « ses ratés », c’est un moment très important car après tout, c’est à la maison que tout se joue.


M: A qui s'adressent ces ateliers ?

A: Ces ateliers s’adressent évidemment aux parents… Mais pas que … Ils s’adressent à tous les adultes qui sont amenés à croiser le chemin d’enfants ! (Sur chaque cycle des personnes n’ayant pas  forcément d’enfants mais dont l’univers professionnel est tourné vers eux, participent aux ateliers : personnes travaillant en crèches, dans le monde de l’enseignement, puéricultrice, assistante maternelle, animateur…)

M: Qu'est-ce qui t'a menée vers l'animation de ces ateliers?

A:  Le point de départ est sans aucun doute la naissance de mon premier enfant. Avec un Master II de Sciences de l’Education en poche, une longue expérience dans le domaine de l’animation, et même une expérience d’instit’ avec des élèves de maternelle à l'étranger, je pensais que mon rôle de maman ne serait pas trop dur à endosser, vous imaginez donc quelle a été ma surprise ! J’ai eu besoin de me nourrir et certainement de me rassurer via des lectures. J’ai ouvert la porte d'un univers qui m’a réellement passionnée. J’ai été remué par les livres d’Isabelle Filliozat, Catherine Dumonteil Kremer, Olivier Maurel, Aletha Solter, Alice Miller, … et les livres d’Adèle Faber et d’Elaine Mazlish. Ce qui est vraiment très intéressant avec ces deux derniers ouvrages c’est qu’ils proposent des outils ludiques, simples à mettre en œuvre, que je trouve « efficaces » alors qu’ils reposent sur des concepts qui sont finalement assez complexes. C’est pour moi, un fabuleux moyen de vulgariser la bienveillance et la communication non violente entre les gens.
Hebergeur d'image J’ai eu l’envie de partager tout cela avec d’autres personnes. Je me suis donc formée en Août 2012 avec l’organisme « l’atelier des parents » pour être en capacité d’animer ces ateliers. Je rajoute juste que mon rôle est bien celui d’animateur et non de formateur. En effet, je suis au même titre que les autres parents, en route sur mon chemin de parent, je ne suis pas une maman experte ! Comme je le dis aux groupes que j’anime, « parfois, souvent, c’est pas Faber et Mazlish à la maison ». Je connais bien la méthode théoriquement, je manipule bien les concepts ad hoc, c’est autre chose quand il s’agit de la vivre avec mes enfants en chair et en os. L’idée c'est bien de se mettre en route ensemble.


M: D'où vient selon toi l'engouement actuel pour ces ateliers de parentalité?

     A: C’est vrai que l’on sent les gens de plus en plus mobilisés autour des questions de bienveillance et dans l’envie de s’interroger sur la place de l’enfant, tant mieux ! Les découvertes de la science et notamment des neuro-sciences en matière de développement de l’enfant et de l’adolescent ne nous laissent plus le choix ! Il faut revisiter, dépoussiérer notre approche de la puériculture et de notre relation à l’enfant/l’adolescent. Pour moi, les ateliers de parents participent à cela. C’est aussi un moyen pour les parents de rompre l’isolement et les tabous, deux fléaux de notre société. Non, ce n’est pas évident d’être parent, non ce n’est pas que du bonheur et oui il est possible de faire autrement sans pour autant s’oublier soi-même ou bien encore  faire de nos enfants des petits monstres, soi-disant « pourris gâtés » ! Dans un univers médiatique où sont brandis les spectres de « l’enfant-roi », du « parent-parfait », difficile de composer son rôle de parent en toute liberté et en accord avec soi-même. Difficile aussi de ne pas se mettre la pression et de ne pas culpabiliser !
Les ateliers répondent tout simplement à ces besoins fondamentaux d’être ensemble, d’échanger et de partager.
    L’écueil dans lequel pourrait tomber le courant nommé « parentalité positive » est de nous nourrir cette course à la compétence parentale. Je pense qu’avant de développer la compétence parentale et ainsi, contribuer au culte de la performance dans laquelle notre société actuelle est largement ancrée, j’accentue énormément l’idée maîtresse défendue par les auteures autour de l’estime de Soi. C’est pour moi l’essentiel, tant pour les enfants que pour les parents. Mon engagement professionnel via mon activité principale enracinée dans l’Education Populaire nourrit ma réflexion et ma vision, certainement personnelle de ces ateliers. Les parents ont, en premier lieu, besoin de se sentir en confiance dans leur pratique, d’avoir une bonne estime d’eux-mêmes, les ateliers peuvent y contribuer car ils représentent un véritable espace de paroles.
 Il s’agit plus pour moi d’ateliers d’écoute, de soutien à la parentalité que le développement de « compétences parentales ». En tous les cas, c’est le sens que j’essaie de donner aux ateliers que j’anime.


M: Quels seraient les conseils les plus précieux de Faber et Mazlich selon toi?

A: Chaque habileté (Trente sont proposées) ne sera pas reçue de la même façon par chacun des participants. Chacun aura ses « habiletés préférées » et si l’une utilisée se montrera très efficace avec certains enfants, elles le seront beaucoup moins pour d’autres. A chacun de s’essayer.
  Pour ma part, beaucoup d'habiletés me sont utiles au quotidien. Mais au-delà des habiletés, trois idées phares m’ont particulièrement aidée.
   La première émane du premier chapitre du livre, concernant l’accueil des émotions. Il a agi comme un déclic. L’idée principale est l’importance d’écouter et d’accueillir les émotions ressenties pour les enfants (et notamment les sentiments négatifs tels que la colère, la tristesse, la frustration). Ici, il ne s'agit pas de comprendre, d’accepter, d’analyser ou bien encore de juger les émotions ressenties par les enfants, mais bien d’écouter, juste d’écouter. Les enfants n’ont pas besoin que l’on soit d’accord avec ce qu’ils ressentent mais ont besoin d’être entendus et par là-même écoutés et respectés en tant qu’être humain, nous plaçant dans une relation d’égale à égale en terme d’humanité. Pour moi, ça a eu l’effet d’une bombe, je n’avais plus à trouver la stratégie adéquate ou bien encore la raison qui avait provoqué « la crise », ou la souffrance mais écouté sa manifestation via les habiletés proposées. L'un des adages sur lesquels repose ce premier chapitre est « tous les sentiments sont légitimes, tous les comportements ne sont pas acceptables ». Les auteures l’illustrent avec un exemple concret « je vois combien tu es fâché contre ton frère, dis-le lui avec des mots pas avec tes poings ». Ainsi, on ne remet pas en question ce qui est ressenti par l’enfant, on peut lui demander néanmoins de modifier le comportement qui va avec.
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  Deuxièmement, l’un des postulats qui traverse le livre est que la bienveillance commence par soi-même. Difficile d’enseigner à un enfant que l’on a le droit de se tromper, que l’erreur est source d’apprentissage si l’on montre dans le miroir un parent qui ne se pardonne pas ses propres erreurs. La bienveillance ici repose aussi sur la sincérité et l'authenticité de nos émotions et de leur expression, qui nous permettent, je trouve, d'être nous-même. Beaucoup d'habiletés se basent sur cette sincérité et authenticité de l'adulte sans lesquelles « ça sonne faux ». Beaucoup d'habiletés également nous encouragent à exprimer notre ressenti. On ne triche pas plus avec nos émotions qu'avec celles de nos enfants. L'idée c'est bien que l'erreur fait partie du processus dans une relation sincère et authentique, tous les ingrédients, à mon avis, pour tordre le cou au mythe du « parent-parfait ».
         Enfin, et là encore, il s’agit d’une idée qui traverse l’ensemble des ouvrages d’Elaine Faber et Adèle Mazlish est de réfléchir à la cohérence entre les moyens de communication que l’on emploie avec nos enfants et les objectifs que l’on se donne en terme d’éducation. Le passage du livre parle de lui-même :
« Il me semble clair que notre but principal est de trouver des façons d’aider nos enfants à être humains et forts. A quoi cela nous avancerait-il d’avoir éduqué un jeune enfant à être soigné, poli et charmant s’il est incapable de réagir devant la souffrance des autres ? Qu’a-t-on accompli si on a élevé un enfant brillant, un premier de la classe, qui utilise son intelligence pour manipuler les autres ? Et voulons nous des enfants tellement adaptés qu’ils sont d’accord avec une situation injuste ?
Comprenez moi bien : je ne m’oppose pas à ce qu’un enfant soit  poli, soigné et instruit. La question cruciale est pour moi la suivante : Quelles méthodes a-t-on utilisé pour parvenir à ces fins ? S’il s’agit d’insultes, d’attaques ou de menaces alors on peut être certain qu’on a aussi enseigné à cet enfant à insulter, attaquer, menacer et plier sous la menace.
Si d’un autre côté, on utilise des méthodes qui sont humanisantes alors on enseigne quelque chose de beaucoup plus important qu’une série de vertus isolées.
On montre à l’enfant comment être une personne, un être humain qui peut conduire sa vie avec force et dignité. »
Haim Ginott, cité par Adèle Faber et Elaine Mazlish, dans  « Parents Epanouis, Enfants Epanouis »



Merci à Adeline pour ses réponses, que j'ai trouvées passionnantes!


Renseignements:

Nous sommes deux animatrices (à ma connaissance) dans la Sarthe

Adeline rousseau
06 77 11 41 55
à Parigné L’Evêque
90€ et 12€ de cahier pédagogique 


et Marie-Christine Loiseau
Le Mans



jeudi 14 août 2014

Pour une campagne de normalisation de l'allaitement en public

Il y a quelques jours, je suis tombée sur le forum de la Leche league sur un témoignage édifiant. Une jeune femme, allaitant son bébé d'un ou deux mois dans la salle d'attente d'un ostéopathe, s'est vue asséner des remarques désobligeantes par une partie des personnes présentes. Par dépit, elle s'est enfermée dans les toilettes pour finir de nourrir son bébé. Là, mon sang de nichonneuse lobbyiste n'a fait qu'un tour...

Hebergeur d'image
L'image-choc utilisée pour la campagne
américaine "When nurture calls"
Comment se fait-il qu'en France, en 2014, on considère encore seulement le sein comme un objet sexuel, et que sa fonction initiale nourricière soit à ce point niée que des femmes se retrouvent à donner à manger à leur enfant dans un lieu dont l'hygiène est aléatoire, et tout simplement de se cacher pour satisfaire les besoins de son bébé?

Au delà de cette anecdote, c'est la question de la représentation de l'allaitement au quotidien qui est encore problématique dans nos contrées sois-disant civilisées. Il faut normaliser cet acte si naturel, arrêter de cantonner l'allaitement au foyer "les yeux dans les yeux dans ce si beau moment d'intimité" (faudrait voir la manque de glamour de certaines tétées, en pyj à donner des directives au grand ou à surfer sur le smartphone...).
Pourquoi donner un biberon dans un lieu public ne choque personne, ou se mettre topless sur la plage ne suscite pas la vindicte populaire, alors que d'alimenter son bébé est "honteux, malsain, choquant..." (je cite les mots entendus par des femmes victimes de ces discriminations).

Parce qu'on n'est déjà pas forcément très à l'aise dès les premières semaines de l'allaitement, qu'on ne sait pas toujours s'y prendre du premier coup, qu'on n'a pas toujours le bon t-shirt...on en est parfois soi-même déjà un peu gênée sans que la populace en rajoute une couche! Ces remarques peuvent inhiber encore plus des mamans pas très à l'aise avec l'acte d'allaiter, et faire échouer leur projet.

C'est pour cela que l'idée m'est venue d'une grande campagne publicitaire, développée par le ministère de la santé, allons-y, pour que l'allaitement en public ne soit plus tabou. Pour que des femmes ne soient plus obliger de se cacher, qu'elles ne se fassent pas sortir de boutiques parce qu'elles ont nourri leur bébé!
Les mentalités doivent changer en profondeur, c'est un long chemin à parcourir, mais plus l'allaitement sera visible dans la société, plus celui-ci redeviendra la norme.

C'est le cas dans les pays nordique et dans bien des pays soit-disant "sous-développés" alors, pourquoi pas nous?


Pour signer cette pétition, et la diffuser bien sûr! https://www.change.org/fr/p%C3%A9titions/marisol-touraine-laurence-rossignol-pour-une-campagne-de-sensibilisation-de-la-population-%C3%A0-l-allaitement-en-public

Voici le texte de cette pétition:

Aujourd'hui en France, des femmes sont obligées d'allaiter leur enfant dans les toilettes, face aux remarques désobligeantes de personnes trouvant cela malsain, honteux, choquant, impudique...
D'autres sont reconduites vers la sortie de boutiques dans lesquelles elles ont eu l'idée folle de nourrir leur bébé en urgence, pour ne pas "heurter la sensibilité" des clients...(http://www.letelegramme.fr/ig/generales/france-monde/france/landes-priee-d-aller-allaiter-hors-d-un-magasin-elle-va-porter-plainte-01-09-2013-2218875.php)
L'allaitement maternel est la chose la plus naturelle qui soit, il est recommandé par l'OMS jusqu'aux 6 mois de l'enfant exclusivement, et après la diversification jusqu'à deux ans et au-delà.
C'est surtout un geste d'amour, de partage, de réconfort, au delà d'une fonction alimentaire.
Des initiatives ont été menées, avec succès dans plusieurs pays, tels que la campagne "When nurture calls", lancée par des étudiants américains. (voir ici: https://www.behance.net/gallery/16685319/When-Nurture-Calls-Campaign-).

En France, une campagne de ce genre serait un vrai soulagement pour enfin voir les mentalités évoluer.
NON l'allaitement n'est pas qu'une démarche intime, qui doit être confinée dans les foyers.
OUI les femmes qui allaitent ne sont pas impudiques, et ont le droit de sortir, d'aller au restaurant, au musée, dans le bus...et de nourrir leur enfant sans essuyer des remarques désagréables et des regards courroucés.
OUI, l'enfant allaité a le droit d'être nourri lorsqu'il en a besoin tout en pouvant sortir, découvrir le monde avec sa maman.

lundi 14 juillet 2014

L'allaitement easy

3 enfants, 3 allaitements, tous différents. Des débuts (très très cahotiques) avec ma première à l'allaitement "les doigts dans le nez", de mon dernier, de l'eau a coulé sous les ponts. Et j'ai appris beaucoup, à droite à gauche, à la maternité, en faisant, sur internet, des copines, de mes bébés, surtout.
Ca me paraît encore ahurissant maintenant, mais j'ai démarré mon premier allaitement sans aucune préparation. Je n'avais pas ouvert un seul livre, et j'avais "séché" le cours de préparation à l'accouchement sur ce sujet. J'arrivais donc comme une fleur le jour de la naissance de la Zo, en me disant que c'était la chose la plus naturelle du monde (ça l'est, au demeurant), et que ça irait tout seul. Et bien non. Ca a été dur. Douloureux. A en pleurer, jusqu'au sang, je la nourrissais en serrant les dents, ne comprenant même pas comment on pouvait allaiter avec le sourire, comme dans les magazines.
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Aujourd'hui, j'ai le recul et les ressources nécessaires pour aborder avec sérénité cet allaitement, et le faire durer le plus longtemps possible, si tout va bien.

Mais il est encore si difficile de trouver les bonnes informations, ces petits conseils si simples et pourtant si évidents, qui sauvent un allaitement!

Avant: Difficile de connaître la tournure que prendra un allaitement, mais à l'évidence, il faut se renseigner AVANT (pas comme moi). Donc on peut déjà assister à une réunion de la Leche league (les dates des réunions ici), ou de toute autre association de soutien à l'allaitement, pour entendre le vécu d'autres mamans allaitantes. Pour peu qu'on en ait pas connu dans son entourage, c'est important de connaître ce qu'inclut au quotidien un allaitement.
Pas de livre en particulier à vous conseiller ici, sinon l'Art de l'allaitement maternel, disponible en poche, qui regroupe énormément de témoignages et d'articles sur des thèmes précis.

Le démarrage: Dès les premières minutes, les yeux dans les yeux avec votre bébé, ça y est l'aventure commence. Il s'apprête à faire sa première tétée, avec l'appréhension de la nouveauté, et l'impression d'une évidence, on se lance.
N'hésitez pas à solliciter les sages femmes (qui normalement doivent être formées correctement à cela), afin de venir vérifier la position de votre bébé. Car la source des débuts d'allaitement difficiles c'est elle: la position, dans une grande partie des cas. Et un souci mal réglé, une douleur qu'on laisse traîner, c'est un problème qui risque de s'aggraver avec une maman tendue, un bébé qui tête moins efficacement...le cercle vicieux.
La bouche doit être bien ouverte, les lèvres retroussées, le nez en le menton contre le sein (non il n'étouffera pas!), et la tête fléchie vers le haut.
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La position "transat"
Pour ça, une position géniale, que j'ai pratiquée un bon mois avec Mr G, c'est le Biological nurturing, ou BN, ou transat. Quesaco? En fait c'est tout simplement la position dans laquelle se trouve le bébé lorsqu'on le pose sur votre ventre, allongé en "transat" comme son nom l'indique, sur vous, la tête vers le haut. De cette manière, en hyper extension, il va positionner sa tête naturellement au lieu de l'enfouir vers le sein, comme c'est souvent le cas avec la position classique de "madone", ce qui peut engendrer des douleurs et des crevasses.
J'ai ainsi pu soulager des crevasses déjà existantes grâce à cela!
Et si crevasses il y a, on peut les soigner à l'aide de pansements au lait maternel. Pour cela, imbiber des compresses de son lait, et le placer sur le sein endolori, en emballant le tout de film étirable. Glamour assuré. Ainsi la blessure reste en milieu humide, et cette macération empêche de former une croûte qui lorsqu'elle est arrachée par la succion du bébé...enfin je vous laisse imaginer, c'est atroce.
De fait, et c'est l'avantage du séjour à la maternité, usez et abusez des professionnels de la maternité. Oui, parfois les avis sont divergents, mais parfois un mot un geste, un conseil, une attention, et on reprend confiance. Et il y a parfois sur place des sages-femmes titulaires d'un DU en lactation humaine  (il y en a deux à l'hôpital du Mans) ou des consultantes en lactation IBCLC, détentrice d'un diplôme international en allaitement, qui sont les "expertes" en la matière et sauront vous orienter au mieux (la liste ici, mais il manque certains contacts, notamment les deux consultantes de la Sarthe!).
La nuit, cododo obligatoire, si je peux dire (et si on est à l'aise avec ça), c'est plus reposant pour tout le monde, et c'est tellement agréable!
Attention aux visites, la fatigue étant l'ennemie n° 1 de l'allaitement, et on n'est pas forcément à l'aise pour faire une mise au sein devant tonton Roger, alors on peut reporter à quelques jours les allées venues!

La suite

L'allaitement mettra plusieurs jours, plusieurs semaines pour se lancer totalement, et se faire sans heurts et sans douleurs. En théorie, vers les 1 mois du bébé, on est un peu plus tranquille et on peut allaiter un peu partout, sans trop se poser de questions.
Sauf que voila, il peut toujours y avoir des petits soucis, engorgements, réflexe d'éjection fort, bébé qui mord, pics de croissances (à 1 semaine, 1 mois, 3 mois, 6 mois, comme les tailles de bodies!) avec un bébé qui tête non stop...
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Le conseil à donner, c'est de se faire toujours bien entourer, de sonner à toutes les portes qui sauront vous aiguiller avec bienveillance, que ce soit une sage-femme avec qui vous êtes à l'aise, une consultante en lactation, un généraliste, une amie qui a mené un allaitement réussi, une mère, une puer de la PMI...et on se méfie des conseils bien intentionnés mais chargés de négativité...("tu devrais lui donner un biberon, c'est plus simple", "laisse la brailler, ça lui fait les poumons", "il tête ENCORE???").
Et on n'hésite pas à fréquenter des groupes de soutien, réels ou virtuels, il en existe pléthore sur internet, et la Leche league est présente dans chaque grande ville, et d'autres plus petites communes, c'est rassurant de voir que d'autres personnes ont les mêmes problématiques que nous!
La ligne de soutien de la LLL est une ressource indispensable lorsqu'on a une interrogation et personne à portée de main pour y répondre (même les dimanches et jours fériés!), le no est le 01 39 584 584.
Et puis on se fait confiance, on écoute son bébé, chaque enfant est différent, mais avec de l'écoute, du repos et  du bon sens, on peut aller loin!

(et je reviens dans quelques semaines pour un article sur l'allaitement et la reprise du travail!)

samedi 31 mai 2014

Les PEPS cafés, des rencontres autour de la parentalité

Il y a bientôt deux ans, à l'initiative de Catherine Dumonteil-Kremer, l'auteur de "Une nouvelle autorité, sans puntition ni fessée" ou de "Poser des limites à son enfant" est paru pour la première fois Peps, le magazine de la parentalité positive.
Hebergeur d'imageDiffusé pour l'instant seulement par abonnement ou au numéro, en commandant sur internet ou par courrier, et dans quelques points de vente physiques, ce trimestriel a rapidement connu un beau succès.
Dans la lignée d'autres publications comme "Grandir autrement", il a pour vocation de diffuser des informations et de proposer des clés ou simplement de la matière à réflexion aux parents qui souhaitent aborder l'éducation de leurs enfants par le biais de la non-violence éducative.
Bien loin des habituels magazines pour parents, qui n'offrent qu'une vitrine aux marchands de puériculture et finissent par ne ressembler qu'à des catalogues ou à une série de conseils -erronés, le plus souvent- Peps fait plaisir à lire.

Même si chacun y trouvera un intérêt différent, et n'adhèrera pas forcément avec tous les propos ou les idées qui y sont exprimés, il offre une alternative intéressante au modèle d'éducation "autoritaire" qui est toujours aujourd'hui la norme.
Je l'ai déjà évoqué dans cet article (qui fait encore réagir, plusieurs mois après, et pas toujours positivement), pour moi, l'idéal de la relation avec ses enfants doit passer par la bienveillance, l'écoute et la compréhension des émotions de l'enfant, sans violence, sans fessée, sans coups. Mais cela nécessite un long travail sur soi, d'abord, et un niveau de disponibilité qu'il est parfois difficile d'atteindre, avec le degré de fatigue qui est souvent le nôtre.
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C'est pourquoi il est plutôt positif de voir que des ressources existent et se diffusent de plus en plus, que d'autres parents sont sensibles à cette prise de conscience, et internet (ici par exemple) a certainement permis à des réseaux de parents de se former et a permis l'entraide lorsqu'on est à bout, qu'on ne trouve plus de solution, que notre terribeultou, jadis si mignon est transfiguré dans un remake de l'exorciste à la moindre contrariété.

C'est pourquoi les PEPS cafés se sont montés petit à petit afin de réunir les lecteurs du magazine, en "vrai", et d'échanger autour des thèmes abordés, ou d'autres sujets de discussions axés "éducation non violente".
C'est Laetitia Charron, qui est à l'initiative de ces rencontres au Mans, et s'est jointe aujourd'hui à l'association Né-sens pour proposer ces réunions à son domicile de Sargé.
Au fil de ses déménagements entre Le Mans et les Pyrénées, Laëtitia a eu l'occasion de fréquenter des groupes d'aide à la parentalité qui ont pu la guider dans ses choix et lui apporter le soutien nécessaire. C'est d'abord par le biais de la Leche league, la célèbre association d'aide à l'allaitement, qu'elle mettra le pied dans le maternage, avant de côtoyer d'autres groupes de parole ou de suivre les forums ou les listes de diffusion, qui avant les réseaux sociaux faisaient le lien virtuel entre les parents en demande de soutien.
Hebergeur d'imageLe maternage l'a amenée à faire des choix qui aujourd'hui encore, peuvent sembler à contre-courant de la tendance générale. Après un accouchement difficile, elle fera le choix d'une naissance à la maison pour son troisième enfant, enfants qui suivront un temps une scolarité dans des écoles Steiner.

Mais en revenant en Sarthe, elle n'a pas retrouvé de groupe d'aide à la parentalité qui lui correspondait, c'est pourquoi les PEPS cafés étaient une bonne réponse à ce manque.
 C'est aussi parce qu'elle souhaite à présent soutenir la parentalité, transmettre ce qu'elle a reçu et appris, notamment en formation (Faber&Mazlish, Gordon, Filliozat ), partager ses valeurs/expériences/aléas de mère de 4 enfants, et surtout en faire son métier (accompagnante en parentalité, voire coach parental quand elle aura fini son parcours de formations à l'EIREM l'école d'Isabelle Filliozat) qu'elle a eu envie de créer des PEPS Cafés en Sarthe et de participer activement au développement de Né Sens avec la création de cercles de paroles pour les parents (à venir...).
Autour d'un thé et en présence des enfants, ces rencontres laissent place au débat et à la discussion, dans le respect de chacun et l'écoute.
La deuxième édition a eu lieu ce mois-ci, et si je n'ai pas encore eu l'occasion d'y participer, ce sera certainement bientôt le cas!





Prochaines dates au Mans, et dans bien d'autres départements, à surveiller ici: http://pepsmagazine.com/ou-trouver-les-pepscafe/
http://pepsmagazine.com/
http://www.cdumonteilkremer.com/
Et pour contacter Laetitia: Laetitia CHARRON, Consultante en Parentalité & Education - Approche empathique de l'enfant
charron.laetitia72@gmail.com...PEPS'Mans vôtre!
https://lelienalenfant.wix.com/laetitiacharron

jeudi 1 mai 2014

Un nouveau-né en couches lavables, idée folle ou pas? avec Apinapi #SICL [concours inclus!]

Ca y est, bébé est arrivé. A vous les nuits sans sommeil, les 360 tétées/bibs par jour, et bien sûr, la montagne de couches à changer.
Hebergeur d'image Elles sont mignonnes, ces mini-couches, taille poupée, même si ce qu'elles contiennent est moins mignon. Par contre, les poubelles se remplissent vite à une vitesse ahurissante (au rythme de 1 "boire"/1 couche, au tout début, ça fait peur...).
Et c'est là que votre conscience écologique vous titille. Votre empreinte carbone vous fait trembler, vous culpabilisez quoi.
Et si on essayait autre chose?

Pour Boy, mon 2e, j'avais passé le cap, avec succès, dès ses 4 mois, du passage aux couches lavables et ce quasi jusqu'à la continence (quasi acquise maintenant, merci pour lui). J'avais témoigné par ici de mes débuts et de mes essais plus ou moins fructueux, avec plusieurs marques et systèmes qui m'ont différement donné satisfaction. Mais la crèche n'acceptant pas les "CL", on a ralenti le rythme des machines pour repasser à des couches jetables écologiques.

Mr G ayant passé le cap du tout-nouveau né, et moi-même ayant récupéré quelques heures de sommeil, et un peu mieux vidé mes paniers à linge (bon pour le coup, c'est pas écolo du tout, mais merci le sèche-linge), j'ai pu me relancer dans l'aventure couches lavables.
J'ai pu constater qu'il commençait à développer un érythème fessier assez important, survenu juste après l'utilisation de Pamp**...ce qui fut l'occasion de les jeter définitivement au feu (pas littéralement, je vous rassure).

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Teenyfit
TE1 (tout en 1)

J'ai donc testé les adorables petites Teenyfit, la version "mini" des Easyfit, de Tots Bots, dont j'ai chanté les éloges ici. Celles-ci, puisque leurs aînées sont conseillées à partir de 5 kg, sont utilisables dès la naissance du petiot (mais soyons honnête, à la naissance on a autre chose à faire que de laver des couches), soit à partir de 2 kg. J'ai retrouvé la même qualité d'absorption que pour les Easyfit, et la fabrication est aussi strictement la même, avec son intérieur en polyester et bambou tout doux. Elles sont livrées avec un insert de la même matière, et il est plus que conseillé de les utiliser systématiquement, même si cela "remplit" encore plus la couche, au vu des "bombes" que peuvent produire notre progéniture.
D'ailleurs, vu les selles liquides que peuvent produire un bébé allaité, il arrive parfois que quelques fuites surviennent, mais autant qu'avec des jetables, finalement.
Elles sèchent vraiment très vite, et j'avoue les avoir mises au sèche-linge (c'est souvent déconseillé, mais l'étiquette indique que c'est permis!), et là pas de souci de gestion de stock.
Et avantage esthétique, elles ne font vraiment pas de gros popotin! Je peux lui mettre sous son body, taille normale, et sous un legging près du corps, ça se voit à peine (ou peut-être un peu mais c'est mignon).

Elle est donc à taille unique, et une fois les 5 kg dépassés, ce qui est très vite arrivé pour Mr. G, ce dodu, il leur reste à servir aux poupées de la grande soeur! Pour nous, elles auront donc servi jusqu'à 1 mois 1/2.
C'est un peu cher pour un temps d'utilisation aussi court, c'est vrai (elles sont à 18 € environ). Mais elles faisaient parti de ma liste de naissance, et ayant peu servi, pourront peut-être être prêtées à un nouveau bébé!

J'ai donc ressorti de mes armoires les Easyfit de son grand frère, réglées au minimum...et bien à peu de choses près, à 6 semaines, elles lui allaient presque parfaitement. Il venait de passer la barre des 5 kg.
Et je suis ravie que mon gros stock puisse resservir!

Classiques et langes

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langes Disana
Beaucoup de mamans choisissent les couches classiques, reconnues pour leurs qualités d'absorption (c'est pas du luxe), et qui ont l'avantage d'être respectueuses des petites peaux sensibles des nourrissons, car elles sont pour la plupart en coton (bio ou pas). Elles peuvent être utilisées autant de jour comme de nuit, et coûtent moins cher que les TE1 ou TE2. Il faut compter 13€ la couche, chez Popolini  ou Bambino Mio par exemple, et 11€ la surculotte, qui elle peut être utilisée plusieurs fois, il faut donc un stock moins important que pour les TE1: compter 3 surcouches et une quinzaine de langes pour être tranquilles.
Et chez les touts-petits, on utilisera des langes, donc c'est encore moins cher! Le système de langes à nouer de chez Disana défie toute concurrence par son prix: 3,91 le lange! On attache les nouettes et on rajoute un shorty en laine (15€), et c'est plié (haha).
Par contre, elles font vraiment un gros derrière! Pour la nuit, les mamans utilisent un t-shirt et une turbulette seulement, sinon ça ne rentre pas dans le body! Et niveau motricité, il semblerait que cela gêne un peu le bébé quand il commence à se déplacer...


Bref, il y en a pour tous les goûts, il suffit de se renseigner un peu avant, et de tester ce qui convient le mieux à chacun avant d'investir dans un pack complet... en louant un kit d'essai par exemple.
Et ça tombe bien puisque comme tous les ans, du 28 avril au 4 mai, c'est la semaine internationale de la couche lavable! A cette occasion, de nombreuses manifestations sont prévues un peu partout, et notamment chez ApiNapi, qui m'a fait l'honneur de ce nouveau partenariat!

A cette occasion, ApiNapi, spécialiste des couches lavables, proposera des ateliers,  des locations de couches, un concours photos et des offres promotionnelles. Oui, les couches lavables d’aujourd’hui sont simples d’utilisation et s’intègrent facilement à la vie d’une famille même si les deux parents travaillent !

Le site de Apinapi: http://www.apinapi.fr/
Un guide d'usage, très complet, des couches lavables: http://www.apinapi.fr/upload/apinapi_guide.pdf

Grâce à ApiNapi, je vous propose de gagner

 Une couche lavable dernière génération, la
Hebergeur d'image Hebergeur d'image  EasyFit Binky! 
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Il s'agit de la dernière née de TotsBots, que j'ai hâte de pouvoir tester bientôt! (je vous en reparle très vite!).
Evolutive, elle est utilisable pour les bébés de 5 à 15 kilos, soit l’âge de la propreté. Avec son insert en bambou et coton d’un côté, microfibre de l’autre, elle combine très bonne absorption et souplesse. Il s’agit d’une couche de type tout-en-un : elle s’utilise de la même manière qu’une jetable, avec une seule manipulation pour l’installer sur les fesses de bébé. Et comme d'habitude, les motifs sont tous plus choupis les uns que les autres! 
Pour cela, vous connaissez le principe, répondez au questionnaire ci-dessous, en prenant soin, si le coeur vous en dit, de "liker" les pages facebook de Mamomans ici et de ApiNapi .
Une chance de plus de gagner si le concours est partagé sur les réseaux divers et variés! (avec liens publics, SVP!)

Bonne chance! (tirage au sort le 11/05/14)[concours terminé]

Et la gagnante est...Katou 45250! Bravo à toi, je te contacte par mail!



mardi 4 février 2014

Né sens, association pour les parents

Il y a quelques années (déjà!) de cela, j'avais déjà évoqué par ici les ateliers de massages Shantala pour bébés que Dorine proposait dans la région. J'avais aimé ces petits moments de douceur avec le Boy, tout petit à l'époque.
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Dorine © Né-sens
Après un nouveau bébé, Dorine a monté une nouvelle association loi 1901 en décembre dernier, autour de la périnatalité, de la parentalité et du bien-être, qu'elle a joliment baptisée "Né-sens".

Son but? Aider à accompagner la naissance, des parents et de leurs enfants. Hé oui, on ne naît pas parents, on le devient!
Pour l'instant, les activités de cette association sont plutôt tournées vers la périnatalité, puisque Dorine propose un accompagnement en tant que doula, avant, pendant la grossesse-et parfois pendant l'accouchement, et après. Mais ce n'est pas tout! Elle propose également des massages pré-conception, par exemple, ou pour future maman, des soins Rebozo, des blessing ways...comment, ça parle chinois pour vous? Essayons d'y voir plus clair...

La doula

Une doula, tout d'abord qu'est-ce que c'est? C'est une femme (ou un homme!) souvent mère, mais pas forcément, qui accompagne les couples ou les mamans solos, pendant leur grossesse.
Elle a suivi une formation au sein de l'Institut Doula de France (Dorine en fait bien sûr partie, et a signé la charte: http://doulas.info/association/charte/), et a au moins participé à un premier module, concernant l'éthique et la législation.
Elle n'est pas censée pratiquer d'acte médical. Elle n'est ni gynéco, ni sage-femme. Pour qu'un diagnostic puisse être posé chez la future mère, elle sera orientée vers les personnels compétents. Sa parole a valeur de conseil, pour les positions à emprunter pour soulager les douleurs du travail, ou l'allaitement par exemple. Mais elle ne doit pas orienter les parents vers certains choix particuliers.
Son intervention est une aide dans le quotidien, une écoute, elle accueille les émotions.
Elle prend du temps à des moments sensibles de cette période de la vie, là où les médecins et les sages-femmes en ont si peu à nous consacrer...Et contrairement à des idées reçues, son travail ne se limite pas à l'accouchement à domicile! En accord avec le personnel de la maternité, elle peut être présente comme soutien physique et émotionnel, lors de l'accouchement.

Les massages Ayurvédiques

Dorine pratique également les massages Ayurvédiques, d'origine indienne, comme leur nom l'indique, à partir du 4e mois de grossesse, et également en post-natal, 2 à 3 semaines après l'accouchement (1 mois environ après une césarienne). Quelque chose me dit que je vais en avoir besoin, tiens! Ces moments "à soi", de détente et de remise en forme (avant ou après l'accouchement, on est rarement à 100% de son potentiel, soyons honnêtes...), sont une nécessité, j'en suis de plus en plus persuadée!


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© Né-sens



Les soins Rebozo

D'origine mexicaine, ceux-ci se pratiquent à l'aide d'un long foulard, le rebozo, aux multiples usages. Il s'agit d'un soin féminin qui dure 2H30 avec un massage à 4 mains, hammam, serrage avec le rebozo de 7 points du corps et tisane en fil rouge. Convient à toute femme qui veut clore une page de sa vie pour avancer vers une nouvelle (comme d'une grossesse à une vie de maman par exemple) En soutien du ventre pendant la grossesse, ou entourant des zones spécifiques pendant la grossesse et le travail, le rebozo soulage la femme enceinte par des mouvements de bercements...et peut resservir comme écharpe de portage par la suite! pratique!

Le blessing way

De plus en plus en vogue, et en provenance des Etats-Unis cette fois, inspiré par les coutumes des indiens Navajos, ce rituel à destination des futures mamans permet de créer un moment relaxant, en compagnie de ses amies, où plusieurs activités lui seront proposées: moulage du ventre, soins, partage de messages et de poèmes, conception d'un collier d'accouchement, fait de perles réunies offertes par ses amies...les possibilités sont multiples. Afin de créer un moment de fête avant cet événement exceptionnel.
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© Né-sens

D'autres activités et ateliers encore sont prévus par la suite, comme des ateliers de parentalité autour de la communication bienveillante (de type Faber & Mazlich), ou sur d'autres thèmes, mais en privilégiant toujours le partage et la transmission.
Des ateliers collectifs ou individuels, de massages pour bébés par exemple, peuvent être proposés à domicile, puisque Dorine se déplace sur toute la Sarthe.

Il est bien sûr possible de rejoindre l'association, afin de bénéficier de tarifs préférentiels et d'être tenu au courant des rencontres organisées, pour un montant de 7€.

Pour plus d'infos: http://ne-sens.e-monsite.com/




mercredi 29 janvier 2014

La VRAIE check list pour future et jeune maman (1/2)

Après avoir donné mes conseils très avisés aux femmes enceintes, l'heure est venue de parler du jour J, de l'heure H, et même de ce qui vient après.
Car en tant que nouveaux parents, on s'est tous retrouvés à errer dans les grandes enseignes de puériculture, un peu déboussolés face à la multitude d'articles dont pour certains, nous n'avions jamais entendu parler avant (mais à quoi sert donc ce casque anti-chocs? et ce mouche-bébé?). Et en préparant l'arrivée de bébé, pensant bien faire, on accumule, on achète, un peu tout, et pas mal n'importe quoi.
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Chaussons d'une durée de vie de 2 semaines
Pour le séjour à la maternité pensant bien faire, on suit souvent la liste fournie par la maternité, ou n'importe quelle autre trouvée sur internet. Sauf qu'il y manque souvent des indispensables (bon ce n'est que mon avis, mais pour moi ils le sont), que le jeune papa se retrouve souvent à aller quérir en urgence à droite et à gauche.





Pour l'accouchement

Dans un petit sac (style week-end), et pas en vrac de préférence (vous aurez autre chose à faire que d'aller farfouiller dedans pendant 2 plombes):

-Un t-shirt, ou une nuisette (ça cache un peu plus les fesses, si madame est pudique), amoureusement choisie pour accueillir le nouveau né. Pas en dentelle, parce que soyons honnête, elle n'y survivra peut-être pas, mais pas un maillot du PSG non plus. Un peu de tenue quoi. Elle peut être "spéciale allaitement", si c'est prévu, même si on se retrouve souvent à tomber la chemise après ces quelques heures éprouvantes. Comme un match du PSG. Pas de raison que l'hôpital vous impose une tunique de "malade", à priori, y'a pas de raison.
- Un t shirt de rechange du même acabit.
- Un petit gilet fin (des variations de températures soudaines peuvent arriver)
- Des chaussettes pour les frileuses.
- Une serviette de bain, si vous passez une partie du travail, voir l'accouchement dans l'eau.
- Un haut de maillot de bain si pudeur éventuelle (terme qui ne veut plus dire grand chose après un accouchement, soyons clairs).
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A l'eau!
- Une huile de massage spéciale accouchement pour que monsieur puisse utilement passer son temps à vos côtés.
- des tongs, ou pantoufles -des souliers faciles à enfiler car après un accouchement, comme avant, il est parfois difficile d'accéder à ses pieds.
- Si votre maternité est un peu radine (comme la mienne): les inénarrables slips filet (10) et les maxi serviettes, spéciale post-partum, on n'y coupe pas. Prévoir 2 paquets pour être large.
- 1 bouteille d'eau: interdire à une femme qui accouche, pendant allez, 3 à 24 h de s'hydrater est un NON SENS ABSOLU! Vous avez soif, buvez que diable!
- des petits trucs à grignoter, fruits secs, barres de céréales: même chose, on ne fait pas un marathon sans prendre de forces! Et si ça fait la tronche, mangez en cachette, ma sage femme m'a autorisé.
- le chargeur du portable (qui restera sur silencieux), et surtout de l'appareil photo (hum, hum).
- Si la mater n'en possède pas: un ballon d'accouchement et un coussin de maternité (dit aussi d'allaitement)

Pour baby:

-1 body (le plus beau de votre collec' évidemment). Il devra être tout doux, à fermer sur le devant, et nous pas à enfiler par la tête, ça ce n'est pas avant ses 3 mois, et avec son petit crâne tout mou, vous n'avez pas envie de ça, croyez-moi.
Si votre bébé, lors de la 3e écho est censé faire un poids et une taille "moyenne", 3.5 pour 50 cm, en somme, pas besoin de se lâcher pour du "naissance". Il mettra du 1 mois tout de suite, et changera de taille à chaque grosse étape (1 mois-> 3 M; 3 mois-> 6 mois, etc.). Si il est prévu pour faire au-delà de 4 kg (Jacky, si tu m'entends...), il ne passera pas beaucoup de temps dans le 1 mois, prévoyez un peu de 3 mois au cas ou.
-1 pyjama, choisissez-le avec le moins de boutons possibles. Si, si, vous verrez.
-1 petite brassière (faite avec amour ou dans le commerce, mais ces dernières sont moins chaudes). Hiver comme été, on y passe, même si le peau à peau est encore plus préconisé pour réchauffer les petits corps (la baisse de température est normale à la sortie).
-1 petit bonnet, indispensable lui aussi, puisque la perte de chaleur se fait par la tête!
- des mini-chaussettes et/ou chaussons, ils devront passer par dessus le pyjama, donc simples à enfiler, hein.
- 1 ou 2 couches taille 1 (hiii!)


Pour le séjour à la maternité

Çà y est bébé est là, qu'emporter dans notre musette?
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- 3 ou 4 nuisettes ou t shirt d'allaitement ou pas. Il n'y a pas de services de laverie à la maternité, rappelons-le. Dommage.
- 3 ou 4 pantalons de yoga, pour être à l'aise sans déambuler en pyjama non plus (honneur, PSG, tout ça).
- Des gilets plus ou moins fins: le pull col roulé étant proscrit pour allaiter, et les températures dans les chambres étant assez variable d'une mater à l'autre. Et puis j'aime pas les peignoirs.
- Une tenue décente pour la sortie.
- trousse de toilette avec votre nécessaire, je ne saurais que conseiller de choisir des produits juste pour vous chouchouter, après un accouchement ça fait tellement de bien! Même une trousse cadeau de "minis" comme en fait Nuxe, se tartiner d'huile pour le corps, après un gel douche (pas trop parfumé quand même, que bébé vous reconnaisse), c'est le top. Et du maquillage pour faire croire qu'on n'est pas fatiguées
- Savon et shampoing (c'est pas l'hôtel)
-2 serviettes de toilettes
- 4 ou 5 culottes proches de l'agonie et si vous y tenez quelques slips filets, pour accompagner les serviettes post partum, qui peuvent être remplacées par des serviettes nuit à la fin du séjour, mais rien n'est garanti...
-2 ou 3 soutiens-gorges d'allaitement: 1 taille et 1 bonnet au dessus de votre taille habituelle. La montée de lait, c'est impressionnant, soyez prévenue...
- Coussins d'allaitement de bonne qualité, jetables (on verra après pour le lavable).
-Une écharpe de portage, super pour le peau à peau aussi, la plus simple possible surtout si vous débutez. Un sling par exemple.
- Crème à la lanoline pour l'allaitement (juste INDISPENSABLE)-Lansinoh, par exemple.
- le coussin d'allaitement (il ne vous quittera plus pour un moment)
- des bouquins, car oui des fois on s'embête un peu
- des cochonneries à manger, car les repas d'hôpital...bref.
- Une veilleuse pour les réveils nocturnes, si tout est au néon.
- l'appareil photo évidemment (et son chargeur. Et sa carte mémoire)


Pour baby

- Un paquet de couches voir 2 (parfois offert par la maternité, mais c'est de plus en plus rare...)
- 1 ou 2 paquets de carrés de cotons pour son derrière (vous serviront de cotons démaquillants également)
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- des compresses non-tissées
- 1 cargaison  boîte de sérum physiologique (le lait maternel remplace bien tout ça sinon!)
-1 spray desinfectant (type biseptine)
- 1 flacon de liniment oléo-calcaire (également super comme démaquillant!)
- 1 savon pour le corps, de préférence en flacon-pompe (on n'est pas très habiles de ses mains aux premiers bains...). Sans saletés chimiques dedans, bio, c'est toujours bon à prendre.
-1 brosse douce (si c'est un chevelu!)
- 6 bodies manches longues (toujours boutonnés devant)
- 5 ou 6 pyjamas, plutôt en velours qu'en coton tout fin, à moins que ce soit la canicule
- ses petits chaussons, les chaussettes assez épaisses peuvent les remplacer (pas facile de trouver des chaussons qui tiennent à leur taille!)
- 2 gilets/brassières
- 2 bonnets
- 3 langes pour les bavouilles
- 2 bavoirs mais ce n'est pas indispensable à mon goût.
- 2 turbulettes (taille nouveau-né-0/3 mois, il est vraiment perdu dedans sinon)
- 2 sorties de bain
- 2 draps-housses pour le berceau ( taille "couffin" ou taille lit enfant replié, ça marche aussi)
- 1 tétine en dernier recours si le besoin de succion est fort, mais attention, addiction possible!



Et sinon, j'ai oublié quelque chose selon vous?


Je reviens ultérieurement pour la check list du matériel de puériculture utile et inutile. Attention ça va faire mal, et c'est ici:
La VRAIE check list pour jeunes parents: http://mamomans.blogspot.fr/2014/03/la-vraie-check-list-pour-jeunes-parents.html


dimanche 19 janvier 2014

"Si j'aurais su, je serais née en Suède!": Kristina et Elin, une éducation (non-violente) à la suédoise

 Il y a quelques semaines, un reportage plutôt troublant a tourné sur les réseaux sociaux. Il s'agit du film de Marion Cuerq, "Si j'aurais su, je serais né en Suède!". Visible ici:
http://www.oveo.org/video/helafilmen.mp4
Celui-ci, qui marque le coup d'essai de son auteur, une jeune femme de 21 ans, réussit très bien son pari: nous présenter le système éducatif suédois, et la place de l'enfant dans la société. Faisant figure de précurseur, la Suède a décidé d'interdire tout châtiment corporel (fessée, gifle...) au sein de la famille depuis 1979. Une banalité pour les suédois, qui paraît encore inenvisageable ici. 
Car si de nombreuses familles, dont la mienne, ont pris le parti de l'éducation non-violente, terme un peu fourre-tout mais ayant le mérite d'être parlant, les menaces et les fessées -toujours bien méritées, évidemment- sont encore légion en France, sans que cela ne choque particulièrement l'opinion publique.
Pourtant, si l'on en croit André Bourguignon, professeur de psychiatrie:
"Toutes les recherches scientifiques aboutissent à la conclusion que les facteurs qui  concourent à accroître la probabilité de survenue des comportements agressifs chez les individus sont avant tout les conditions dans lesquelles un enfant a été élevé dans ses premières années".
Et il poursuit : "Les violences exercées sur les enfants et les femmes représentent une aberration propre à l’homme. Chez les macaques, il faut les avoir élevés en privation maternelle et sociale pour les voir développer des conduites agressives entre eux... L'homme a fait subir à ses enfants ce qu'aucun animal n'a jamais fait subir à ses petits...
...toutes les expériences affectives de l'adulte ne prennent sens qu'en référence à celles de l'enfance”.
hostingpics.net
Elin la viking
Le thème est vaste, et riche, et soulève les passions (j'en veux pour preuve les commentaires aux quelques articles relayés sur ma page autour de l'évocation d'une interdiction en France...) 
Mais quelques lignes de conduites sont pourtant possibles à tenir, même si cela peut aller à l'encontre de notre culture, de notre propre éducation, de nos usages, et bien sûr, du fameux bon sens populaire.
Se mettre à la hauteur de l'enfant, faire preuve d'empathie. Etre capable de bienveillance, et lui poser un cadre sans menaces, ni intimidation, ni coups. Ne pas porter atteinte à son intégrité physique, l'écouter "vraiment". Lui faire prendre conscience de nos besoins, et écouter les siens.
Pas si facile, mais des outils existent pour aider les parents dans cette voie. les livres d'Isabelle Filliozat ou de Faber et Mazlich par exemple, les ateliers qui s'ouvrent un peu partout (j'ai relayé sur ma page fb récemment deux initiatives de ce genre dans la Sarthe dans les prochaines semaines, me contacter pour plus d'infos), les groupes facebook également... Ce n'est pas évident, certes et cela impose parfois une vraie remise en question, mais ça en vaut la peine.

Pour Kristina, la question ne se pose pas. De son enfance en Suède, elle a gardé les préceptes d'éducation qu'elle a toujours connus, et depuis son installation en France et la naissance de sa fille Elin, ce modèle est aujourd'hui le sien.
Hebergeur d'image Elle nous en parle ici:

Mamomans: Kristina, peux-tu te présenter?
Kristina: Je suis née 19 mars 1973 en Suède, dans une petite ville, Strängnäs, à 80 km de Stockholm située  au sud du lac Mälaren. J’ai une sœur ainée qui avait 3 ans à ma naissance. Ma mère était femme de foyer jusqu’à mes 6 ans quand elle a décidé de reprendre des études pour devenir institutrice (« Pédagogue » dans le film). Mon père était officier dans l’armée suédoise.
Je suis venue en France la première fois en 1994 et je suis retournée en Suède après 2 ans à Paris. Ensuite je suis restée en France à 100% depuis 1999.
Elin (prénom courant en Suède et qui vient d’Hélène) est née le 28 juin 2006 et a donc 7 ans et demi. Son papa Laurent est français et elle a un grand frère, Mickaël qui maintenant a 22 ans
M: Comment décrirais-tu le mode d'éducation que tu as reçu en Suède?
K: J’ai grandi dans une famille où la maman restait à la maison et le papa était au travail, un modèle « traditionnel » qui existait toujours en Suède pendant cette époque-là mais qui devenait de plus en plus rare car la plupart de femmes avaient un travail en-dehors de la maison. De ce fait, ma mère était beaucoup plus présente dans l’éducation que mon père pour la simple raison que c’était elle qui nous voyait le plus. Mon père, par contre, dès la journée de travail terminée, était à 100 % dispo pour ma sœur et moi. Il rentrait à 17h30 et à 17h40 il avait changé son uniforme d’officier en uniforme de jeux (pantalon velours patte d'eph - je te rappelle qu’on était dans les années 70 !)
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Dans la peau de Fifi Brindacier, évoquée dans le reportage
Il y avait des règles de base (on dit merci, bonjour, au revoir, on est poli, on ne tape pas, etc.), mais toujours adaptés aux enfants et non pas au monde adulte.
Une éducation  100% sans punition corporelle, ni psychologique. On se faisait gronder quand on avait fait des bêtises mais il avait toujours l’explication avec : « je suis en colère car tu ne m’écoutes pas et ce que tu fais est dangereux », « Non, tu n’as pas le droit de faire des dessins sur le papier peint car ce n’est pas fait pour cela, j’y tiens et si tu veux dessiner je te donne des feuilles » Bref, des exemples bidons mais je crois que tu vois ce que je veux dire.
J’étais plutôt dynamique et pénible, ma mère me surnommait « la Guêpe » (ma sœur était méga cool et sage) mais je n’ai même pas une seule fois eu une fessée, une claque ou tape sur la main.
En résumé, pas du tout « baba cool/hippie/fais ce que tu veux », plutôt avec des règles et des cadres mais avec amour et respect.
M: L'interdiction de la fessée en Suède date de 1979, tu as donc vécu ce "tournant" en direct, as-tu perçu une différence, avant et après, en tant qu'enfant?
K:  Pas de différence et trop petite pour prendre conscience du débat ou de changement (car pas de changement chez nous tout simplement)
M: Aujourd'hui en France, le débat sur une potentielle interdiction des châtiments corporels ou non fait rage  (ex: http://www.ouest-france.fr/la-fessee-divise-les-europeens-585295). Comment perçois-tu le point de vue français? Es-tu choquée par ce que tu peux voir, ou entendre, concernant les tapes, baffes, claques...?
K: Choquée? Plus maintenant car on s'habitue, malheureusement. Révoltée…oui, toujours! Au début de mon séjour en France -94/-95 j’étais choquée par cette main haussée dans le bus, dans le métro, dans le supermarché : « Tu la veux celle-là ?!» Pour moi c’était irréelle et surréaliste, franchement, je n’avais jamais vu cela en Suède.
Je crois que la situation a un peu changé maintenant, on voit moins ces « corrections » dans la rue…[NDLB: heuu, si un peu trop encore!] est-ce un bon signe ? Peut-être.
Dans mon entourage je sais que la punition corporelle existe (mais très rarement je crois), mais plus dans une manière de frustration/panique « Je ne sais plus quoi faire ! » que comme méthode choisie d’éduquer son enfant. Je n'entends personne déclarer : « Je donne des fessés car je crois que c’est bénéfique pour mon enfant » C’est plus un résultat de fatigue et les adultes en questions ne sommes pas particulièrement fières après.
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C’est quand même extrêmement bizarre que c’est illégal et condamnable d’utiliser la violence physique ou psychologique sur un adulte mais pas sur un enfant…comment la société peut accepter cela ?
M: A quel point ton éducation "à la suédoise" a-t-elle influencé ta manière d'éduquer ta fille?
K: Elin a eu une éducation beaucoup plus à la suédoise qu’à la française, cela est sûr :-)  Elle n’a jamais eu ni fessée, ni gifle, ni tape sur la main par ses parents et elle sait que je suis 100% contre les punitions corporelles. C’est toujours d’ailleurs quelque chose que je souligne quand je prends des nouveaux baby-sitters pour elle, tu te rappelles ? :-)[NDLB: hé oui, je fus la baby sitter d'Elin quand elle était tout bébé!]
L’année dernière, une personne adulte dans notre entourage l’a tapée sur la cuisse (pas très, très fort mais un peu rouge quand même) pour la punir. Elle est venue me voir, un peu sous le choc et très, très triste car elle ne comprenait pas comment c’était possible et pourquoi il avait fait cela. On est allé voir la personne ensemble et je lui ai dit, devant Elin, que dans notre éducation  il n’y avait pas de gifles, tapes et fessés et qu’il n’avait pas le droit d’en donner non plus à ma fille. Un peu délicat comme situation mais pour moi, c’était important qu’Elin voyait que je la défendais et qu’elle entendait que ce n’est pas parce que c’est un adulte qu’il avait le droit de le faire.
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Un résultat d’une éducation sans violence est, je crois, des enfants qui moins facilement utilisent la violence pour résoudre des problèmes ou des conflits. Comme Elin n’a jamais eu des tapes/gifles/fessés, elle n’a pas le réflexe de taper ses copines/copains quand elle est frustrée ou en colère. 

M: Le documentaire décrit des enfants plus heureux en famille et dans la société...c'est ce que tu constates aussi? La non-violence éducative serait-elle la clé? 
K: Je crois que l’enfant en Suède a une place bien établie, privilégiée et bien vue dans la société tandis que l’enfant en France souvent doit se plier aux normes et règles des adultes et qu’ils ont toujours une place secondaire. Je dirais plus qu’en Suède l’enfant et l’enfance sont plus respectés et honorés qu’en France et les enfants plus heureux. En France on a parfois l’impression que l’enfance est seulement une étape pour s’entraîner à devenir des bons petits soldats adultes ; apprendre à se taire, apprendre à obéir etc, et qu’elle n’est pas considéré comme une étape qui vaut autant que l’âge adulte. Et comme c’est justement un enfant qui n’a pas encore appris tous ces règles et normes d’adultes, l’enfant dérange, prend trop de place et fait trop de bruit dans ce monde adulte (pendant les repas, dans les bus, dans les métros, etc) Et puisqu’il dérange, il est donc constamment rappelé à l’ordre…donc interdit d’être un enfant.  
Un enfant en Suède est éventuellement plus heureux car il est  respecté comme l’enfant qu’il est…
Je ne crois pas que la raison est la non-violence éducative, mais je crois que la non-violence éducative est la suite naturelle de ce respect de l’enfant et de l’enfance. Bref, les deux vont ensemble :-)


Merci à Kristina pour ce témoignage! (et voila, c'est malin, j'ai envie d'émigrer en Suède, moi maintenant...). Et vous, la non-violence éducative, ça vous parle?

Quelques ressources utiles: 
Isabelle Filliozat: J'ai tout essayé, JC Lattès
http://blog.scommc.fr/
http://www.nifesseesnitapes.org/
http://oveo.org/index.php
http://auvergne.france3.fr/2013/06/16/une-education-sans-violence-ni-claques-ni-fessees-271183.html
http://bienveillante.canalblog.com/
http://www.les-supers-parents.com/ et bien d'autres...



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