dimanche 11 janvier 2015

Nous sommes....unis

Comment ne rien dire après cette semaine si éprouvante, où l'indicible horreur a frappé un des bastions de la presse qui ne s'en laisse pas conter, celle qui ouvre grand sa gueule, et puis ces policiers, ces gens qui étaient là au mauvais moment, qui étaient visés parce que juifs. Ces familles endeuillées, ces orphelins...

Mercredi, c'est un raz de marée qui nous a submergés, de colère, de dégoût, de peur, aussi...c'est la France entière qui s'est sentie attaquée, dans sa liberté chérie, pour qui nos ancêtres se sont battus.
Et puis il a fallu relever la tête, et continuer, regarder sourire nos enfants pour se souvenir que non, l'horreur n'est pas partout, eux qui ne comprennent pas tout ça, si sensibles à l'injustice qu'ils sont.
Et se retrouver encore en état d'alerte, une mosquée attaquée, au bout de la rue de l'école, où vont mes élèves, leurs familles...la bêtise et la stupeur encore, la colère, la peur...
Comment trouver les mots pour leur faire comprendre, pour mettre de l'ordre dans leurs idées, eux pour qui le dessin est l'activité qu'ils adorent le plus au monde, mais qui saisissent comme une évidence que non, on ne tue pas pour un dessin, que non, on ne tue pas quelqu'un avec qui on n'est pas d'accord.
Il a fallu accompagner, guider, expliquer, rassurer...j'ai tenté de leur dire que comme dans les histoires, les méchants se font toujours attraper à la fin. Les gentils gagnent. Avec encore la trouille au ventre.

Et puis après, ces gens qui se rassemblent, qui s'unissent. Lecteurs ou pas du canard, blancs, noir, juifs, musulmans, connus ou pas, vieux, lycéens, ils sont venus. Dire merde aux connards qui ont tué ceux qui faisaient des "petits Mickeys". Dire que la France, c'est ça, la vraie, celle qui s'aime, qui est folle de sa liberté et qui ne laisse personne la lui arracher.

C'est elle la France que j'aime. Elle n'a pas peur, et elle est belle. #jesuischarlie



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lundi 5 janvier 2015

On a testé la patinoire des Jacobins!

Hé oui, article arrivant avec un train de retard, je sais, puisque la patinoire installée pour la première fois sur la place des Jacobins, juste devant le nouveau complexe des Quinconces, a fermé ses portes ce dimanche.

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Le décor au fond est pas mal aussi...
Mais cette initiative ne pouvait que plaire aux plus petits, puisque les miens, même s'ils n'avaient jamais mis les pieds (ou les patins) sur une patinoire, ont été ravis de découvrir les joies de la glisse.


Mamaime

Installée en plein centre ville par l'association Manséa, devant les cinémas des Quinconces, elle est très bien située, si bien que dès la sortie du parking (des Quinconces également, celui que personne ou presque n'utilise, mais où j'ai plein de place pour ma Kangou), les petiots n'ont d'autre envie que de s'y rendre.
Ça nous a permis en tout cas de faire un petit parcours sympa, entre les Jacobins et la Republique, entre la patoche, la roue, le Père Noël dans sa cahute et les petits canards, les enfants ont été gâtés. Notre porte-monnaie un peu moins, certes.
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re-bim
Ici, pour la modique somme de 2,50€, on a accès à la patinoire, qui n'a bien sûr pas la taille olympique, mais suffisante pour faire quelques allers retours gamelles comprises, et ce pour 30 mn. Mais à priori, on ne vous chasse pas une fois la demie-heure passée, puisque c'est le froid qui vous guidera ailleurs après vous être gelé les fesses derrière les barrières.
Les plus petits ont droit à des "patinettes", sortes de patins à quatre roues, mais sans roues (sans blague), et les grands ont de vrais patins.
Et ensuite à vous de jouer, de toute façon ce n'est pas un rendez-vous de professionnels, tout le monde se gamelle, j'y suis allée avec les loulous et leur cousin la première fois, j'étais aussi lamentable que les autres, donc pas de compétition.
Pour les plus petits, on trouvait aussi des petits traîneaux adaptés pour eux, sympa pour ceux qui ont encore quelques craintes ou qui n'ont pas encore le coup de patin assuré (les miens font partie de la catégorie tout le temps par terre et ça rigole). Les grands pouvant soit les accompagner en patins (en payant, bien sûr), ou simplement aller en chaussures sur la surface, qui n'est en fait pas de la glace.

Mamaimemoins

Et oui, c'est ce qui surprend à première vue, il s'agit d'une sorte de lino, qui a pu glacer certains jours où le mercure est bien descendu, mais la sensation est bien différente.
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fin du programme libre
Là où le patin "accroche" la glace, ici la lame part un peu dans tous les sens, et c'est plutôt déstabilisant au départ!
Mais une fois la 1ère impression passée, ça n'empêche pas les dérapages.
Et pour la sélection musicale, le dubstep a plein régime, c'est plus vraiment de mon âge. Mais bon dois vieillir.


Très sympa sinon, avant d'essayer la "vraie"!

dimanche 4 janvier 2015

Un an tout neuf

Une nouvelle année se profile, laissant derrière elle une année 2014 tellement riche en changements...
Oui, je ne suis plus aussi présente qu'avant ici, et ça me désole, mais j'ai repris définitivement mon "vrai" travail, qui ne me laisse guère que les vacances scolaires pour écrire.
J'ai même pensé fermer ce blog, mais j'ai réalisé qu'il me manquerait trop, que j'ai encore envie de l'enrichir, d'explorer d'autres pistes, de présenter plein de nouvelles choses (encore de belles nouveautés à venir au Mans cette année, dont le premier poussette-café, stay tuned!)
J'ai vu l'arrivée de mon 3e bébé, le petit dernier puisque non, il n'y en aura plus d'autres. Je le vois déjà grandir, explorer le monde et devenir petit garçon...il met tout le monde dans sa poche, et nous a rendu "au complet". Un changement de travail, un changement de rythme (en mieux!) un retour au boulot, pour me dire que non, mère au foyer ça ne me convient plus tant que cela, même si j'ai un intense respect pour celles qui restent plusieurs années en tête à tête avec leur enfant, je l'ai fait, ça ne me convient plus, voila.
Une autre façon de materner ce petit troisième, toujours dans la bienveillance et le bon sens, je l'espère, avec plus de certitudes, c'est sûr, mais moins de temps pour certaines choses, donc plus de petits pots et moins de couches lavables. Mais c'est ce qui nous convient à tous, et on a su trouver notre équilibre, à 5, sans heurts.

Pour 2015, je souhaite à vous tous, ceux qui découvrent ce blog, ceux qui le lisent depuis longtemps, les manceaux, les autres, les futurs, les écolos, les bobos, les provinciaux, les parigots, les mamans-bobos, les monteurs de legos, les twittos, les ruraux, tout le monde quoi....

qu'elle vous soit douce et agréable, pleine de beaux projets et de rêves accomplis.

Merci à tous d'être là.

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Coucher de soleil sur la Sarthe, 31 décembre 2014










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et merci à Elsa pour l'article!






mardi 23 décembre 2014

Un petit air de Noël...

hostingpics.netNoël est là, tous les cadeaux sont emballés (ou presque), les petits sont sur les starting blocks et comptent bientôt les heures avant l'arrivée du père Noël (même si la grande n'est plus dupe depuis cette année, et a -contre toute attente- très bien pris la nouvelle!)

Cette année en tout cas, les petits manceaux ont été bien gâtés, puisqu'une foule d'animations étaient proposées pour eux!

Comme tous les ans depuis quelques années, la grande roue (un tout petit peu moins grande que l'an dernier ceci dit, ce devait être celle d'il y a deux ans!), a refait son apparition sur la place de la Rep. Les vertigeux, passez votre chemin, mais 5 mètres de moins, ça change pas mal de choses, j'ai trouvé la ballade un peu moins stressante que l'an dernier (ne pas être enceinte doit aider, même si s'accompagner d'un bébé de 9 mois peut paraître un peu dingue aussi). Et fait notable, l'équipe est 1000 fois plus avenante, aux petits soins et souriante qu'auparavant! Et ça c'est déjà pas mal.
hostingpics.net Nouveauté aux côtés de la grande roue et à côté de l'indétrônable manège de la Rep', la pêche aux canards. Ca peut paraître insignifiant, mais j'en ai entendu parler dès 7 heures du matin dès le lendemain, ponctué de "on va y reyaller, hein, on y va quand, maman, dis, quand est-ce qu'on y retourne", signe que ça leur a plus que plu.


Et la semaine précédant Noël une structure de jeux, similaire à un Jim & Jump en modèle réduit a pris ses quartiers juste à côté. Le tour revient à 3 € et les petits ont bien compris que franchi le toboggan, pas de retour possible, ils ont donc sillonné l'aire de jeu jusqu'à ce que, morts de froid, nous leur intimions de sortir de là.
Le marché de Noël en lui-même regorge des habituels bibelots et pseudos-spécialités que je ne me vois pas vraiment offrir à qui que ce soit, mais notons la présence de commerçants locaux tels que la chocolaterie la Part des anges ou mon Spa préféré, Sandro.
A deux pas, le salon des créateurs artisanaux regroupait sous un barnum Faustine G, Lutilu, Caro from le Mans et ses doudous Rillett'Boy...et bien d'autres!

hostingpics.netLes commerçants du réseau Manséa offraient également un tour en petit train, bondé cette année!
Et nous n'avons même pas encore testé la patinoire, installée place des Jacobins.

Les 13 et 14 décembre, c'est Damien de Play-Well technologies qui proposait gratuitement plusieurs ateliers Légo©, et pour la première fois, Duplos© pour les plus petits, et mon Boy a pu cette fois en profiter lui aussi! C'est aux Galeries Lafayette qu'ils ont pu construire catapultes et chars d'assaut, et ils se sont bien éclatés! Pour l'occasion, Damien avait justement construit un magnifique village de Noël tout en légo, digne des vitrines parisiennes!

Ce même week-end, les kids ont pu profiter pour des spectacles offerts par la ville du Mans un peu partout dans la ville. Chaque quartier proposant une animation différente, avec du théâtre du cirque, de la musique...
hostingpics.netMais tous les ans, ne me réveillant pas assez tôt, je ratais l'occasion et les billets s'arrachant à toute vitesse, ce n'est que grâce aux places offertes par des amis que nous avons pu en profiter!

Le programme est souvent distribué dans les écoles et il est à priori disponible sur le site de la ville...si le document veut bien télécharger (grrr...).
Cette fois, quartier Saint Georges, c'était le duo de clowns burlesques Edward et Darling, faux écossais mais vrais fadas, qui ont fait rire petits et grands (un grand coup de chapeau au papa qui s'est fait bien bousculer pendant le spectacle!). En tout cas, les miens qui n'ont pas si souvent vu de spectacles comiques (j'ai deux intellos à la maison), étaient pliés en deux!
Ensuite, le père Noël s'est joint à la partie, et un goûter était offert aux enfants avant qu'ils repartent faire la course avec leurs nouveaux copains.
Une bien chouette initiative, mais l'an prochain j'essaierai d'être encore plus réactive!



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lundi 17 novembre 2014

Adeline, animatrice d'ateliers de parentalité positive Faber et Mazlich

Les parents d'aujourd'hui tendent de plus en plus vers une nouvelle forme de parentalité, plus à l'écoute de leur enfant, plus respectueuse, sans toutefois voir sa progéniture se transformer en tyran domestique.Hebergeur d'imageSi la prise de conscience d'une volonté d'une "autre" parentalité est déjà un grand effort en soi, les ateliers de parents sont un soutien indéniable pour avancer dans ce cheminement parfois semé d'embûches. 
Des livres accessibles au grand public existent, comme ceux de Isabelle Fillozat ou des revues telles que Peps (j'ai parlé ici des Peps' café, dont la démarche se rapproche un peu de tels ateliers), ou les livres d'Adele Faber et Elaine Mazlich, qui s'adressent autant aux parents, qu'aux enseignants ou aux éducateurs. 
Au Mans, de tels ateliers se sont montés très récemment, dont ceux que dirige Adeline, qui répond ici à mes questions:






Mamomans: Peux-tu présenter ce que sont les ateliers Faber et Mazlich en quelques mots?

  Adeline: Les ateliers « parler pour que les enfants écoutent et écouter pour que les enfants parlent » que j’anime sont basés sur un livre du même nom écrit par Adèle Faber et Elaine Mazlish. Cet ouvrage s’inspire directement du travail d’un psychologue américain, Haim Ginott inscrit dans le courant de la psychologie humaniste.
Ces Ateliers se présentent sous la forme d’un cycle de 7 séances de 2H30 où se réunit un groupe de parents (ou non !). On se retrouve environ une fois par quinzaine.
Ces temps de rencontre ont pour objectif de développer ce que les auteures appellent « des habiletés ». En réalité, il s’agit de techniques de communication qui visent à améliorer les relations avec nos enfants et apprendre à communiquer autrement.
6 thématiques sont abordées sur 6 séances
1- L’accueil des émotions ou comment aider les enfants aux prises avec des sentiments pénibles.
2-     Susciter la coopération chez les enfants
3-     Comment éviter la punition
4-     Encourager l’autonomie
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Adèle Faber et Elaine Mazlich
5-     Compliments et Estime de Soi
6-     Aider les enfants à cesser de jouer des rôles ou comment se débarrasser des étiquettes
La dernière séance est dédiée aux révisions, et au  bilan.

         Chaque séance se structure de la même manière. La première étape est la prise de conscience de nos habitudes, de l’impact que peuvent avoir nos paroles, nos attitudes sur la relation avec nos enfants.
 Dans la seconde phase, on découvre les habiletés via des Bandes dessinées qui n’ont pour vocation que d’être illustratives et de bien faire comprendre les habiletés.
 Enfin, on explore, on s’entraîne, on s’essaye à ces nouvelles habiletés par le biais d’exercices, de jeux de rôles.
 Chaque séance débute par le retour de ce qui s’est vécu à la maison, on débriefe tranquillement, chacun(e) exprime au groupe ses réussites et « ses ratés », c’est un moment très important car après tout, c’est à la maison que tout se joue.


M: A qui s'adressent ces ateliers ?

A: Ces ateliers s’adressent évidemment aux parents… Mais pas que … Ils s’adressent à tous les adultes qui sont amenés à croiser le chemin d’enfants ! (Sur chaque cycle des personnes n’ayant pas  forcément d’enfants mais dont l’univers professionnel est tourné vers eux, participent aux ateliers : personnes travaillant en crèches, dans le monde de l’enseignement, puéricultrice, assistante maternelle, animateur…)

M: Qu'est-ce qui t'a menée vers l'animation de ces ateliers?

A:  Le point de départ est sans aucun doute la naissance de mon premier enfant. Avec un Master II de Sciences de l’Education en poche, une longue expérience dans le domaine de l’animation, et même une expérience d’instit’ avec des élèves de maternelle à l'étranger, je pensais que mon rôle de maman ne serait pas trop dur à endosser, vous imaginez donc quelle a été ma surprise ! J’ai eu besoin de me nourrir et certainement de me rassurer via des lectures. J’ai ouvert la porte d'un univers qui m’a réellement passionnée. J’ai été remué par les livres d’Isabelle Filliozat, Catherine Dumonteil Kremer, Olivier Maurel, Aletha Solter, Alice Miller, … et les livres d’Adèle Faber et d’Elaine Mazlish. Ce qui est vraiment très intéressant avec ces deux derniers ouvrages c’est qu’ils proposent des outils ludiques, simples à mettre en œuvre, que je trouve « efficaces » alors qu’ils reposent sur des concepts qui sont finalement assez complexes. C’est pour moi, un fabuleux moyen de vulgariser la bienveillance et la communication non violente entre les gens.
Hebergeur d'image J’ai eu l’envie de partager tout cela avec d’autres personnes. Je me suis donc formée en Août 2012 avec l’organisme « l’atelier des parents » pour être en capacité d’animer ces ateliers. Je rajoute juste que mon rôle est bien celui d’animateur et non de formateur. En effet, je suis au même titre que les autres parents, en route sur mon chemin de parent, je ne suis pas une maman experte ! Comme je le dis aux groupes que j’anime, « parfois, souvent, c’est pas Faber et Mazlish à la maison ». Je connais bien la méthode théoriquement, je manipule bien les concepts ad hoc, c’est autre chose quand il s’agit de la vivre avec mes enfants en chair et en os. L’idée c'est bien de se mettre en route ensemble.


M: D'où vient selon toi l'engouement actuel pour ces ateliers de parentalité?

     A: C’est vrai que l’on sent les gens de plus en plus mobilisés autour des questions de bienveillance et dans l’envie de s’interroger sur la place de l’enfant, tant mieux ! Les découvertes de la science et notamment des neuro-sciences en matière de développement de l’enfant et de l’adolescent ne nous laissent plus le choix ! Il faut revisiter, dépoussiérer notre approche de la puériculture et de notre relation à l’enfant/l’adolescent. Pour moi, les ateliers de parents participent à cela. C’est aussi un moyen pour les parents de rompre l’isolement et les tabous, deux fléaux de notre société. Non, ce n’est pas évident d’être parent, non ce n’est pas que du bonheur et oui il est possible de faire autrement sans pour autant s’oublier soi-même ou bien encore  faire de nos enfants des petits monstres, soi-disant « pourris gâtés » ! Dans un univers médiatique où sont brandis les spectres de « l’enfant-roi », du « parent-parfait », difficile de composer son rôle de parent en toute liberté et en accord avec soi-même. Difficile aussi de ne pas se mettre la pression et de ne pas culpabiliser !
Les ateliers répondent tout simplement à ces besoins fondamentaux d’être ensemble, d’échanger et de partager.
    L’écueil dans lequel pourrait tomber le courant nommé « parentalité positive » est de nous nourrir cette course à la compétence parentale. Je pense qu’avant de développer la compétence parentale et ainsi, contribuer au culte de la performance dans laquelle notre société actuelle est largement ancrée, j’accentue énormément l’idée maîtresse défendue par les auteures autour de l’estime de Soi. C’est pour moi l’essentiel, tant pour les enfants que pour les parents. Mon engagement professionnel via mon activité principale enracinée dans l’Education Populaire nourrit ma réflexion et ma vision, certainement personnelle de ces ateliers. Les parents ont, en premier lieu, besoin de se sentir en confiance dans leur pratique, d’avoir une bonne estime d’eux-mêmes, les ateliers peuvent y contribuer car ils représentent un véritable espace de paroles.
 Il s’agit plus pour moi d’ateliers d’écoute, de soutien à la parentalité que le développement de « compétences parentales ». En tous les cas, c’est le sens que j’essaie de donner aux ateliers que j’anime.


M: Quels seraient les conseils les plus précieux de Faber et Mazlich selon toi?

A: Chaque habileté (Trente sont proposées) ne sera pas reçue de la même façon par chacun des participants. Chacun aura ses « habiletés préférées » et si l’une utilisée se montrera très efficace avec certains enfants, elles le seront beaucoup moins pour d’autres. A chacun de s’essayer.
  Pour ma part, beaucoup d'habiletés me sont utiles au quotidien. Mais au-delà des habiletés, trois idées phares m’ont particulièrement aidée.
   La première émane du premier chapitre du livre, concernant l’accueil des émotions. Il a agi comme un déclic. L’idée principale est l’importance d’écouter et d’accueillir les émotions ressenties pour les enfants (et notamment les sentiments négatifs tels que la colère, la tristesse, la frustration). Ici, il ne s'agit pas de comprendre, d’accepter, d’analyser ou bien encore de juger les émotions ressenties par les enfants, mais bien d’écouter, juste d’écouter. Les enfants n’ont pas besoin que l’on soit d’accord avec ce qu’ils ressentent mais ont besoin d’être entendus et par là-même écoutés et respectés en tant qu’être humain, nous plaçant dans une relation d’égale à égale en terme d’humanité. Pour moi, ça a eu l’effet d’une bombe, je n’avais plus à trouver la stratégie adéquate ou bien encore la raison qui avait provoqué « la crise », ou la souffrance mais écouté sa manifestation via les habiletés proposées. L'un des adages sur lesquels repose ce premier chapitre est « tous les sentiments sont légitimes, tous les comportements ne sont pas acceptables ». Les auteures l’illustrent avec un exemple concret « je vois combien tu es fâché contre ton frère, dis-le lui avec des mots pas avec tes poings ». Ainsi, on ne remet pas en question ce qui est ressenti par l’enfant, on peut lui demander néanmoins de modifier le comportement qui va avec.
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  Deuxièmement, l’un des postulats qui traverse le livre est que la bienveillance commence par soi-même. Difficile d’enseigner à un enfant que l’on a le droit de se tromper, que l’erreur est source d’apprentissage si l’on montre dans le miroir un parent qui ne se pardonne pas ses propres erreurs. La bienveillance ici repose aussi sur la sincérité et l'authenticité de nos émotions et de leur expression, qui nous permettent, je trouve, d'être nous-même. Beaucoup d'habiletés se basent sur cette sincérité et authenticité de l'adulte sans lesquelles « ça sonne faux ». Beaucoup d'habiletés également nous encouragent à exprimer notre ressenti. On ne triche pas plus avec nos émotions qu'avec celles de nos enfants. L'idée c'est bien que l'erreur fait partie du processus dans une relation sincère et authentique, tous les ingrédients, à mon avis, pour tordre le cou au mythe du « parent-parfait ».
         Enfin, et là encore, il s’agit d’une idée qui traverse l’ensemble des ouvrages d’Elaine Faber et Adèle Mazlish est de réfléchir à la cohérence entre les moyens de communication que l’on emploie avec nos enfants et les objectifs que l’on se donne en terme d’éducation. Le passage du livre parle de lui-même :
« Il me semble clair que notre but principal est de trouver des façons d’aider nos enfants à être humains et forts. A quoi cela nous avancerait-il d’avoir éduqué un jeune enfant à être soigné, poli et charmant s’il est incapable de réagir devant la souffrance des autres ? Qu’a-t-on accompli si on a élevé un enfant brillant, un premier de la classe, qui utilise son intelligence pour manipuler les autres ? Et voulons nous des enfants tellement adaptés qu’ils sont d’accord avec une situation injuste ?
Comprenez moi bien : je ne m’oppose pas à ce qu’un enfant soit  poli, soigné et instruit. La question cruciale est pour moi la suivante : Quelles méthodes a-t-on utilisé pour parvenir à ces fins ? S’il s’agit d’insultes, d’attaques ou de menaces alors on peut être certain qu’on a aussi enseigné à cet enfant à insulter, attaquer, menacer et plier sous la menace.
Si d’un autre côté, on utilise des méthodes qui sont humanisantes alors on enseigne quelque chose de beaucoup plus important qu’une série de vertus isolées.
On montre à l’enfant comment être une personne, un être humain qui peut conduire sa vie avec force et dignité. »
Haim Ginott, cité par Adèle Faber et Elaine Mazlish, dans  « Parents Epanouis, Enfants Epanouis »



Merci à Adeline pour ses réponses, que j'ai trouvées passionnantes!


Renseignements:

Nous sommes deux animatrices (à ma connaissance) dans la Sarthe

Adeline rousseau
06 77 11 41 55
à Parigné L’Evêque
90€ et 12€ de cahier pédagogique 


et Marie-Christine Loiseau
Le Mans



vendredi 24 octobre 2014

Exposition "La nature des couleurs", Musée Vert

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Depuis le temps que ma nerd de fille voulait retourner au musée Vert, notre muséum d'histoire naturelle à nous, les vacances de la Toussaint nous ont enfin permis d'y aller.

C'est là que se tient depuis la rentrée l'exposition "La nature des couleurs", qui comme son nom l'indique, aborde les multitudes de nuances que l'on rencontre dans la nature, mais également le rôle de la lumière (j'ai enfin compris quelques notions essentielles comme le pourquoi du "blanc" de la lumière du soleil et les couleurs de l'arc en ciel....). Merci le disque de Newton!

L'expo est accessible aux plus petits, mon fils de 3 ans n'en a pas perdu une miette, contrairement à celle sur les volcans qui se tenait l'an passé, et visait d'abord les plus grands, de 8 ans et plus.

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Dès l'entrée, une série de microscopes fait voir un grossissement de pierres précieuses colorées, émeraude, topaze...Un peu hauts pour mon Boy, cependant!
Puis en vitrine, on peut admirer des animaux, des minéraux classés par couleurs, rouge, jaune, vert...fascinant et tellement beau! Les pierres phosphorescentes de toutes les couleurs, à observer dans le noir, sont absolument splendides!
Dans la deuxième salle, on peut observer différents animaux classés par leur parure, d'une part les adeptes du camouflage: l'ours blanc (impressionnant pour Boy, qui est quand même retourné le voir trois fois au cas ou il aurait bougé), l'affreuse lotte (qui donnerait envie d'arrêter d'en manger, incognito sur les fonds marins), ou le phasme (mmm...un atroce souvenir d'élevage au collège).

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grrrr...
De l'autre côté, les couleurs de la séduction, avec les plus beaux mâles dans leurs habits de fête paon, faisan...
Même si fiston a émis un jugement définitif contre les chasseurs qui tuent les animaux: ils sont méchants. Hé oui attention aux questions existentielles, il s'agit parfois d'animaux empaillés, donc on percevra une petite larme dans la voix "mais pourquoi ils sont morts, les animaux?..." Triste.
Une jolie expo, ludique et bien assez courte pour les plus petits, vraiment abordable à tous les niveaux, et ce dès la maternelle.

hostingpics.netNous avons ensuite continué la visite avec la collection permanente du musée (pour nous tout seuls, un musée vide en ce vendredi matin, héhé!), que les enfants aiment beaucoup. On a été ravis de retrouver les copains qui nous pourrissent cohabitent dans nos jardins: taupes, hérissons, lézards...
Nouveauté par rapport à notre dernière visite, les enfants se voient offrir un petit guide du petit naturaliste, très adapté à leur âge, et peuvent répondre à des questions sur le musée. Et se voient attribuer un diplôme à la sortie...Une chouette virée scientifique!







Pour plus d'infos:
http://www.lemans.fr/page.do?t=2&uuid=2E736E4E-7F000001-2E81B7EE-71E701FB
expo jusqu'au 31 juillet 2015 Musée Vert
204, avenue Jean-Jaurès, Le Mans
Ouvert du lundi au vendredi de 9h à 12h et de 14h à 18h, le dimanche de 14h à 18h.
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pas besoin de traduction, bien sûr

lundi 13 octobre 2014

Allaiter et travailler, c'est possible (la preuve) [SMAM]

Après plusieurs longues semaines d'absence, je redonne signe de vie par ici, comme promis, pour faire un petit bilan, en cette semaine mondiale de l'allaitement maternel. Car si j'ai été peu prolifique, c'est pour la bonne raison que j'ai repris le travail en septembre dernier.
Et que malgré mes doutes au départ, un mois après, notre allaitement tient la route, Mr G et moi avons réussi à trouver nos marques, et tout fonctionne à merveille, ou presque.
Inconsciemment peut-être, j'avais fixé comme objectif cette date du 12 octobre, afin de faire partie de la Grande Tétée, pour la 4e année, avec un bébé allaité, comme il y a 3 ans! Et ça a marché! et pour la première fois, j'ai un bébé qui tête sur la photo!

C'est vrai que ce n'était pas gagné, je partais avec un précédent un peu malheureux. J'ai allaité ma première fille presque six mois, avec le sentiment d'avoir réussi un allaitement assez long, et même d'avoir pu le faire durer quelques semaines après ma reprise du travail (aux 6 mois du bébé, comme pour Mr G.) malgré un contexte pas très favorable.
En effet, avec 1h30 de trajet aller/retour en métro, aucun moyen satisfaisant de conservation sur place et pendant le trajet, un matériel pas très adapté et surtout une grosse dose de désinformation, j'ai tenu 3 semaines en tirant mon lait le midi, (le tire-lait manuel qui fait mal au poignet, quel bon souvenir...), avant de le jeter (arrrrgh!! j'en avais le coeur déchiré à chaque fois). Ma fille étant passée au biberon et aux préparations artificielles dans la foulée, j'ai gardé les tétées du matin et du soir (sans pour autant maintenir l'allaitement les week-ends, fatale erreur!), avant de voir la "source" se tarir.
C'est les larmes aux yeux qu'un soir, constatant qu'elle ne tétait plus rien, j'ai pu l'endormir grâce à un biberon, et l'aventure était terminée.
Le stress et la fatigue qui ont été mes compagnons quotidiens dès cette rentrée ne m'ont guère aidée ajouter à cela le manque d'expérience de parents d'un bébé de six mois que nous étions, m'ont laissé une certaine amertume même si j'avais conscience qu'un allaitement de cette durée était déjà exceptionnel!
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Après les 21 mois d'allaitement de Boy, je n'allais pas me résigner à cesser du jour au lendemain l'aventure avec Mr G.
C'est donc armée de ma tête de mule que j'ai pris renseignement dès les premiers jours de bébé pour pouvoir continuer le plus longtemps possible, malgré l'inévitable retour au travail.

1) L'information, c'est primordial

Connaître ses droits, déjà, me paraît fondamental pour poursuivre un allaitement serein. Et oui, peu de gens le savent, mais la loi prévoit 1h de pause allaitement -ou tire-lait, le plus souvent, qui peut être fractionnée en 2 fois 30 mn par exemple (en sachant que tirer son lait prend 15 à 20 mn environ, plus branchement de la bête!), sur son temps de travail.
Temps de pause non rémunérés, malheureusement. De même une entreprise de plus de 100 salariés doit prévoir un local spécifique pour permettre aux femmes d'allaiter (on a dit un local, pas un placard à balai, hein). Plus d'infos ici, si patron est récalcitrant.
Je recommande le "Petit guide l'allaitement pour la femme qui travaille", de Claude-Suzanne Didierjean-Jouveau, aux éditions Jouvence, qui compile tous les éléments nécessaire pour mener à bien son projet.
De même, j'ai pu discuter avec ma sage-femme, consultante en lactation de son état, et avec les filles de la Leche League, pour récolter des témoignages de vécu de la reprise de boulot. C'est essentiel, et ça permet de prévoir les détails auxquels on ne penserait même pas.

2) Un entourage bienveillant, ça aide

Si déjà on ne vous regarde pas comme une dingue lorsque vous projetez d'allaiter en travaillant (pas en même temps, hein on se comprend), c'est pas mal. On part déjà du principe qu'avec trois enfants on est d'office en congé parental, alors en plus, se prendre la tête avec ça...ben si.
J'ai pris le parti d'en parler avec les collègues, d'annoncer que mon lait sera rangé au frigo à côté de leur gamelle, mais je n'ai pas reçu de remarques négatives, au contraire. J'ai la chance de cotoyer sur mon lieu de travail un sacré paquet de toutes jeunes mamans, et papas (6 femmes enceintes l'an dernier sur 16 collègues, qui dit mieux!) dont la plupart ont allaité, donc ça aide. Mais la malette ô combien discrète de mon tire-lait fait bien rigoler (on l'appelle ma "boîte à chat").
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Mon meilleur copain

3) Du bon matos, c'est indispensable

On oublie le petit bidule manuel, pratique à caser dans le sac à main, mais côté efficacité, on repassera.
Là, pas le choix, soit casser le PEL et investir dans un tire-lait double pompage électrique à 1200€ (maisbiensûr...), ou bénéficier d'une location! Une simple ordonnance du médecin ou de la sage-femme (mentionnant bien "pour toute la durée de l'allaitement"), et vous repartirez avec votre belle bécane high-tech. Et là aussi pas de secret, il faut le top. Pour moi, et selon tous les avis, la rolls étant le symphony de Medela, super efficace, rapide, pas trop bruyant, mais pas bien discret (voir plus haut).
Pour avoir testé d'autres marques, c'est incomparable. Vérifiez bien auprès de votre pharmacie qu'ils disposent bien de ce modèle, en passant un petit coup de fil au préalable (au Mans, Gazonfier en propose), et sans dépassement. Sinon le site de Medela précise quels sont ses revendeurs.

Ensuite, il n'y a plus qu'à acheter son kit de pompage, et c'est parti. Attention également à la taille de la téterelle, ça peut tout changer!


4) Une organisation tip-top, c'est nécessaire

Et oui pas le choix, parce que l'oubli du tire-lait, ou du biberon, ou du cable ou du moindre petit accessoire, ça peut être, très, très gênant. Et je ne parle pas de la taille du soutien-gorge qui rétrécit d'heure en heure. Au passage, toujours prévoir des coussinets d'allaitement, on sait jamais.
Et même avec une longue pause à midi, ça va vite, on est retenu par quelqu'un, un truc à faire, on a laissé son matériel à l'autre bout du bureau, et mince, plus que 10 minutes pour tirer son lait...
Ca devient parfois vite un peu sport, j'ai déjà été contrainte de tirer mon lait sur une mini-pause d'un quart d'heure ou moins, à toute vitesse, en bossant en même temps...on se dit que c'est un peu dingue des fois, mais la transition ne peut être que plus douce, pour nous deux...


5) Une nounou en or, c'est tellement important

Heureusement la mienne fait partie de celles-là, pour qui donner du lait maternel n'est absolument pas une contrainte même si ça ne lui est probablement jamais arrivé avant! J'ai pu grâce à elle venir l'allaiter à son domicile à midi les premiers jours, c'était tellement agréable de le câliner et de m'assurer qu'il ait bien mangé au moins une fois, alors qu'il refusait le biberon! Le premier jour, je l'ai trouvé endormi dans ses bras, il ne s'est même pas réveillé pendant toute la tétée!
Patiemment, elle a su essayer plusieurs méthodes pour faire boire le lait à G, pendant cette première semaine...elle nous a aidé à dédramatiser, puisque nous avons essayé d'autres alternatives, jusqu'à évoquer de cuisiner le lait en crèmes ou flans... en derniers recours finalement pourquoi pas?
Hebergeur d'image
Pause tétée du midi, 1er jour de reprise du travail
Finalement Mr G a pu être diversifié à ce moment et a goûté à d'autres bonnes choses, avant d'accepter LE biberon magique: le Tommee Tipee! Je le recommande à toutes les mamans allaitantes, il a une forme tellement évocatrice qu'il l'a pris comme un chef dès la première fois!
Nous avons pu être respectés et écoutés dans nos choix, et le passage à ce mode de garde s'est ainsi fait tout en douceur et en bienveillance.

6) Une dose de confiance, et d'envie c'est le plus important


Malgré mon envie de tout envoyer balader de temps en temps, je continue de penser que le jeu en vaut la chandelle. Oui, c'est parfois contraignant pour moi, mais à côté de cela j'ai la certitude que mon bébé boit ce qu'il y a de meilleur au monde, et ça m'épargne surtout de lui acheter du lait à 15 € la boîte! C'est notre lien à nous, même si je ne suis pas là. On se rattrape aussi les lundis, puisque j'ai la chance de pouvoir être à temps partiel cette année, et pour l'instant je n'ai toujours pas observé de baisse de lactation, tout s'est régulé selon sa demande, et en ma présence, c'est à volonté, même si les tétées se sont espacées. Ca me permet aussi de rendormir à vitesse grand V ce jeune noctambule, qui ne nous honore que trop peu souvent de nuits complètes, et c'est surtout l'occasion de maintenir ce truc à  nous, d'autant plus important que je ne suis pas toujours là!

Et comme chaque enfant, chaque allaitement est différent, j'ai pu expérimenter avec ce 3e enfant d'avoir un bébé allaité et de pouvoir partir un week-end en stage (bon au Mans, c'est plus facile, d'accord). Papa n'ayant pas donné de biberon depuis 6 ans, il est ravi!



Bien outillée, l'allaitement et le travail, c'est vraiment possible. Je n'ai expérimenté qu'un retour au travail à 6 mois, jamais à 2 mois 1/2, ce qui est sans doute assez différent. Mais aux USA, où les congés maternités sont plus courts que chez nous, le tire-allaitement au travail, et en général est bien plus courant. Allez, y'a plus qu'à s'y mettre!


http://www.lactissima.com/a-tire-d-ailes/: l'excellent blog de Véronique Darmangeat, consultante en lactation, une référence concernant allaitement et travail

http://www.lllfrance.org/: de nombreux articles sur le sujet